P.-A. Parenteau obtient un essai chez les Red Wings de Detroit

Pierre-Alexandre Parenteau a toujours le hockey dans le sang. Même s’il approche tranquillement de l’âge vénérable de 35 ans, l’ancien des Wildcats de Moncton est toujours passionné par son sport. C’est donc avec le coeur rempli d’espoir qu’il s’est envolé pour Detroit dimanche.

Son aventure chez les Predators de Nashville a pris fin en queue de poisson, mais le Dieppois d’adoption se dit prêt à tourner la page et à montrer aux Red Wings qu’il peut encore tenir son bout dans la LNH.

«C’est un peu décevant, mais je suis conscient de mon âge puisque la LNH se rajeunit beaucoup depuis quelques années. Je vais à Detroit avec beaucoup de confiance en espérant pouvoir mériter un poste.»

Le choix de 9e ronde (264e) des Ducks d’Anaheim en 2001 a gardé la forme pendant l’été pour mettre toutes les chances de son côté.

Il s’est notamment entraîné à quelques reprises avec les Aigles Bleus la semaine dernière.

Il devenait d’ailleurs le troisième membre de la famille Parenteau à patiner à l’aréna J.-Louis-Lévesque avec un gilet du Bleu et Or sur le dos, après son père Gilles et son frère Guillaume.

Celui qui a porté les couleurs de sept équipes dans la LNH est passé à deux doigts de remporter sa première coupe Stanley, ce printemps avec les Predators de Nashville. Il en garde des souvenirs impérissables.

«C’était une belle expérience. C’est certain que je n’ai pas joué autant que j’aurais voulu (il a disputé seulement deux parties en finale), mais je n’échangerais pas cette expérience pour rien au monde», affirme-t-il.

«On était à seulement deux victoires et je pense que si on n’avait pas eu autant de blessés, au aurait pu gagner. On avait vraiment une belle équipe à Nashville et ils vont être très bons dans le futur également.»

Pierre-Alexandre Parenteau admet qu’il a en même temps vécu les moments les plus frustrants de sa carrière.

«Le fait aussi de ne pas avoir été un facteur a été difficile à prendre. Je n’avais pas la confiance de l’entraîneur, et dans ce temps-là, il n’y a pas grand-chose que tu peux faire.»

Mais tout ça appartient au passé. Avec 114 buts en 491 rencontres dans le circuit Bettman, il se dit convaincu d’avoir encore sa place dans la grande ligue.

«Je suis resté positif cet été. Je savais que ce serait long avant que j’aie un contrat ou un essai. Je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre, mais toutes les équipes se ressemblent pas mal maintenant. Tout est basé sur la vitesse», souligne-t-il.

Il sera donc prêt à faire face à la musique au camp des Red Wings.

«Detroit a une très bonne équipe. Ils ont un excellent mélange de jeunes et de vétérans. Ça ne sera pas facile de faire l’équipe sans contrat, mais ce n’est pas la première fois que j’ai une embûche dans ma carrière», mentionne-t-il en souriant.

«Je dois produire dans les parties préparatoires en partant. Je sais qu’il y a de la place pour moi si je joue du bon hockey.»

Et pour ceux qui se posent la question: oui, il commence à penser à la retraite et à son après-carrière.

«Je pense à cette année et peut-être une autre après. Honnêtement, ce n’est pas moi qui vais décider ça. C’est le hockey qui va me mettre dehors avant que je m’en aille. Je pense peut-être aussi à une saison en Suisse. Je ne ferme aucune porte.»

Parenteau ne dit pas non à une éventuelle carrière d’entraîneur.

«J’y pense beaucoup depuis quelques années. Quand la fin de ta carrière approche, je regarde ce que je peux faire dans la vie après et je me vois encore dans le hockey. Je ne te dis pas que je suis prêt à ça tout de suite, mais c’est quelque chose que j’aimerais faire dans le futur.»