«Je veux continuer dans le vent de changement» – Jean-François Plante

Coup d’oeil à droite, pas de Saulnier. Coup d’oeil à gauche, pas de Saulnier non plus. Le pauvre Jean-François Plante doit par moments se sentir un peu perdu en ce début de camp d’entraînement 2017 des Aigles Bleus de l’Université de Moncton. Mais n’allez pas croire qu’il en est pour autant déboussolé. Celui qui a marqué 28 buts en 30 rencontres la saison dernière propose un nouveau trio intéressant en compagnie de Carl Marois et de Vincent Deslauriers.

C’est un athlète serein et confiant qui a pris quelques moments pour jaser de ce qui l’attend en 2017-2018.

Certes, il devra se passer d’Allain et d’Alex Saulnier, mais le grand numéro 27 aborde la nouvelle saison avec un enthousiasme contagieux.

«Je veux continuer dans le vent de changement qu’il y a eu durant l’été. On a un nouveau coach, une nouvelle chambre et une nouvelle philosophie. Il suffira juste de s’ajuster à ça dès le début», explique le vétéran qui en sera à sa quatrième saison avec le Bleu et Or.

«J’aime l’ambiance. Les gars sont arrivés prêts et Judes (Vallée) est un gars très intense. Les gars ont embarqué à 100 mille à l’heure là-dedans et je suis vraiment content de voir comment les joueurs ont réagi», poursuit-il.

Plante rejette du revers de la main les prédictions de ceux qui affirment que les Aigles Bleus vont en arracher cet hiver.

«Si on peut embarquer autant dans son système de jeu qu’on l’a fait dans son intensité, je pense qu’on va pouvoir créer des belles choses cette saison.»

D’ailleurs, le patineur québécois est bien placé pour parler du nouveau pilote, puisque Vallée l’a dirigé chez le Phoenix de Sherbrooke à sa dernière saison dans la LHJMQ (2013-2014).

«Mon succès est parti de là avec lui. C’est sûr qu’on avait une belle relation là-bas, confie le joueur étoile. C’est un gars qui connaît bien son hockey et ça paraît. C’est aussi un entraîneur intense et émotif. Je pense que ça va faire un gros changement par rapport aux dernières années. Je pense que son intensité va paraître à travers nous.»

Jean-François Plante s’attend donc à vivre de beaux moments pour ce qui risque d’être son dernier tour de piste avec le Bleu et Or. Même si ses compagnons de trio ne porteront pas le nom de Saulnier.

«C’est vrai que ce sont deux joueurs exceptionnels et la chimie qu’on avait sera difficile à remplacer. Mais on voit déjà des belles choses avec (Carl) Marois et avec (Vincent) Deslauriers, un gars que j’ai côtoyé à Sherbrooke, exprime-t-il. C’est certain que ce sera différent. Il va falloir que je m’adapte à un nouveau style de jeu. Ce sont deux joueurs extrêmement rapides et on va devoir exploiter ça. Je n’ai aucun doute que ça va bien aller avec eux.»

Plante sait très bien que le titre national n’est pas dans son avenir, mais il espère quand même s’éclater cet hiver.

«J’aimerais vivre une année exceptionnelle. J’en ai eu une mémorable l’an passé et j’aimerais reproduire ça. Le championnat canadien, c’est peut-être trop rêver, mais on joue au hockey universitaire pour gagner des championnats.»

Quant à son avenir, rien n’est coulé dans le béton. Pas même une cinquième saison dans l’uniforme des Aigles Bleus.

«C’est certain que mon plan A est la maîtrise en physiothérapie (aux universités d’Ottawa, Dalhousie ou McGill), mais j’ai d’autres options. J’ai adoré mon séjour à Moncton et si je peux revenir jouer une cinquième année, c’est quelque chose qui serait très intéressant.»