Le succès des Aigles Bleues passe par Gabrielle Forget

Si l’équipe de hockey féminine des Aigles Bleues de l’Université de Moncton a de quelconques prétentions cette saison, la gardienne Gabrielle Forget devra connaître une grosse année. Ça tombe bien, puisque la Québécoise s’en promet à son dernier tour de piste dans le circuit du Sport universitaire de l’Atlantique.

La gardienne âgée de 25 ans connaît justement un excellent début de saison. Elle vient d’ailleurs d’être nommée athlète féminine de la semaine à l’U de M, après une performance de 32 arrêts dans une victoire de 2 à 1 sur les puissantes X-Women de l’Université St. Francis Xavier, vendredi soir.

Depuis le début de la campagne, elle affiche un dossier de 1-1, une moyenne de 2,34 et une efficacité de ,919.

Celle qui porte le numéro 31 se dit consciente des attentes d’un peu tout le monde à son endroit. Mais pas question de paniquer avec ça ou de se mettre trop de pression inutile sur les épaules.

«Je vois cette saison comme les autres. Mais je veux me rendre jusqu’au bout. Je veux jouer le plus longtemps possible. Je crois que tout est possible si on le veut vraiment», explique-t-elle.

Forget n’a peut-être pas de lettre sur son chandail, mais elle a clairement un rôle de leader à jouer dans cette équipe.

«C’est sûr qu’avec cinq ans d’expérience, c’est mon rôle d’essayer de motiver et de guides celles qui arrivent.»

Justement, se souvient-elle de la timide athlète qui est débarquée dans le nid des Aigles en 2012?

«La première année? C’est loin ça!», rigole-t-elle.

«Je suis plus fonceuse pour aller chercher ce que je veux. J’ai certainement plus confiance en moi», affirme celle qui termine ses études en kinésiologie.

De son propre aveu, elle va s’ennuyer de son milieu d’adoption quand elle retournera dans son Joliette natal.

«La place va me manquer. J’adore Moncton, l’Acadie, mes coéquipières, tout. Pour l’instant, je veux juste vivre le moment présent, chaque partie. J’ai vécu plusieurs belles années. Le hockey universitaire, c’est comme un rêve qu’on vit tous les jours. Mais à un moment donné, le rêve doit se terminer.»

L’entraîneur-chef Denis Ross ne se fait pas tordre un bras pour avouer qu’une partie des aspirations de son équipe en 2017-2018 reposent sur sa gardienne.

«Je pense qu’elle ne peut qu’être meilleure qu’à ses quatre dernières saisons. Elle en a les capacités, les connaissances et la forme physique. Elle connaît très bien la ligue et toutes les joueuses des autres équipes», souligne celui qui en sera aussi à sa dernière année avec le Bleu et Or.

«Elle est à son meilleur quand elle attaque les tireuses des équipes adverses et quand elle se bat pour récupérer les rondelles autour de son filet.»

Exactement ce qu’on a vu à son dernier départ contre les X-Women.

L’entraîneur reconnaît que son départ laissera un grand vide.

«Gabrielle, c’est la fille qui va aller nous chercher le gros match. C’est sûr que ce sera un gros morceau à remplacer l’année prochaine, mais je pense que Sabrina (Lebrun) va être prête», affirme-t-il.