Le Coultre veut faire profiter les Wildcats de son expérience au Mondial junior

Il ne rapporte peut-être pas de médaille de Buffalo, mais le défenseur Simon Le Coultre affirme avoir vécu une grande expérience lors du dernier Championnat du monde de hockey junior, une expérience qui va maintenant profiter aux Wildcats de Moncton.

La formation suisse n’a rien défoncé (une fiche de 1-4), mais a tout de même connu un parcours respectable, s’inclinant 8 à 2 en quart de finale devant le Canada.

Le numéro 22 des Wildcats tire beaucoup de positif de son séjour sur la plus grande scène du monde au niveau junior.

«Ce n’est pas tout le monde qui a la chance de participer au championnat mondial de hockey junior. Je suis arrivé au camp de sélection de l’équipe suisse et j’ai tout donné», affirme-t-il.

«Je ne savais pas autant à quoi m’attendre, que ce soit pour le camp ou pour le tournoi, parce qu’en jouant en Amérique du Nord, on ne voit pas les joueurs européens. À l’inverse, l’entraîneur ne t’a pas vu non plus et c’est pour ça qu’il faut donner le maximum pour se faire remarquer. Ça s’est donc bien passé pour moi.»

Celui qui présente un dossier de 3-10=13 en 35 rencontres cette saison dans la LHJMQ s’est adapté rapidement à son nouvel environnement.

«J’avais déjà fait le Championnat du monde U-18 (à Grand Forks, dans le Dakota du Nord) avec plusieurs d’entre eux en 2015. On a aussi eu deux camps d’entraînement durant l’été et c’était pratiquement les mêmes gars. On a donc eu une très bonne ambiance d’équipe.»

Le patineur de 5 pieds 11 pouces et 165 livres reconnaît que le calibre du jeu était pas mal supérieur à ce qu’il connaissait dans la LHJMQ.

«Je dois dire que j’ai été un peu surpris quand je suis revenu ici à Moncton. J’avais l’impression d’avoir plus de temps pour faire mes jeux qu’avant!», rigole-t-il.

«Au niveau international, tout doit se faire très rapidement. C’est bien de jouer plus vite, mais c’est bien d’avoir plus de temps. Ça permet de faire mieux les choses. Mais on doit s’y faire, parce que la vitesse est la même dans les ligues professionnelles. C’était donc du bonus pour moi de jouer à ce niveau.

Le Coultre s’est dit honoré de porter le chandail rouge et blanc de la Suisse à Buffalo.

«C’est toujours quelque chose de spécial quand on peut représenter son pays et jouer pour l’équipe nationale. Le championnat mondial, c’est vraiment gros. Il y a beaucoup d’attention des médias et des amateurs de hockey. Je suis vraiment fier d’avoir pu y participer avec mon pays.»

Même si son équipe n’a remporté qu’un seul match, l’athlète âgé de 18 ans estime avoir livré la marchandise.

«Ça s’est bien passé en général. J’ai essayé d’imposer mon jeu. Je m’en suis bien sorti en général. Comme équipe, on a eu des bonnes parties, notamment contre la Suède (un revers de 7 à 2) et la République tchèque (une défaite de 6 à 3). On tenait la Russie après deux périodes, mais on a pris des mauvaises pénalités et on perdu le momentum (dans une défaite de 5 à 2). On s’est bien battu lors des quarts de finale, mais on est tombé contre plus fort que nous (le Canada).»

Simon Le Coultre souhaite maintenant que ce genre de prestation lui ouvre les portes du hockey professionnel, comme ce fut le cas pour son ancien coéquipier chez les U-18, Nico Hishier.