Hockey sur étang à Caraquet: «Ça ne peut pas être plus beau»

Quand Dame Nature décide de collaborer, l’hiver est capable d’enchanter même les plus récalcitrants. C’est encore plus vrai lorsque le décor s’y prête comme c’était le cas, samedi, au port de Caraquet. Près de 70 adultes, hommes et femmes, ont retrouvé la magie de leur enfance le temps d’un tournoi de hockey sur étang qui ne demande qu’à émerveiller davantage dans les années à venir.

Les Pitounes, la seule formation féminine de cette première, ont aussi bien dire déjà encercler la date du prochain tournoi tellement elles ont adoré leur expérience.

«Ce matin, quand nous sommes arrivées pour disputer le premier match, la glace était neuve et avec les bateaux en arrière-plan, ça m’a touché. C’était spécial à regarder. Vraiment, ç’a été une belle expérience. Ça m’a ramené dans le temps où j’étais plus jeune et que je jouais dehors. Ça ressemblait pas mal à ça», affirme Catherine Poirier.

«J’en ai eu mal aux poumons lors de mes premiers coups de patin tellement j’ai ressenti un surplus d’air, soutient sa soeur Gabrielle. Ç’a fait du bien. Je ne sais comment l’expliquer, mais on dirait que faire de l’exercice dehors fait plus de bien. Même que je dirais que c’était encore mieux que ce dont je ne me l’étais imaginé.»

Les Pitounes sont en fait une équipe composée composée d’ex-porte-couleurs des Acadiennes de la polyvalente Louis-Mailloux. Outre les soeurs Poirier, on y retrouvait aussi Janelle Downing, Maude DeGrâce, Christine Pinet et Aurélie Thériault.

«Nous sommes venues ici seulement pour avoir du fun, souligne Gabrielle. Comme nous étions la seule équipe de filles, nous n’étions pas ici pour gagner. Pour nous, c’était la première fois que nous participions à un tournoi sur étang et nous avons adoré ça. Nous allons revenir l’an prochain et nous espérons qu’il y aura d’autres équipes de filles.»

Les Pitounes ont certes perdu leurs trois matchs, mais elles sont quand même donné du fil à retordre aux garçons en s’inclinant par les marques de 26-15 (Chiefs), 25-18 (Big Sticks) et 25-10 (Scores).

Chez les Kings, un club qui s’est incliné dans l’une des demi-finale au compte de 12 à 9 face au P’tit Ruisseau, Sébastien Lanteigne savourait lui aussi chaque instant sur la patinoire.

«Ça ne peut pas être plus beau, s’est exclamé Lanteigne. C’est une journée incroyable pour jouer dehors. C’est spécial parce que tout le monde qui est ici a commencé à jouer au hockey sur une glace dehors.»

«J’ai joué aux tournois de Tracadie et de Plaster Rock, mais ce n’est pas comme ici. Les bateaux donnent une personnalité au tournoi. Pour moi, qui suis pêcheur, c’est extraordinaire. Il n’y a pas si longtemps, je passais ici à bord d’un bateau et aujourd’hui je suis au même endroit sur mes patins», a-t-il ajouté.

C’est à la formation de Lamèque qu’est revenu l’honneur de remporter la finale au compte de 21 à 8 contre le P’tit Ruisseau. En demi-finale, Lamèque a eu raison des Chiefs 13 à 10.

L’équipe de Lamèque comprenait Barry Bezeau, Michel Rail, Billy Bezeau, Serge Noël, Tommy Bezeau et Hubert Blanchard.

Un organisateur comblé

Daniel Landry était un organisateur comblé, samedi après-midi, alors qu’il regardait les matchs présentés sur les deux surfaces aménagés au port.

Un premier tournoi que l’agent de développement économique de la municipalité souhaitait petit afin de s’assurer de grandir sur des bases solides.

«Nous pouvons déjà dire mission accomplie, confie-t-il. C’était important de commencer petit pour apprendre. Nous avons d’ailleurs déjà rempli une feuille de notes depuis ce matin. Il y a plusieurs détails qu’il faudra améliorer. Il faut apprendre à nous responsabiliser pour les moindres détails, aussi petits soient-ils. Nous avons également plusieurs idées que nous aimerions développer pour l’année prochaine et pour les autres qui vont suivre.»

Dès 2019, il est déjà acquis que le tournoi ne se limitera pas à une seule journée.

«Si nous voulons que ça devienne un événement hivernal, il faut que ça déroule pendant plus qu’une journée. L’idéal serait d’avoir des parties en soirée les jeudi et vendredi, puis le reste du tournoi pendant toute la journée de samedi. Le plan est aussi d’ajouter d’autres activités connexes en parallèle», dit-il.

Daniel Landry était par ailleurs particulièrement satisfait des partenariats établis avec le CCNB Campus Péninsule acadienne, soit le programme de Communication radiophonique, qui assurait l’animation en direct, de même que le programme Production et animation 3D.