Bruno Richard met sa carrière de crasheur en veilleuse (ajout)

Après 10 ans à dévaler à pleine vitesse des pentes de plus de 400 mètres parsemées de bosses et de virages abruptes, Bruno Richard a confirmé qu’il prenait une sabbatique de la descente extrême. La rumeur circulait depuis déjà plusieurs mois pour le crasheur âgé de 35 ans.

Pas question toutefois d’annoncer sa retraite. Même que l’envie de prendre part au Red Bull Crashed Ice d’Edmonton (9-10 mars) lui titille déjà l’esprit. Mais pour ce faire, il devra auparavant obtenir son laissez-passer à l’épreuve de la Coupe Riders de La Sarre qui a lieu le 3 mars.

«Il y a d’abord le fait que je serai très bientôt papa (la naissance d’une petite princesse est prévue pour le début de décembre). Et comme je n’occupe que le 15e rang au Canada et que c’est seulement le top 9 qui est automatiquement qualifié pour les quatre épreuves du Red Bull Crashed Ice, j’ai décidé de mettre ma carrière en veilleuse», raconte le casse-cou de Bédec.

«La dernière saison a été très difficile pour moi. C’était de plus en plus compliqué de jumeler le travail avec l’entraînement et les voyages. Et là, avec le bébé qui s’en vient, ça aurait été encore plus difficile», dit-il.

«On verra l’année prochaine si je reprendrai la compétition plus sérieusement. Peut-être que j’aimerai beaucoup trop le rôle de papa à la maison pour recommencer la compétition», confie-t-il avec humour.

En attendant, Bruno Richard peut tout de même se targuer d’avoir connu un beau cheminement sur le circuit de la Coupe du monde de Red Bull Crashed Ice.

«Quand j’ai débuté, il y a 10 ans, j’étais convaincu que je figurais déjà dans le top 10 mondial à cause de mon coup de patin. J’ai vite vu que c’était plus compliqué que ça. Dans les premières années, les pistes étaient plus rapides et ça avantageait les joueurs de hockey», mentionne Richard.

«Mais les dirigeants de Red Bull ont rapidement décidé de faire des parcours plus techniques. Les skieurs et les patineurs à roulettes ont été avantagés», confie-t-il en ricanant.

N’empêche, Bruno Richard se dit très fier de son 26e rang dans le classement de la Coupe du monde après la saison 2011.

Il conserve aussi des souvenirs précieux de sa 14e position au Red Bull Crashed Ice de Québec en 2012. «Ç’a été à mon avis mon moment fort, révèle-t-il. Il y a aussi ma 13e place aux Pays-Bas en 2013. J’avais même éliminé Cameron Naasz avant la finale», se souvient-il.

Naasz a remporté le championnat mondial au cours des deux dernières années.

«Je suis aussi pas mal fier de l’épreuve de Riders Cup d’Avoriaz, en France, en 2016. C’est sans aucun doute le plus bel endroit que j’ai visité en compétition. J’ai terminé en huitième place et j’y ai battu des athlètes de la trempe de Scott Croxall et Derek Wedge», se remémore-t-il.

Bruno Richard se tiendra également occupé avec son nouveau projet à Memramcook. Comme la Course Xtreme CCNB de Bathurst n’est plus à l’affiche, Richard a décidé de tenter le coup dans cette municipalité.

«L’objectif n’est pas de remplacer l’épreuve de Bathurst, prévient-il. C’est un bel endroit avec un excellent site et la municipalité est emballée de présenter un tel événement.»

Une conférence de presse est d’ailleurs prévue le 23 novembre, où on pourra apprendre les grandes lignes de cette première présentation.