Le Bonefight de retour au Sugarloaf en mars

Pour la deuxième année consécutive, le centre de ski Sugarloaf d’Atholville accueillera une épreuve de patin à neige de la série Bonefight. La compétition est prévue le 17 mars.

Le centre de ski restigouchois a été l’hôte de cette compétition pour la toute première fois de son histoire en mars. 52 participants avaient alors tenté leur chance sur le parcours. On estime à environ 3000 les visiteurs qui sont passés sur le site pour encourager les athlètes.

Le patin à neige est ce nouveau sport de descente qui consiste à dévaler les pentes à l’aide de bottes auxquelles ont été greffées une semelle de glisse (similaire à des skis). Encore relativement nouvelles sur le marché, ces bottes étaient offertes en location pour la première fois la saison dernière au centre de ski Sugarloaf et elles le seront encore cette année.

La compétition a été copiée sur le format du Ice Cross Downhill (Red Bull Crash Ice), soit une course à obstacles par groupe de quatre concurrents et fonctionnant par élimination jusqu’à la grande finale.

«Pour notre première le printemps dernier, c’était très bien. Mais on veut faire encore mieux cette fois. On veut plus de participants et encore plus de spectateurs», souligne de façon déterminée Bruno Richard, athlète ainsi que principal coordonnateur de l’événement.

Cet athlète de Red Bull Crash Ice a eu l’idée initiale d’apporter ce sport au Restigouche. «Quand j’ai vu cela pour la première fois, ça m’a tout de suite plu et je me suis dit que ce serait formidable chez nous! J’ai donc contacté l’entreprise, le parc et le collège et ç’a été un match parfait», relate-t-il.

Content de voir que la compagnie qui organise l’événement (Sled Dogs Snowskates) a choisi de revenir au Restigouche, il compte maintenant hausser la barre d’un cran.

«La compétition avait été un véritable succès. On a même fracassé un record de participation, ce qui avait emballé le propriétaire de l’entreprise. On sait qu’on peut encore faire mieux, améliorer le spectacle et aller chercher encore plus d’athlètes», croit-il.

La compétition du Bonefight sera une fois de plus présentée en collaboration avec le CCNB-Campbellton. Les étudiants de différents programmes seront appelés à mettre la main à la pâte pour la fabrication des portes de départ, des médailles, des foyers extérieurs, des formulaires d’inscription et même de protecteurs dentaires.

Afin de rendre la journée encore plus intéressante, deux nouveaux éléments y ont été greffés, soit une compétition pour les jeunes (de 10 à 15 ans), ainsi qu’une compétition de style libre (freestyle).

«Ça risque d’être vraiment spectaculaire à voir. J’ai vu des athlètes faire de véritables acrobaties avec ces bottes et je crois que le public va grandement apprécier», ajoute Bruno Richard.

Des nouveautés seront également visibles sur le parcours.

«L’épreuve de mars dernier, c’était un test. Maintenant on sait ce qui a bien fonctionné et ce que nous devons améliorer», exprime Greg Dion, gérant du parc Sugarloaf.

Il note, par exemple, que le parcours devrait être raccourci afin que les courses soient plus spectaculaires, qu’il y ait moins de distance entre les participants. L’éclairage des pistes et de la zone d’arrivée sera également amélioré.

Direction l’Autriche

Kevin Lagacé, d’Atholville, a décidé d’embarquer à fond dans l’aventure du Bonefight. Adepte de sport extrême, il a participé à la compétition d’Atholville, une course qui s’était moins bien déroulée pour lui.

«La neige était molle, mon pied a mordu et j’ai fait une chute, ce qui m’a valu la 19e position», raconte-t-il.

Cette saison, il entend être plus présent sur le circuit Bonefight. En fait, il a déjà son billet pour l’Autriche, là où aura lieu la première des quatre épreuves de la saison à la mi-décembre.

«J’ai vraiment aimé mon expérience, si bien que j’ai amassé les fonds nécessaires pour aller là-bas. Ce sera un deux pour un en fait, car il y aura aussi durant la fin de semaine une épreuve de la Coupe Ryder (descente en patin à glace). Je vais donc participer aux deux compétitions», indique-t-il.

«C’est certain que le but ultime serait de gagner ces compétitions. Mais avant toute chose, je vais là pour participer, avoir du plaisir et représenter la région. Même si je termine dernier, je vais gagner en expérience», ajoute l’athlète.

En plus de l’Autriche, il entend participer – bien entendu – à la compétition d’Atholville, mais aussi à l’autre épreuve nord-américaine qui doit avoir lieu à Val St-Côme, au Québec. Il jongle même avec l’idée de faire tout le circuit, donc de compléter la boucle avec la quatrième épreuve du Bonefight en Islande.