Les Gaspésiens dominent encore le Défi Népisiguit

Les Gaspésiens ont une fois de plus dominé le deuxième Défi Népisiguit, une compétition qui combine les disciplines de vélo, de canot et de course sur une distance de 150 km dans les sentiers, du mont Carleton à Bathurst.

L’événement s’est déroulé sur deux jours, en fin de semaine. Quelque 122 participants ont pris le départ la première journée, répartis en 11 équipes dans la division compétitive – composée d’au moins une fille – et 35 dans la catégorie ouverte.

Pour la première fois, les formations pouvaient grimper dans le classement en trouvant les points de vérification avancés, au nombre de 23, disséminés tout au long du parcours. Ce n’était donc plus juste une question de vitesse.

Les trois premières positions du volet compétitif ont été remportées par des concurrents de la Gaspésie. Ils ont tous accumulés les 23 points.

L’équipe Touf Touf et Paul Huard s’est classée première en enregistrant un chronomètre de 15h51m. BDC-911 est deuxième, en 17h19n, talonnée par Les coureurs fringants, dont un des membres est de la Beauce, en 17h33m.

Les organisateurs du Défi Népisiguit n’ont pas à rougir de leur événement, que les athlètes gaspésiens qualifient de très relevé.

«Je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi intense. C’est un bon niveau de course. Il faut être rapide, constamment. Les longues sections pour chacune des disciplines distinguent le Défi Népisiguit des autres courses. Nous puisons vraiment dans nos ressources profondes. Aussi, les transitions ne sont pas assistées, donc il faut tout prévoir à l’avance, que ce soit la nourriture, l’eau ou l’équipement», exprime Marianne Desrosiers, de Touf Touf et Paul Huard, dont ses coéquipiers et elle sont des habitués de ce type de compétitions.

«C’était une super belle fin de semaine. Chapeau à l’organisation et aux bénévoles. Nous avons reçu un accueil très chaleureux et nous nous sommes sentis comme en famille. C’était un beau parcours avec des défis d’orientation. Le paysage est magnifique. En plus, l’accueil des communautés autochtones était touchant. Des représentants ont fait une petite cérémonie les deux matins, dans la simplicité et le partage», déclare l’athlète.

L’expérience des Gaspésiens grâce au Raid international (300 km en trois jours), sur leurs terres, explique en partie leur domination. L’an dernier, ils ont raflé les quatre premières places du Défi.

«C’est une des clés. Plus tu fais ce genre de courses, plus tu es organisé. La course en Gaspésie est un haut niveau et les participants apprennent beaucoup. Il y a des choses que nous faisions la première année et que nous ne répétons plus ou au contraire, nous avons appris certains éléments qui font une différence. L’expérience rentre en ligne de compte dans le succès», reconnaît Marianne Desrosiers.

Un duo local, M&M Sluggers, est arrivé en tête du groupe ouvert, en 17h, suivi par d’autres sportifs de la région sous le nom West End Sports.

La totalité des points amassés ont contribué au rang de Marc Arseneau, de Bathurst, et Marcel Doucet, de North Tetagouche.

«Nous sommes la seule équipe de notre division qui sommes allés chercher les deux points sur le mont Denys. J’ai repoussé mes limites et c’est ça qui est agréable. Ça nous a pris une heure et demie. À la descente, nos jambes étaient fatiguées. J’ai manqué d’eau. J’ai frappé un mur comme ceux qui font les marathons. Je n’étais plus capable. Mon partenaire m’a donné un peu d’eau et nous avons pu continuer», relate Marc Arseneau, qui en était à sa deuxième participation.

«Le parcours était plus difficile que l’an passé, à cause des points avancés, mais c’est satisfaisant une fois l’épreuve accomplie. Il y avait des beaux petits sentiers pour le vélo. On ne pouvait pas vraiment courir. Il fallait plutôt marcher d’un pas rapide, ce qui était bien parce que notre force n’est pas la course, mais le vélo», dit celui qui envisage une inscription dans la classe compétitive en 2018.

Deux chutes à vélo ont jeté un voile sur la première journée de l’événement, assez sérieuses pour que les blessées soient évacuées à l’hôpital.