La Russie exclue des Jeux olympiques d’hiver

Le Comité international olympique a tranché et la Russie est exclue des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang mais ses athlètes seront autorisés à y participer sous un drapeau neutre.

Le CIO, qui a également suspendu le comité olympique russe et le membre du CIO Alexander Zhukov, a statué que quelques compétiteurs seront invités à participer sous le nom d' »athlètes olympiques de Russie » sans leur drapeau national ou d’hymne national.

La Russie pourrait refuser l’offre et boycotter les jeux.

Le président russe Vladimir Poutine avait précédemment déclaré que ce serait humiliant pour son pays de participer aux jeux sans aucun symbole national.

Le CIO a également imposé une suspension olympique à vie au vice-premier ministre Vitali Moutko, responsable de la Coupe du monde de soccer 2018, et condamné le comité olympique russe à une amende de 15 millions $ US.

Cette décision a été annoncée par le président du CIO, Thomas Bach, lors d’une conférence de presse à Lausanne, moins de neuf semaines avant l’ouverture des Jeux de 2018, le 9 février, en Corée du Sud.

« C’est une attaque sans précédent contre l’intégrité des Jeux olympiques et du sport. Le CIO, après avoir suivi la procédure, a pris des sanctions proportionnelles tout en protégeant les athlètes propres », a déclaré Bach pour justifier la décision.

C’est la première fois dans l’histoire de l’olympisme que le comité d’un pays est exclu dans son ensemble pour une édition des Jeux. Pour les Jeux de Rio de Janeiro en 2016, le CIO avait laissé le choix aux différentes fédérations d’exclure ou non les athlètes russes et seule celle d’athlètisme avait pris cette décision radicale.

En date de lundi, 25 athlètes russes avaient été disqualifiés des Jeux de Sotchi et exclus à vie des Jeux olympiques, et 11 médaillés ont perdu leur breloque. Un athlète russe a été blanchi.

La Russie n’occupe plus le sommet du classement des médailles des Jeux de Sotchi. Les athlètes exclus ont déclaré qu’ils feraient appel au Tribunal arbitral du sport (TAS), à Lausanne.

La Russie a nié à plusieurs reprises l’existence d’un programme de dopage parrainé par l’État. Elle blâme plutôt Grigory Rodchenkov, l’ancien directeur des laboratoires antidopage de Moscou et Sotchi, et demande l’extradition du scientifique des États-Unis, où il est un témoin protégé.