Francophonie: les volleyeuses causent une grosse surprise

L’équipe de volleyball féminin du Nouveau-Brunswick a fait d’une pierre deux coups vendredi après-midi lors de son match de demi-finale.

Premièrement, cette équipe a été en mesure de vaincre de façon dramatique la formation du Manitoba par la marque de 14-25; 25-22; 15-10, s’assurant ainsi un laissez-passer pour le match pour la médaille d’or.

Aussi, ce triomphe a permis de mettre la table pour un troisième rendez-vous de suite avec le Québec en grande finale des Jeux de la francophonie canadienne.

Gilles Arseneault, le pilote de l’équipe du Nouveau-Brunswick, était un homme optimiste en début de tournoi, mais pas au point d’imaginer son équipe se retrouver en finale lors du dernier jour des activités.

«Nous avons une équipe très jeune cette année, car nos meilleures athlètes francophones âgées de dix-huit ans participeront aux Jeux du Canada dans quelques jours.Nous avons eu à combler ces pertes avec plusieurs joueuses âgées 16 et 17 ans. Étant donné qu’il nous manquait d’expérience, notre objectif était d’atteindre les demi-finales. Les filles ont surpassée nos attentes aujourd’hui avec une victoire face à des adversaires aussi redoutables. C’est incroyable.»

La troupe de Gilles Arseneault portait l’étiquette de négligé pour cette rencontre, mais elle a réussi à jouer les troubles-fêtes. En fait, cette étiquette a servi de motivation.

«Nous n’étions pas les favoris. La pression était plutôt sur les épaules de nos adversaires qui étaient jusqu’alors invaincues dans le tournoi. Nous avons donc joué comme une équipe qui n’avait rien à perdre et ceci a offert l’occasion aux filles de jouer de façon détendue», témoigne-t-il.

«L’important était de maintenir le pointage serré tout au long des manches et de ne pas les laisser s’échapper. En adoptant cette stratégie, la dynamique de la rencontre à tourner de notre côté et les filles ont commencé à croire à la victoire. Ceci a fait toute la différence du monde lors de la manche ultime.»

L’attaquante Anne-Julie Violette n’a pas hésité à lancer des fleurs à son entraîneur après la rencontre.

«Il n’y a rien qui allait bien lors de la première manche que nous avons facilement perdue. Nous étions un peu découragés lors de la reprise du match et nous nous sommes retrouvés à tirer de l’arrière de nouveau, mais Gilles a demandé un temps mort afin de nous rappeler d’avoir du plaisir et de simplifier les choses. Ce moment a été un point tournant dans la rencontre, puisque nous n’avons plus jamais regardé derrière par la suite.»

Gilles Arseneault est conscient que la tâche s’annonce colossale demain face au Québec. Toutefois, il croit que ses athlètes seront capables de causer une autre surprise.

«Même si nous sommes peu expérimentés, nous avons été en mesure de tenir tête aux grosses équipes, notamment celle du Manitoba, qui a d’ailleurs battu le Québec plus tôt dans le tournoi. Alors, pourquoi pas? Nous sommes rendus à ce point, donc, tant qu’à y être, nous allons livrer une bonne bataille. Je souhaite que mes joueuses aient la même attitude qu’aujourd’hui, soit de ne pas avoir peur de perdre. Si nous adoptons cette philosophie, nous allons certainement avoir une chance d’obtenir la médaille d’or.»