Aigles Bleues: Katryne Villeneuve sait qu’elle doit faire mieux

Katryne Villeneuve s’en promet pour la saison 2017-2018. La Franco-Ontarienne âgée de 20 ans n’a jamais remporté de championnats de hockey féminin de sa vie. Aussi loin qu’elle remonte dans ses souvenirs, ses équipes avaient remporté l’argent ou le bronze, mais jamais l’or. Elle est passée bien près à sa première saison avec le Bleu et Or, mais une cruelle défaite en prolongation l’avait privée de cet insaisissable titre.

Sauf que pour atteindre son but, l’attaquante de la formation féminine de hockey des Aigles Bleues sait très bien qu’elle devra faire mieux qu’à ses deux dernières saisons.

Après une année recrue fulgurante en 2014-2015 (24 points en 24 rencontres et le titre de recrue de l’année au Canada), sa production a été plutôt timide au cours des deux saisons subséquentes, avec des récoltes de 13 et 19 points.

À l’aube de sa quatrième campagne avec l’équipe de Denis Ross, c’est une Katryne Villeneuve pétante de confiance et de bonnes intentions qui a sauté sur la glace de l’aréna J.-Louis-Lévesque.

Le numéro 96 n’a qu’une idée en tête cette saison: mettre la main sur le titre du Sport universitaire de l’Atlantique. Car elle pense que la saison 2017-2018 sera la bonne.

«Je n’ai jamais gagné de championnats. On perdait toujours en finale ou en demi-finale, rigole-t-elle. Je pense que j’ai déjà gagné une médaille d’argent en finale provinciale (en Ontario) au niveau bantam, ou quelque chose comme ça. Ce serait incroyable de gagner un championnat au niveau universitaire. Je pense qu’on va être vraiment forte cette année. Les recrues paraissent vraiment bien dans les entraînements. On va avoir beaucoup de vitesse et de talent.»

Au plan personnel, la Franco-Ontarienne veut bien sûr être aux premières loges des succès de son équipe. Elle arrive au camp gonflé à bloc, après avoir participé à un camp d’été de l’équipe de développement de Hockey Canada à Calgary. Cette expérience a fait d’elle une meilleure joueuse, avance-t-elle.

«Je n’ai pas eu tellement des bonnes saisons après ma première année. Cette saison, je veux jouer comme à son année recrue, être combative et toujours donner le maximum. J’ai appris beaucoup de choses et je veux amener ça avec moi cette saison. Ce fut vraiment difficile comme camp à Calgary, autant mentalement que physiquement. C’est un niveau pas mal plus fort que le hockey universitaire. J’ai dû m’habituer à la vitesse du jeu.»

«On ne peut pas prendre une présence de repos au camp de Hockey Canada. On doit être intense chaque fois qu’on saute sur la glace. Ça m’a permis de voir ce que je dois travailler pour m’améliorer. J’ai réalisé que je dois entraîner ma rapidité d’exécution, faire bouger la rondelle plus rapidement et prendre des décisions plus vite.»

Villeneuve se dit maintenant consciente de ses lacunes. L’habile marqueuse ne le cache pas, elle se place une tonne de pression sur les épaules.

«Des fois, j’ai aussi tendance à ralentir un peu. Je ne peux pas faire ça. Le vouloir était toujours là, mais je ne m’y prenais pas toujours de la bonne façon, reconnaît-elle. Surtout avec mes deux années qui étaient pas mal ordinaires, je pense que j’ai quelque chose à prouver à Denis et montrer aux recrues ce qu’il faut faire chaque partie pour avoir du succès.»