Les Aigles Bleus font les yeux doux à Étienne Montpetit

Étienne Montpetit est-il le gardien d’avenir des Aigles Bleus de l’Université de Moncton?  Plusieurs pistes pointent dans cette direction et les rumeurs se font de plus en plus intenses au sujet de l’excellent portier des Foreurs de Val-d’Or. Le directeur des opérations hockey Jean-François Damphousse n’a pas voulu confirmer quoi que ce soit, lundi soir, mais on sentait qu’il se mordait les lèvres pour ne pas trop en dire sur le sujet.

Et on peut le comprendre puisqu’au hockey universitaire, on ne signe pas de contrat comme c’est le cas chez les professionnels.

On ne sait jamais vraiment si un joueur va porter ses couleurs tant qu’il ne saute pas sur la patinoire au premier jour du camp d’entraînement.

Cela dit, le gardien québécois semble très près de Moncton, si on se fie aux propos de plusieurs recruteurs.

Même le grand patron du Bleu et Or ne nie pas que des pourparlers soutenus ont lieu entre les deux camps.

«C’est sûr que c’est un des gars que nous avons contactés. On considère que c’est un joueur qui pourrait avoir un impact immense sur une équipe de hockey. Je ne peux pas nier qu’on est après lui», confirme Damphousse.

Montpetit serait une très grosse prise pour l’U de M puisqu’il est l’un des meilleurs gardiens dans la LHJMQ cette saison.

Même s’il évolue pour une équipe qui joue à peine pour ,500 (10-10-1) et qui occupe le 13e rang du classement, il affiche quand même un rendement de 8-8-0, une moyenne de buts alloués de 3,16 et un taux d’efficacité de ,915.

«Mais au niveau universitaire, j’ai compris rapidement que tant que la lettre ne sera pas signée et que tout le dossier n’a pas été réglé, il n’y a rien d’acquis. C’est difficile présentement d’en dire plus, autre le fait que nous sommes très intéressés», ajoute le directeur général des Aigles Bleus.

Sauf qu’il admet sans se faire tordre un bras que le dossier Montpetit est au sommet de la pile présentement.

«Il y a de très bons gardiens dans la LHJMQ, mais on pense qu’Étienne a tous les atouts pour devenir dominant dans le hockey universitaire et on va tout faire pour essayer de le convaincre de choisir l’Université de Moncton.»

Le gardien québécois discute avec plusieurs autres universités, mais certaines sources affirment qu’il serait très près d’une entente avec l’U de M. Un pas que Jean-François Damphousse ne veut pas franchir pour le moment.

«On vend notre université et notre programme, mais il y a plusieurs universités après lui. On connaît des gens dans son entourage et on a bon espoir, mais tant que ça ne sera pas fait, on ne peut pas aller plus loin que ça.»

Comme il n’y a pas beaucoup de gardiens de premier plan âgés de 20 ans dans le hockey junior canadien (Antoine Samuel chez le Drakkar de Baie-Comeau et Anthony Dumont-Bouchard avec les Rangers de Kitchener font partie du groupe), la chasse aux hommes masqués est déjà commencée en vue de la prochaine saison.

«On sait qu’il n’y en a pas une tonne. On veut donc en signer un afin de se sécuriser pour l’an prochain le plus rapidement possible à cette position-là. On est encore tôt dans l’année, mais c’est rendu comme ça. La compétition est devenue très forte et il faut embarquer dans le même bateau.»

Plusieurs autres joueurs du circuit Courteau sont en pourparlers avec le Bleu et Or, dont les attaquants Mathieu Olivier et Hugo Roy (Phoenix de Sherbrooke), Mathieu Boucher (Huskies de Rouyn-Noranda) et le défenseur Tobie Paquette-Bisson (Armada de Blainville-Boisbriand).

Jean-François Damphousse sera d’ailleurs au Québec cette semaine pour rencontrer des joueurs et leurs familles.

Il espère faire quelques annonces au début de décembre.

Deux râclées pour les Aigles Bleus

Amputés de plusieurs réguliers (Robbie Graham, Thierry Comtois et Joey Richard, notamment), l’équipe masculine de hockey des Aigles Bleus de l’Université de Moncton n’ont pas fait le poids en fin de semaine en Nouvelle-Écosse.

Le Bleu et Or (1-9-2= 4 points) s’est incliné 6 à 1 devant les Axemen de l’Université Acadia (8-3-1= 17 points) vendredi soir à Wolfville, avant de trébucher 7 à 1 face aux Huskies de l’Université Saint Mary’s (8-3-1=17 points), samedi à Halifax.

Les filles ont bien mieux paru, récoltant trois points sur une possibilité de quatre.

L’U de M l’a emporté 2 à 1 sur les Panthers de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard (2-4-4= 8 points), vendredi soir à Charlottetown. Un but de Brittany Poitras, lors de la deuxième période de prolongation, a procuré cette importante victoire à l’équipe de Denis Ross.

Sauf que le Bleu et Or (5-3-2= 12 points) allait s’incliner 2 à 1 en prolongation devant les Tommies de l’Université St.Thomas (6-3-1= 13 points), dimanche dans son nid.

Au cross-country, Carol-Ann MacDonald a pris le 60e rang lors des championnats de cross-country d’U Sports, dimanche à Victoria, en Colombie-Britannique.

L’étudiante en troisième année à l’U de M a bouclé le parcours de 8 km dans un temps de 30m56s. Mentionnons également la 106e position de Kamylle Frenette, qui prenait part à sa dernière course universitaire.

Chez les hommes, Bryan Thomas a terminé au 133e rang du parcours de 10 km, avec un temps de 36m05s.

L’Acadien Pierre-Luc Roy, qui représentait l’Université de Montréal, a terminé en 105e position.

Le résultat de MacDonald est le meilleur d’un athlète de l’Université de Moncton à ces championnats nationaux depuis la 37e position de Jérémie Pellerin en 2012.