Plus vite, plus haut et plus loin pour Michael Gauvin

Les gens de Lamèque n’en sont peut-être pas conscients, mais il y a un athlète professionnel originaire de leur coin de pays qui fait un tabac aux États-Unis. Cet homme n’est pas un joueur de hockey professionnel, ni un spécialiste de l’athlétisme, mais bien un coureur de véhicule tout-terrain.

Michael Gauvin, âgé de 25, est présentement en tête du championnat américain NEATV, un circuit tenu en Nouvelle-Angleterre, dans la catégorie Open A, ainsi que deuxième dans la catégorie 450A. Il est donc en bonne posture afin d’ajouter deux nouveaux trophées à sa collection qui compte déjà trois titres canadiens.

L’Acadien ne pourrait être plus satisfait de son début de saison.

«Il s’agit d’un sentiment incroyable de voir les efforts et les sacrifices que je fais pour ce sport être finalement récompensés. Je suis heureux d’être en mesure de compétitionner à ce niveau et d’obtenir d’aussi bons résultats.»

Des sacrifices, il n’a pas peur d’en faire afin d’assouvir son besoin d’adrénaline. Le tenant d’un diplôme universitaire en génie mécanique doit se déplacer deux fois par mois chez nos voisins du Sud en plus de devoir remplir ses fonctions de directeur de production pour l’entreprise Lamtrac à Tracadie.

«Les courses du circuit dans lequel je participe se trouvent à une dizaine d’heures de route de Lamèque. Souvent, je conduis toute la nuit le vendredi afin d’arriver à temps pour ma course du samedi après-midi. Le scénario se répète le dimanche, alors que je dois faire une nuit blanche afin de me présenter au bureau pour 7h. Le voyagement est donc un aspect important de ma vie quotidienne.»

Les bourses attribuées aux vainqueurs ne sont pas assez importantes pour couvrir tous ses frais de déplacement et d’entretien de son bolide. Ce n’est pas un problème, puisque le principal intéressé est loin de pratiquer ce sport pour des raisons monétaires.

«Je fais tout ça purement par passion. Souvent, les gens ont tendance à croire que je suis fou de pratiquer ce sport, puisque c’est dangereux et dispendieux, mais je ne peux m’empêcher de prendre part à ces courses. L’adrénaline que ce sport apporte est inexplicable. C’est vraiment une drogue.»

Il peut toutefois compter sur l’appui de plusieurs entreprises locales qui lui permettent d’atteindre ses objectifs lors de la saison.

L’intérêt de Michael Gauvin pour ce sport est directement lié à son père qui lui a transmis son amour des courses.

«J’ai grandi là-dedans, car mon père adorait tout ce qui touchait aux engins à moteur. J’ai tenté ma chance en compétition à un jeune âge et je suis resté accroché. Dès mes débuts, j’ai rapidement réalisé à quel point j’adorais la vitesse et c’est devenu une passion pour moi.»

Pour les prochaines années, il a de grandes ambitions. À compter de 2018, si tout se déroule comme prévu, il devrait être en mesure de faire le saut dans les catégories Pro et Pro-am, qui sont les niveaux supérieurs du circuit.

«Mon but est de toujours aller plus haut et plus loin. Bien évidemment, il y a plusieurs facteurs qui peuvent influencer ma trajectoire telle que la santé, le travail et la famille, mais je m’attends à continuer ma progression. Le futur s’annonce certainement intéressant pour moi.»