La nageuse Madeleine Léger réalise son rêve

Madeleine Léger a gagné ses épaulettes! Enfin, son casque de bain.

L’athlète originaire de Sainte-Marie-de-Kent a finalement atteint son objectif ultime.

Du 14 au 17 mars prochains, elle s’élancera dans la piscine du Pavillon aquatique McCorkle de Greensboro (Caroline du Sud) pour participer aux championnats de natation de la NCAA (division II).

La nageuse âgée de 20 ans représentera l’Université d’Indianapolis lors du plus grand rendez-vous sportif aux États-Unis.

«C’est pas mal excitant. J’ai vraiment hâte que ça arrive. La saison commence à être longue. J’ai hâte d’avoir fini», rigole-t-elle.

«Je vais être au moins dans un relais, peut-être dans un deuxième. Je ne suis pas encore certaine. Mais l’important, c’est que je vais y participer.»

Pour elle, c’est l’aboutissement de trois années de travail et de sacrifices.

«J’étais soulagée quand j’ai appris la nouvelle. Je ne pouvais pas croire que j’aurais finalement la chance d’y aller et de représenter mon université. C’est une récompense pour tout le travail que j’ai mis là-dedans depuis plusieurs années. Tout ça a valu la peine.»

La nageuse acadienne aura la chance de se mesurer aux meilleures nageuses des États-Unis à Greensboro.

La spécialiste du dos avoue qu’elle sera nerveuse, mais fébrile.

«Je vais probablement nager le 50m dos, une course qui va durer 26 secondes. Tout va se passer très vite. C’est là que je vais avoir la nervosité, l’adrénaline et tout ça. Mais il faut rester concentré et ne pas être trop préoccupé avec tout ce qui se passe», raconte-t-elle.

«Mais j’ai déjà participé à des compétitions de haut niveau. Je pense que vais être correct.»

L’équipe de relais entend bien tirer son épingle du jeu lors de cette prestigieuse compétition.

«On ne vise pas nécessairement le podium, mais on espère se qualifier pour la finale A, donc le top 8. Si on pouvait accomplir ça, ce serait vraiment bien.»

Quand elle regarde son parcours, la petite fille de Notre-Dame-de-Kent constate qu’elle en a fait du chemin.

«C’est drôle de penser ça. Ça fait presque 12 ans que je nage et je me souviens de mes débuts avec le CNBO (Club de natation bleu et or) à Moncton. Ça a toujours été mon but de  me rendre jusqu’aux championnats de la NCAA», affirme-t-elle.

«Dès que je j’ai réalisé que je pouvais aller nager aux États-Unis, j’ai décidé que c’est ce que j’allais faire. Il n’y avait aucun doute dans mon esprit, même quand des gens me disaient que ça n’allait pas arriver. C’est vraiment satisfaisant d’être rendu là. Je peux me dire que je l’ai fait.»

Cette dernière déclaration laisse sous-entendre qu’elle accrochera son casque de bain d’ici quelques semaines.

Si elle décide de revenir, ce serait pour tenter de se qualifier pour les championnats nationaux dans une discipline individuelle.

Mais on sent très bien que ses études en médecine vont prendre de plus en plus de place dans sa vie.

«J’aurai beaucoup de décisions à prendre au cours des prochains mois. Mais je pense rester à l’Université de Moncton pour étudier en médecine (à travers l’Université de Sherbrooke)», confie-t-elle.

Si c’est le cas, Madeleine Léger pourra quitter la piscine la tête haute, en attendant sa nomination au temple de la renommée des sports du Nouveau-Brunswick.