En Tobie Paquette-Bisson, le Bleu et Or ajoute un défenseur complet et expérimenté

Tobie Paquette-Bisson est un gars qui carbure aux défis. Ça tombe bien, parce que le défenseur de l’Armada de Blainville-Boisbriand va en avoir tout un devant lui l’an prochain à Moncton.

De passage au Colisée de Moncton la semaine dernière pour affronter les Wildcats, le patineur âgé de 20 ans a annoncé sa venue avec les Aigles Bleus de l’Université de Moncton pour la saison 2018-2019.

Une nouvelle que n’a cependant pas voulu confirmer la direction du Bleu et Or dimanche.

«Je vois ça comme un beau défi. J’ai parlé à plusieurs gars, et même si ça ne va pas toujours bien, ils aiment ça là-bas et ils ont du fun. Je sais qu’ils vont dans une bonne direction», mentionne le patineur originaire de Rosemère, au Québec.

Le vétéran a bien aimé ses discussions avec la direction du Bleu et Or au cours des dernières semaines.

«C’est un mélange de choses. Je voulais aller à une bonne école et une bonne organisation et j’aime beaucoup ce que l’Université de Moncton offre. Ils ont un bon programme de hockey et j’ai entendu des bonnes choses de l’entraîneur Judes Vallée et du directeur général Jean-François Damphousse», explique-t-il.

Même si l’équipe ne participe pas aux séries de fin de saison, Paquette-Bisson n’est pas du tout inquiet.

«Ils ont vraiment l’air à s’en aller dans une bonne direction. Je sais que ça ne va pas super bien en ce moment, mais ils sont en train de rebâtir l’équipe. Ce qu’ils avaient à m’offrir m’a beaucoup intéressé.»

Le talentueux défenseur est le genre de patineur qui peut jouer plusieurs rôles au sein d’une formation.

Offensivement, il connaît de très bons moments avec l’Armada, comme en témoigne son dossier de 2-18=20 en 45 rencontres.

Il présente aussi une ronflante efficacité de +45, ce qui lui permet d’occuper le premier rang à ce chapitre dans la LHJMQ.

«Je suis prêt à jouer le rôle qu’ils vont bien vouloir me confier. Ils vont chercher des gars qui vont jouer des rôles spécifiques dans l’équipe et je vais faire ma part. Je suis un bon défenseur fiable, mais je suis aussi capable d’apporter de l’offensive», avance l’athlète de 6 pieds 3 pouces et de 195 livres.

L’arrière est un habitué des déménagements. Depuis 2014-15, il a évolué avec trois formations de la LHJMQ, effectuant des séjours avec le Drakkar de Baie-Comeau (75 rencontres réparties sur deux saisons), les Screaming Eagles du Cap-Breton (64 parties réparties sur deux saisons) et l’Armada (73 rencontres réparties sur deux saisons).

Le Québécois, qui a disputé 42 rencontres en carrière en séries éliminatoires dans le circuit Courteau, ne ferme pas complètement la porte au hockey professionnel, mais on sent que son idée est déjà faite.

«Ça va vraiment dépendre de l’offre. C’est sûr que si on se fait offrir notre rêve, c’est certain qu’on va y aller. Mais je ne veux pas négliger mes études. Le hockey, ça se termine à un moment donné. Il faut penser qu’un jour, on revient à la maison et il faut avoir quelque chose en terme de diplôme.»

Tobie Paquette-Bisson a une bonne idée de ce qui l’attend la saison prochaine puisqu’il a déjà assisté à des rencontres de niveau universitaire.

«J’ai vraiment été surpris du calibre. C’est vraiment du gros hockey. Ils (des étoiles du hockey universitaire) ont battu Équipe Canada junior dans deux parties (préparatoires) et ça ne me surprend pas. Je pense que les joueurs universitaires sont vraiment sous-estimés», affirme-t-il.

«Et n’oublions pas que plusieurs joueurs terminent leur carrière dans le hockey universitaire, et après ils signent un contrat de ligue américaine ou pour l’Europe.»

La signature du défenseur devrait être confirmée au début de la semaine, tout comme celles de l’Acadien Alexander Bernier (Blizzard d’Edmundston) et d”Olivier Desjardins (Islanders de Charlottetown), deux autres arrières.