Marlène Boissonnault peut rêver aux plus grands honneurs dans la NCAA

Marlène Boissonnault connait une saison de rêve avec les Big Red de l’Université Cornell. Tellement que la gardienne acadienne pourrait mener son équipe à une première conquête du championnat de hockey féminin de la NCAA.

L’athlète originaire de Dundee est devenue complètement invincible à l’aube des séries éliminatoires.

Boissonnault a blanchi ses adversaires à ses trois dernières sorties.

Et tout, elle compte six coups de pinceau depuis le début de la campagne 2017-2018.

La joueuse âgée de 20 ans présente une fiche de 17-5-3, avec une moyenne de 1,71 et une efficacité de ,923 à sa troisième saison à Cornell.

Tous ces chiffres lui permettent d’aspirer logiquement aux grands honneurs.

«Nous avons une équipe quand même assez spectaculaire cette saison. On est toutes très proches dans l’équipe. Toutes les filles sont prêtes à jouer dès que la rondelle tombe sur la patinoire, jusqu’à la fin. Tout le monde veut absolument gagner», affirme-t-elle.

Le Big Red est présentement classé 5e à travers les États-Unis.

«On a une équipe qui peut faire des dommages en attaque. Et personne dans cette équipe ne veut pas gagner le tournoi final. Toutes les filles sont prêtes à faire des sacrifices chaque jour pour atteindre notre objectif», mentionne-t-elle.

Sauf que la route vers le championnat des États-Unis est très longue.

Même si Cornell est déjà assuré de remporter le titre de son circuit (Ivy League), la formation qui a pignon sur rue à Ithaka, dans l’état de New York, n’est pas au bout de ses peines.

Pour atteindre le tournoi national (connu sous le nom de Frozen Four), elle devra remporter le titre de sa conférence (ECAC).

L’Université Cornell revendique quatre titres de la conférence Est au cours de son histoire, soit ceux de 2010, 2011, 2013 et 2014.

L’an dernier, le Big Red avait baissé pavillon en finale contre l’Université Clarkson.

Mais cette saison sera la bonne, déclare la gardienne de 5 pieds et 10 pouces.

«On va là pour dominer et pour ramener le trophée à la maison», affirme-t-elle sans broncher.

Pour le Big Red, pas question de revivre les tristes émotions de 2017.

«Ce fut une expérience frustrante, mais ça nous donne de la motivation pour cette année. Beaucoup de filles ont vécu cette douleur et ça va nous renforcir et nous endurcir. On sait ce dont on a besoin pour gagner», avance Marlène Boissonnault.

La phase finale du championnat des États-Unis aura lieu du 16 au 18 mars à Minneapolis, au Minnesota.

Rappelons que Cornell n’a jamais réussi à mettre la main sur ce titre national.

En 2010, le Big Red s’était incliné 3 à 2 (en troisième prolongation) face à l’Université Minneapolis-Duluth en finale.

Et quand elle regarde plus loin en avant, la gardienne acadienne rêve aux Jeux olympiques.

Elle a d’ailleurs fait un gros pas dans cette direction en représentants le Canada lors d’un tournoi avec l’équipe nationale de développement en janvier en Allemagne.

«Chaque fois que je peux porter ce chandail-là, je le fais avec fierté. C’est un honneur incroyable. C’est très difficile à décrire en mots», exprime-t-elle.

Boissonnault croit fermement en son rendez-vous olympique de 2022 à Pékin.

«Tout est possible. C’est mon objectif depuis très longtemps. C’est mon rêve depuis que je suis petite. Je ne veux pas jouer pour moi-même, mais pour mon pays. J’ai le sentiment que je suis de plus en plus proche.»