Soccer: les Aigles Bleues progressent au goût de Mehyar Zekaroui

L’année 2017 sera-t-elle la bonne pour l’équipe de soccer féminine des Aigles Bleues de l’Université de Moncton? L’entraîneur Mehyar Zekaroui en est convaincu.

Les filles de l’U de M ont participé aux séries éliminatoires seulement trois fois (quatre si on compte 2015, alors que le championnat du Sport universitaire de l’Atlantique avait lieu à Moncton) depuis 2002.

Une bien maigre récolte pour 15 années de travail.

Mais le sélectionneur du Bleu et Or pense que sa troupe s’en va dans la bonne direction. Il affirme pouvoir faire mieux que le résultat de 2-8-2 de 2016.

«Honnêtement, on aimerait mettre des objectifs de résultats, c’est certain. On joue dans une ligue très compétitive et les résultats, ça compte. Mais depuis le début du projet, on a placé des objectifs sur trois ans», explique-t-il.

Le défi est de taille, puisque seulement six des 10 équipes prennent part au tournoi final.

De l’avis de son entraîneur, les Aigles Bleues progressent constamment.

«On a commencé à se retrouver à la mi-saison l’an dernier et à avoir une certaine identité. On est une équipe qui essaie de bâtir le jeu de l’arrière et qui joue au sol comme première priorité.»

En défensive, la clé sera d’éviter de se compromettre trop rapidement et d’éviter les surnombres.

«Défensivement, on est une équipe qui travaille dans la troisième zone du terrain, qui joue un peu plus haut. On essaie d’identifier les meilleurs moments de pression. On va jouer un peu le même style, mais on aura plus de qualités offensives», raconte celui qui en sera à sa deuxième saison à la barre de l’équipe.

Les partisans de l’équipe devraient donc voir un meilleur spectacle en attaque, pense l’entraîneur.

«On va avoir des filles qui auront un style un peu plus offensif, un peu plus combatif. On s’attend être un peu meilleures dans nos actions en attaque.»

Les mouvements de personnel ont été nombreux durant l’été.

Pas moins de neuf athlètes ont quitté, soit la gardienne Catherine Poirier, les arrières Vickie Savoie (la capitaine), Rebecca Allen, Marie-Ève McLaughlin et Christine Martin, de même que les attaquantes Danielle Watters, Yvette Tougouri, Janie Boudreau et Émilie Maltais.

Et il y a également le cas de l’attaquante vedette Alexandra Maltais, qui n’est pas encore clair.

Tout ce beau monde sera remplacé par la gardienne Josée Boucher (Saint-Antoine-de-Kent), les arrières Catherine LeBlanc (Montréal) et Céleste Gaudet (Fredericton), de même que par les attaquantes Julie Gaudet (Dieppe), Catherine Dupuis (Montréal) et Claire Smith (Moncton).

L’U de M pourra aussi compter sur le retour au jeu de l’arrière Dania Boudreau (Dieppe) et du milieu de terrain Mallory Boucher (Moncton), absentes en 2016.

Trois joueuses invitées tenteront aussi de faire leur place au soleil, soit Jessica Bohnet (Dieppe), Vanessa McCarthy (Edmundston) et Gabriel Léger-Prillo (Dieppe).

«On a hâte de voir comment elles vont réagir et s’exprimer sur le terrain durant le camp. Les chances sont ouvertes pour ces filles. Tout va dépendre d’elles et du travail qu’elles ont mis cet été», mentionne Mehyar Zekaroui.

Dans l’ensemble, le sélectionneur croit avoir un meilleur groupe que l’an passé.

«Je ne pense pas qu’il y aura une grande différence entre les 11 filles qui seront sur le terrain, mais la qualité sera très visible sur le banc. On va avoir une meilleure profondeur que l’an passé. On va avoir une atmosphère vraiment accueillante pour les nouvelles filles.»

Le camp d’entraînement débute le 21 août et la saison de 12 rencontres se mettra en branle le 10 septembre, alors que les Panthers de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard seront à Moncton.