Un duel de mal-aimés au Centre régional K.-C.-Irving

Attendez-vous à tout un duel de gardiens, mercredi soir, avec la visite du Phoenix de Sherbrooke au Centre régional K.-C.-Irving. Un duel qui va opposer deux mal-aimés dans leur ancienne organisation et qui sont en quête de rédemption.

D’un côté, tu as Reilly Pickard qui ne demanderait pas mieux que de battre cette équipe qui a eu le culot de cesser de croire en lui. Et à l’autre bout, tu as Evan Fitzpatrick qui lui aura l’occasion de démontrer aux partisans qu’il est réellement le meilleur homme pour défendre la cage du Titan lors des prochaines séries éliminatoires.

Depuis la transaction du 2 janvier, force est d’admettre que Fitzpatrick est celui qui s’est le plus démarqué.

Le nouveau gardien numéro un Titan (27-13-8, 62 pts) a remporté cinq de ses sept décisions, tout en maintenant une moyenne de buts alloués de 2,34 et un taux d’arrêts de ,905.

Pickard, pour sa part, montre un dossier de trois gains et cinq revers avec une moyenne de buts alloués de 3,36 et un taux d’arrêts de ,890.

Après des débuts intéressants avec le Phoenix (20-20-9, 49 pts), ç’a été particulièrement pénible la semaine dernière contre les Voltigeurs et l’Armada qui l’ont carrément martyrisé.

Même s’il a d’abord dit à la blague que c’était (Joseph) Murdaca qui serait le partant, Mario Pouliot n’a pas voulu trop commenter le retour de Pickard, voulant sans doute éviter de gonfler davantage la motivation de ce dernier. Il s’est plutôt contenté de souligner le travail de son nouvel homme de confiance.

«Nous voyons une belle progression chez Evan. À chaque partie, il gagne en confiance», affirme l’entraîneur.

«Bien sûr, c’est clair qu’il y en a qui vont faire un gros plat de ce duel de gardiens, mais pour nous ce n’est pas le plus important. Notre focus est sur notre volonté à continuer de nous améliorer comme équipe. Nous voulons poursuivre notre belle séquence», révèle Pouliot, dont l’équipe a remporté ses cinq derniers matchs.

Selon Pouliot, le Phoenix est un club dangereux.

«C’est une équipe qui possède une bonne attaque avec deux bons trios offensifs. Et avec un défenseur comme Thomas Grégoire, on se doit de faire attention à leur attaque à cinq. Grégoire a réussi 22 de ses 47 points en supériorité numérique», mentionne-t-il.

Pouliot ajoute avoir encore en mémoire le match du 19 novembre dernier, alors que le Phoenix avait aisément défait le Titan 5 à 2 au Palais des Sports Léopold-Drolet.

«Nous n’avions pas joué un grand match ce soir-là. Le Phoenix menait 4 à 0 après deux périodes et ils ont obtenu plus de 40 lancers contre nous. Cela dit, nous n’avons plus la même équipe, mais je veux néanmoins que les gars remettent le pendule à l’heure», souligne-t-il.

«D’ici les séries, nous voulons que les joueurs jouent de façon plus serré en zone défensive et que nous nous servions de notre vitesse et de notre intensité en échec avant. C’est ce que je veux voir contre Sherbrooke. Nous devons attaquer leur jeune défensive et forcer Grégoire et leur jeune brigade défensive à faire des jeux sous pression. J’ai beaucoup aimé la façon dont Jeffrey Viel a donné le ton contre Rimouski, dimanche. Nous sommes gros et rapides, alors il faut s’en servir», indique Mario Pouliot.