Basketball: le sacrifice de Serge Langis récompensé en Ontario

Serge Langis est un entraîneur dans l’âme. Même s’il doit s’expatrier en Ontario pour suivre sa passion, le pilote acadien est prêt à faire des sacrifices difficiles. La direction des Titans de Kitchener-Waterloo a récompensé son engagement de belle façon avec un nouveau contrat d’un an.

Langis sera non seulement de retour comme entraîneur pour une deuxième saison chez les Titans, mais il a également été nommé directeur des opérations de la formation de la Ligue nationale de basketball du Canada.

L’ancien homme de banc des Miracles de Moncton oeuvre dans le circuit depuis les tout débuts (en 2011) et il en sera à une troisième campagne comme entraineur-chef.

«Ma première saison à Kitchener s’est assez bien passée», raconte-t-il.

«Mon but était d’être compétitif, de ne pas se faire démolir par les autres équipes. L’objectif secondaire était de participer aux séries. On a non seulement accompli ça, mais on a réussi à terminer en troisième position du classement (avec un dossier de 18-25).»

Mieux encore, Langis a jeté les bases d’une équipe qui sera en pleine progression en 2017-2018.

«Nous avons établi une culture, des normes et une tradition. C’était ça ma mission l’an dernier, de bâtir une identité pour la concession», explique le pilote originaire de Moncton.

L’identité qu’il veut donner aux Titans, c’est une formation qui sera solide en défensive et qui sera bourrée de joueurs de caractère.

«Je n’ai pas des gars qui vont jouer seulement pour eux-mêmes. Ils comprennent que leur succès dépend du succès de leurs coéquipiers et de l’équipe en général. Je planifie ajouter des joueurs de talent pour se greffer à ce groupe.»

S’il peut aujourd’hui se concentrer sur son travail, Serge Langis a vécu une période très intense de négociations au début de l’été.

Pendant plusieurs semaines, il a navigué dans l’incertitude.

«Quand la saison a pris fin, c’était pas mal clair qu’il y  avait différentes opinions sur la façon dont les choses ont été faites et si on devait changer quelque chose», explique-t-il en pesant ses mots.

«On a donc eu une période de négociation qui a duré beaucoup plus longtemps que ce que tout le monde attendait.»

Le contrat du directeur général n’a finalement pas été renouvelé par les propriétaires, pas plus que celui du directeur du marketing.

Certains actionnaires ont aussi préféré se retirer pour se concentrer à d’autres entreprises.

«Il s’est donc passé beaucoup de choses durant la saison morte. Et moi, pendant ce temps-là, j’attendais. Finalement, en juin, j’ai reçu un appel et j’ai pu leur expliquer ma vision pour les deux prochaines saisons et ce qu’on doit faire pour s’améliorer chaque année», explique-t-il.

«J’imagine qu’ils ont aimé ce qu’ils ont entendu parce qu’ils m’ont dit que je revenais! Ce fut une longue route pour se rendre là, mais je suis content d’y être finalement arrivé. Je peux maintenant regarder vers l’avenir.»

Langis ne sait pas encore combien de temps il demeurera en Ontario, mais il affirme se plaire dans la communauté de près d’un demi-million de personnes.

«J’aime la communauté, j’aime le monde, j’aime les propriétaires et comment ils veulent faire les choses. J’apprécie aussi d’avoir leur confiance. C’est vraiment une bonne situation pour moi.»

L’entraîneur réalise cependant que le prix à payer sera fort élevé au plan personnel.

«C’est un choix que j’ai fait et ma famille comprend ça. C’est l’aspect le plus difficile dans tout ça. Ils viennent me voir durant l’été, et quand on joue en Atlantique, je reste à la maison. Ce n’est pas idéal, mais c’est faisable.»

Le calendrier officiel n’a pas encore été dévoilé, mais on sait déjà que la saison débutera en novembre.