Natation: Madeleine Léger va multiplier les heures en piscine

La nage au lever du jour, les cours en avant-midi, la nage en après-midi et les devoirs le soir. Non, Madeleine Léger n’est pas dans l’armée, même si son quotidien ressemble drôlement à un régime militaire. Tous ces sacrifices et cette discipline ont un seul but: les championnats de natation de la NCAA en mars 2018.

L’athlète originaire de Notre-Dame-de-Kent entame sa troisième – et dernière – année avec l’équipe de natation de l’Université d’Indianapolis, en Indiana.

Pour ce dernier tour de piste (ou de longueur de piscine?), l’Acadienne va tout donner pour avoir la chance de participer aux championnats nationaux universitaires des États-Unis (dans la division II) pour la première fois.

Elle ne reculera devant rien pour se retrouver sur le tremplin du Centre aquatique de Greensboro, en Caroline du Nord, le 14 mars 2018.

«Je dois continuer à être la meilleure dans ma discipline (dos) de ma conférence pendant la saison et faire partie des 25 meilleures aux États-Unis à la fin de l’année», explique la nageuse âgée de 20 ans.

Ce sera fort probablement son unique chance de se mesurer aux meilleures nageuses aux États-Unis, puisque l’étudiante en chimie prévoit poursuivre ses études en médecine l’an prochain.

«J’espère rentrer en médecine par chez nous (probablement à l’Université de Moncton). Ça va probablement être la fin de ma carrière en natation, mais je suis pas mal satisfaite avec ce que j’ai accompli. J’ai besoin d’un break!», lance-t-elle en riant.

Mais en attendant, Madeleine Léger va multiplier les heures dans la piscine et dans le gymnase.

«On n’a pas encore eu de grosses compétitions, mais mon entraînement va vraiment bien. Je réalise des meilleurs temps que l’année dernière, raconte-t-elle. Ça va être vraiment intéressant de voir que je vais réussir à accomplir la semaine prochaine, quand on va réduire l’entraînement et augmenter le repos en prévision des compétitions importantes.»

Selon elle, des changements apportés aux méthodes et à l’approche des entraînements a fait une grosse différence dans ses résultats personnels.

«On a un peu changé nos méthodes. Nous avons été divisés en petits groupes pour avoir un enseignement plus spécifique, selon les nageurs. Moi, par exemple, je peux faire pas mal plus de dos que par le passé. Je pense que ça aide beaucoup.»

Cette nouvelle approche rapporte déjà ses fruits, si on se fie aux résultats obtenus la semaine dernière lors d’une compétition régionale entre quatre universités (Bellarmine, Lewis, Mckendree et Indianapolis).

L’Acadienne a remporté la médaille d’argent au 100m dos (avec un chrono de 59s82c), en plus de terminer 4e au 200m dos (avec un temps de 2m11s23c).

Son équipe de relais 4x100m quatre nages a de plus remporté les grands honneurs de la compétition.

Et même si la pression au fur et à mesure que la saison progressera, Madeleine Léger se dit prête à dominer sa catégorie et réaliser son rêve.

«J’ai plus d’expérience. Il y a moins d’inconnu pour moi. Je sais quoi faire dans toutes les situations et j’ai plus confiance», affirme-t-elle.

Des qualités dont elle aura bien besoin pour atteindre le niveau national.