Le Titan devra suer face à l’Océanic

Si Mario Pouliot se cherchait un bon test pour voir où son équipe en est rendue dans son jeu d’ensemble loin du Centre régional K.-C.-Irving, il l’aura vendredi à Rimouski. Pratiquement invincible au Colisée Financière Sun Life, l’Océanic trône actuellement en tête de la LHJMQ pour les deux catégories défensives les plus importantes, c’est-à-dire le nombre de buts alloués (72) et le taux d’efficacité en infériorité numérique (87,7%).

De l’avis même de Pouliot, le Titan (17-8-5, 39 pts) a intérêt à être prêt à en suer un coup s’il veut quitter le Bas-Saint-Laurent avec les deux points.

Et cela, même si l’Océanic (18-7-4, 40 pts) est déjà assuré de jouer sans les services de l’excellente recrue Dmitry Zavgorodniy. Il prendra part au Défi mondial junior A avec Équipe Russie.

Deux autres membres importants de l’attaque sont de plus des cas douteux pour vendredi, soit les vétérans Samuel Dove-McFalls, qui n’a d’ailleurs pas disputé la dernière rencontre contre les Olympiques de Gatineau, et Maxim Trépanier.

«C’est un club de tête qui est très difficile à battre», affirme Pouliot.

«L’Océanic a la meilleure défensive de la ligue et l’équipe a aussi le meilleur désavantage numérique. Ce n’est pas un club vraiment offensif, mais il est capable de marquer. C’est surtout une équipe bien balancée et bien structurée. C’est aussi une équipe qui travaille excessivement fort», dit-il.

«C’est assurément un beau défi pour les gars. Nous devrons être bons. Il va nous falloir être très combatif dans la récupération des rondelles libres et dans les batailles à un contre un. Il faudra aussi s’assurer de bien libérer notre enclave parce que c’est un club qui aime bien utiliser leurs défenseurs pour diriger des tirs vers le filet. En d’autres mots, il va nous falloir se battre pour chaque pouce sur la glace», révèle l’entraîneur.

Les hommes de Mario Pouliot devront particulièrement avoir à l’oeil le jeune Alexis Lafrenière, qui a déjà 31 points (15-16) au compteur en 23 rencontres, dont 14 à ses sept derniers duels.

Certains médias québécois l’associent déjà au trio des fantastiques dans l’histoire de l’équipe composé de Vincent Lecavalier, Brad Richards et Sidney Crosby.

«Je vais me garder une certaine prudence avant de le comparer à Crosby, parce que ce dernier dominait déjà la ligue à seulement 16 ans, mentionne Pouliot. Mais Lafrenière n’en demeure pas moins un très bon joueur. Il a la chance de jouer avec un bon vétéran en Samuel Dove-McFalls. Ce dernier aide beaucoup le jeune.»

Pour vendredi, à part Domenic Malatesta qui est toujours aux États-Unis pour des raisons familiales, tout le monde est disponible. Reilly Pickard devrait être devant le filet.