Explosion des inscriptions au hockey féminin dans le Sud-Est

Petit programme deviendra grand…

L’augmentation est spectaculaire. On parle de 50% dans plusieurs cas, et même de plus de 100% dans certaines catégories.

À n’en pas douter, le hockey mineur féminin est en pleine croissance dans le sud-est du Nouveau-Brunswick, et particulièrement à Dieppe. L’augmentation globale du nombre d’inscriptions est de 53%.

On est passé de 42 patineuses lors de la première année d’existence du programme des Panthères de Dieppe-Memramcook en 2016-2017 à 72 cette saison.

Pour Denis LeBlanc, directeur technique de l’Association de hockey mineur féminin du Sud-Est, cette hausse phénoménale s’explique par plusieurs facteurs.

«Les filles ont eu du plaisir pendant la première année et le mot s’est passé rapidement. On a encore de place en masse et on s’attend à ce que ça va continuer d’augmenter, notamment avec l’appui de l’Association de hockey mineur de Dieppe», explique-t-il.

L’organisation des Panthères est chapeautée par l’Association de hockey féminin du Sud-Est. Mais les Panthères ont une certaine autonomie et peuvent prendre des décisions sur des questions qui touchent directement leurs équipes.

«On a voulu créer une marque de commerce, une identité distincte pour les Panthères. On trouvait ça important pour les filles de pouvoir être fières d’avoir une équipe exclusivement féminine, avec leurs propres couleurs. Ça aide à créer un sentiment d’appartenance», indique celui qui est également entraîneur de l’équipe atome des Panthères de Dieppe-Memramcook.

«On souhaitait créer quelque chose qui allait durer au fil des ans, avec une bonne structure en place pour chaque niveau. On a commencé avec les niveaux initiation et novice parce que c’était la base.»

La jeune organisation a dû faire preuve d’imagination et de créativité lors de la première année de son programme, mais le bébé a rapidement grandi.

«On a dû jumeler des niveaux à notre première année parce qu’on n’avait pas assez de filles. Ç’a très bien fonctionné. Cette année, on sera capable d’avoir une équipe dans chaque niveau, d’initiation jusqu’au midget», mentionne fièrement Denis LeBlanc.

Toutes les équipes des Panthères vont évidemment évoluer dans des circuits masculins.

«Mais on s’assure toujours que nos équipes soient dans des catégories appropriées pour leur niveau. On veut qu’elles soient dans une ligue où elles vont autant gagner que perdre.»

Et quand il regarde plus loin vers l’avant, le directeur technique voit grand.

«On veut continuer de grandir à long terme. On se compare à l’association de Kennebecasis Valley, dans la région de Saint-Jean. Ils ont présentement 150 filles qui jouent au hockey. Nous, on approche 70 et il n’y a aucune raison qu’on n’atteigne pas le même niveau», mentionne-t-il.

L’engagement des Vedettes de l’école Mathieu-Martin de Dieppe et des Aigles Bleues de  l’Université de Moncton sera aussi de nature à favoriser le développement du hockey féminin dans la région, croit Jean-Claude Gaudet, coordonnateur du hockey féminin pour l’Association de hockey Dieppe-Memramcook et entraîneur adjoint de l’équipe atome des Panthères.

«C’est l’avenir des Vedettes et des Aigles Bleues, leur futur recrutement. On est un peu comme leur club-école. L’an passé, on a eu des filles des Vedettes à nos séances d’entraînement et je suis certain que leur présence nous a propulsés pour le reste de la saison.»

Pour les Panthères, l’aventure ne fait que commencer!