Le N.-B. sera bien représenté aux Jeux de la Francophonie d’Abidjan

L’Équipe Canada – Nouveau-Brunswick est fin prête pour les VIIIe Jeux de la Francophonie. La rencontre internationale se tiendra du 21 au 30 juillet à Abidjan en Côte-d’Ivoire.

La délégation néo-brunswickoise compte 35 participants: artistes, athlètes, entraîneurs et responsables de l’encadrement. Ils devront bientôt se mesurer aux talents d’une cinquantaine de pays lors de concours culturels et de compétitions sportives.

Jean-Luc Benoit, chef de mission de l’équipe Canada-Nouveau-Brunswick a atterri à Abidjan il y a plusieurs jours pour préparer l’arrivée de l’équipe dont le départ est prévu mardi matin.

«Les préparatifs vont très bien, nous sommes quasi prêts à accueillir les participants. Le personnel qui m’accompagne est très expérimenté que ce soit dans l’organisation des Jeux du Canada ou les Jeux olympiques.»

Six artistes défendront les couleurs de la province lors des épreuves culturelles: Émilie-Grace Lavoie (sculpture – installation), Raphaël Butler (chanson), Gabriel Robichaud (littérature), Stéphanie David (conte), Annie-France Noël (photographie), et Alisa Arsenault (création numérique).

Ils ont dû traverser plusieurs étapes avant d’être sélectionnés par des jurys internationaux.

«Lors des Jeux de Nice en 2013 on ne s’était qualifié que pour quatre concours, et aux Jeux du Liban de 2009, le Nouveau-Brunswick n’était représenté que dans un concours», souligne Jean-Luc Benoit.

«Ça montre bien comment la culture, le fait de s’exprimer par les arts sont des choses importantes chez nous. De plus en plus, nos artistes prennent leur place sur la scène nationale et internationale.»

Du côté des sports, la province enverra trois lutteurs Darrion Sterling, Samantha Stewart et Mario Tran. Les judokas Andrew Blaney, Alex Colpitts, Gabriel Travers et Andrew Vienneau seront aussi du voyage.

En athlétisme, le Nouveau-Brunswick sera représenté par Barry Britt (500m, 1000m 1500m), Shelley Doucet (marathon), Jonathan Gionet (lancer du poids), Elizabeth Macdonald et Naomie Maltais (lancer du marteau), Chris Robertson (décathlon), et Alex Witmer (saut en hauteur).

«Ce sont des athlètes qui doivent atteindre des standards internationaux», explique Jean-Luc Benoit.

«Le fait de pouvoir participer à une compétition internationale c’est un gros plus pour eux, leur expérience va aider leur carrière d’artistes ou d’athlètes.»

Parmi les espoirs de médailles, on retrouve Samantha Stewart dans la catégorie -55 kg en lutte libre. La lutteuse de Fredericton avait remporté une médaille d’argent lors des Jeux de Nice en 2013.

Une vingtaine de membres du comité organisateur des Jeux de la Francophonie 2021 qui auront lieu à Moncton et Dieppe seront également présents à Abidjan pour observer et tirer les leçons de cette édition 2017.

Bien connu dans le monde du sport, Normand Léger participera pour la sixième fois aux Jeux de la Francophonie et sera chargé des communications de la délégation.

«C’est une expérience incroyable, chaque édition des Jeux est unique, dit-il. C’est très intéressant de voir des athlètes et des artistes de calibre international.»

«Ce qui me marque le plus, c’est toute la diversité de la francophonie avec différentes mentalités, différentes façons de faire selon les pays», renchérit Jean-Luc Benoit.

Olivier Hussein sera bientôt de retour dans son pays d’enfance. L’étudiant en Information-Communication à l’Université de Moncton est le seul bénévole canadien à avoir été sélectionné par les organisateurs des Jeux de la Francophonie.

Il veillera au bon déroulement de l’évènement en compagnie de quelque 3000 autres volontaires. «Je suis très fier de représenter le Canada qui m’a tant donné, qui m’a adopté», lance-t-il.