Tout baigne pour Kim Deschênes avec les Canadiennes de Montréal

Kim Deschênes vit peut-être ses meilleurs moments dans la Ligue canadienne de hockey féminin. L’Acadienne de Saint-Quentin s’est même permis un match de quatre points récemment.

À sa quatrième saison dans le circuit, la patineuse âgée de 26 ans se dit toujours passionnée par l’expérience qu’elle vit chez les Canadiennes de Montréal.

En 11 rencontres, l’ancienne des Carabins de l’Université de Montréal présente un dossier de 3-5=8.

«On n’a pas commencé la saison comme on voulait, mais ça va bien présentement (Les Canadiennes occupent le deuxième rang du classement avec un dossier de 9-2-0-0). On s’est ajusté tranquillement à la ligue et aux deux nouvelles équipes (les Red Stars de Kunlun et les Rays de Vanke, deux équipes chinoises). C’est juste une question de temps, le temps de trouver notre identité comme équipe», explique-t-elle.

Au plan personnel, celle qui évolue à l’aile gauche pète le feu depuis quelque temps.

Deschenes a récolté quatre points (deux buts et deux passes) dans une victoire de 7 à 1 de son équipe contre les Furies de Toronto le 9 décembre.

L’exploit est de taille si on considère le fait que ses compagnes de trio changent à chaque rencontre.

«On change de trio constamment, c’est donc difficile à s’adapter. C’est juste une question d’apprendre à se connaître rapidement. Mais nous avons eu trois fins de semaine de congé parce des équipes étaient parties en Chine. On a fait des parties intra équipe et je pense que ce fut bénéfique pour tout le monde.»

Le moment fort de la saison 2017-2018 risque justement d’être le voyage des Canadiennes en Chine en février.

Le périple sera éreintant, avec quatre rencontres en l’espace de neuf jours.

Et sur la glace, les Montréalaises auront tout un défi sur les bras.

«Ce sont des filles qui sont payées pour jouer. Elles gagnent 70 000$ par saison et elles s’entraînent quatre à cinq fois par semaine. C’est un peu de l’injustice, mais on ne peut rien faire. Ici au Canada, il faut continuer à travailler. On ne peut pas seulement jouer au hockey», raconte Kim Deschênes.

Mais elle assure que l’enthousiasme sera au rendez-vous.

«Ça va être une belle expérience. On avait un peu peur au début parce qu’on ne savait rien à propose de la nourriture là-bas et à quel endroit on allait être logées. Mais deux équipes y ont été et les filles nous ont rassurés. Elles ont vécu dans un bel hôtel et elles ont bien mangé, même si on n’est pas vraiment habitué à cette nourriture.»

Sauf que les patineuses nord-américaines devront s’adapter à un décalage horaire de 12 heures.

«C’est impossible qu’on soit prêtes à cause du décalage horaire. Mais bon, on va vivre l’expérience à fond et on va faire notre possible.»

Les deux formations chinoises regorgent d’athlètes des États-Unis et de l’Europe, en plus des patineuses locales, ce qui en font des équipes redoutables.

À leur retour au Canada, les patineuses du bleu, blanc et rouge ne seront pas au bout de leurs peines puisqu’elles devront se qualifier pour les séries de fin de saison si elles veulent défendre leur titre de la coupe Clarkson acquis la saison dernière.

Selon Kim Deschênes, il s’agit d’un objectif tout à fait réaliste.

«Il faut avoir confiance en nous. Pour l’instant, on est en deuxième position. Je ne verrais pas pourquoi on ne jouerait pas encore en finale cette saison. La coupe, c’est seulement un match. Il faut que tu te présentes, sinon, oublie ça», mentionne-t-elle.

«Mais on se concentre pour le moment sur la saison. Il faut terminer dans les quatre meilleures équipes pour participer aux séries. Rendu là, n’importe qui peut gagner.»