Ballon sur glace: un tournoi mémorable en Italie pour deux Acadiens

Hubert Blanchard et Jeff Plourde se souviendront longtemps de leur participation aux Championnats de ballon sur glace de l’Europe présentés ce week-end dans le pittoresque village d’Egna, dans le nord-est de l’Italie. Non seulement ont-ils largement contribué à la victoire du Construction Stéphane dans la division mixte, mais ils ont aussi grandement apprécié leurs aventures en Italie. Aventures qui d’ailleurs se poursuivront jusqu’à leur retour mercredi.

Toutefois, la finale a failli tourner au cauchemar en raison de leur indiscipline sur la surface glacée. Même que la formation du Témiscouata s’est rapidement retrouvée avec un retard de trois buts face à leurs opposants, les Coyotes de l’Ontario/Territoires du Nord-Ouest.

C’était sans compter sur les deux Acadiens de Pigeon Hill qui ont vu neiger bien avant aujourd’hui.

Blanchard s’est inscrit deux fois à la marque, alors que Plourde, aussi généreux que le Père Noël, a préparé les trois buts dans cette belle remontée.

En tirs de barrage, le Québécois Stéphane Malenfant a fait la différence.

«Jamais il ne m’est venu à l’idée que nous ne pouvions pas revenir dans le match, même quand le pointage s’est retrouvé 3 à 0 pour eux», affirme Hubert Blanchard.

«Ce n’est pas que nous jouions mal, sauf que nous avons écopé de quelques punitions et les Coyotes nous l’ont fait payer. Par la suite, nous nous sommes éloignés du banc des pénalités et nous avons réussi à marquer un premier but avant la fin de la première période», confie-t-il.

«En deuxième, j’ai d’abord profité d’un avantage numérique pour réduire l’écart à un seul but. Puis, avec seulement deux minutes à écouler au tableau, Jeff m’a fait une belle passe et j’ai réussi à créer l’égalité», poursuit l’auteur du doublé.

«Après nos mauvaises pénalités en début de match, je me suis rendu compte vers la fin de la période que le vent était en train de changer de bord», révèle pour sa part Jeff Plourde.

«Nous étions continuellement les premiers sur le ballon et nous gagnions la majorité de nos batailles dans les coins. Les Coyotes ont surutilisé leurs meilleurs joueurs en première période et nous en avons profité aussitôt qu’ils ont commencé à manquer de gaz», mentionne-t-il.

En ronde préliminaire, le Construction Stéphane a défait trois formations italiennes, soit le Pochi 89 (6 à 0), le White Owl (2 à 1) et le Pine Pergine (6 à 0).

Ensuite, après avoir défait l’Autriche 5 à 0 dans la ronde des quarts de finale, le Construction Stéphane a doublé le Rotal Nord de l’Italie au compte de 4 à 2 en demi-finale.

Outre le tournoi et les célébrations qui ont suivi le triomphe, Blanchard et Plourde ont également eu le temps de visiter un brin les environs d’Egna avant de s’aventurer à Munich, en Allemagne, où ils séjournent en ce moment.

«Ç’a été une très belle expérience, souligne Blanchard. Le paysage est partout de toute beauté.»

«Et le vin est trop bon», ajoute-t-il en riant aux éclats.

«Nous avons visité la ville de Bolzano, qui est à environ 30 minutes d’Egna, et c’est vraiment très beau, indique Plourde. Nous sommes maintenant à Munich où nous allons rester jusqu’à notre retour mercredi.»

Comme dans tout voyage qui se respecte, il survient toujours un moment qui souligne à grands traits notre condition de touriste. Dans le cas de nos deux bonshommes et des autres membres de l’équipe, c’est un chauffeur de taxi qui en a fait les frais.

Laissons Jeff Plourde nous narrer l’anecdote.

«Nous arrivons à la gare de Munich et toute l’équipe se met à charger les sacs d’équipement et les valises dans une van taxi. Une fois que nous avons terminé d’empiler nos affaires, nous embarquons et nous lui montrons l’adresse de l’hôtel. Il nous regarde drôlement puis il pointe l’hôtel en question qui est juste là à côté, à environ 100 mètres. Nous sommes tous gênés, bien sûr, mais nous ramassons nos affaires et nous nous y rendons à pied», raconte-t-il en riant.

«Nous avons dû nous excuser une dizaine de fois, a tenu à ajouter Blanchard en rigolant à son tour. Le pauvre gars a dû en sacrer un coup une fois parti. Il a dû se dire: “Mais c’est qui ces taouins-là?”»