Les judokas du N.-B. veulent dominer à Abidjan

Josée Daigle est catégorique lorsqu’il vient le temps de prédire les performances de ses quatre judokas qui seront en action dans quelques jours. Selon l’entraîneure de judo pour la délégation du Nouveau-Brunswick, ses protégés devraient être en mesure de dominer la compétition lors des prochains Jeux de la Francophonie qui se tiendront à Abidjan, en Afrique, du 21 au 30 juillet.

Ce vote de confiance tient du fait que ses quatre athlètes accumulent les podiums depuis quelques années maintenant.

«Les exploits qu’ils ont réalisés au cours des deux dernières années donnent l’impression qu’ils vont faire de bonnes performances en Afrique. Honnêtement, je crois que nous sommes assez fort pour ramener quatre médailles dans nos bagages. Ils sont bons, même vraiment bons. Ils possèdent toutes les habiletés nécessaires et leur préparation mentale est à niveau. Mon travail sera donc plutôt facile là-bas.»

Justement, lorsque l’on regarde la feuille de route de chacun, il est facile de justifier l’enthousiasme de la principale intéressée.

Il y a quelques mois, Andrew Blaney, dans la catégorie U-21 chez les moins de 100 kg, et Gabriel Traversy, dans la même catégorie, mais cette fois-ci chez les moins de 81 kg, ont tous les deux obtenus une médaille d’argent lors d’une prestigieuse compétition internationale à Edmonton.

En 2016, Andrew Vienneau est pour sa part devenu champion canadien dans la division U-18 et vice-champion de la division U-21 chez les poids lourds. Quant à Alex Colpitts, âgé de 21 ans, il a obtenu une deuxième position lors des derniers Championnats canadiens tenus à Calgary chez les moins de 90 kg.

Toutefois, même si elle est persuadée que ses judokas connaîtront du succès lors du tournoi, ce n’est pas nécessairement le résultat qui compte à ses yeux.

«Je souhaite qu’ils retiennent qu’un accomplissement n’est pas nécessairement de terminer le parcours avec une médaille autour du cou, mais bien d’avoir été en mesure de grandir à travers leur expérience. Je veux qu’ils s’inspirent de ce tournoi afin de continuer à travailler plus fort. Je souhaite avant tout qu’ils deviennent de meilleurs athlètes, et ce, au-delà du résultat final.»

Josée Daigle sait de quoi elle parle, puisqu’elle était dans la même position treize ans plus tôt, alors que ces Jeux étaient présentés à Paris, en France. Cependant, son objectif personnel est différent de celui qu’elle s’était fixé en 2004.

«Je souhaite que cette compétition m’ouvre une multitude de portes dans le monde du judo. Mon rêve est d’en faire mon gagne-pain. Je vis pour ce sport et je ne demande qu’à pouvoir transmettre ma passion aux jeunes.»

«Il s’agit d’un sentiment vraiment spécial de pouvoir entraîner des athlètes. Lors des combats, je suis aussi anxieuse que lorsque j’étais en compétition, mais d’une façon différente. Je comprends mieux aujourd’hui les réactions et les émotions que mes entraîneurs vivaient durant les matchs. J’adore ce sentiment et je souhaite pouvoir évoluer dans ce milieu encore plusieurs années.»