Acadie-Chaleur: les Alpines ont suivi leur recette à succès

Des buts rapides de Lucien-Carl Sonier et Michel Losier dans la première moitié du premier vingt ont pavé la voie vers une victoire de 4 à 1 des Alpines de Tracadie sur les Marchands de Shippagan, en lever de rideau de la finale du Circuit senior Acadie-Chaleur qui prenait son envol mercredi soir au Complexe S.-A.-Dionne.

Pour le défenseur Ryan Ferguson, il ne fait aucun doute que les Alpines vont connaître du succès tant qu’ils joueront avec la même intensité démontrée dans le premier duel.

«Ce qui a fait la différence c’est que nous avons su jouer avec nos forces, affirme-t-il. Nous les avons dominés avec notre vitesse et aussi par le fait que les attaquants ont respecté le plan de match. Il y en avait toujours un qui venait nous donner un coup de main quand les Marchands étaient dans le fond de notre territoire. Et puis Charles a encore fait les gros arrêts. C’est devenu une habitude pour lui.»

«Je crois que nous avons aussi réussi à ébranler leur jeune gardien (Guillaume Chiasson) avec nos deux buts en première. Par la suite, on l’a senti nerveux. Il avait de la difficulté à contrôler ses rebonds. C’est normal qu’il soit nerveux. Il est jeune et il s’agit de sa première finale», révèle-t-il.

Ferguson et son partenaire à la ligne bleue, Kevin Landry, avaient aussi le lourd mandat de surveiller René-Guy Haché et Pierre-Paul Roussel dans le camp des Marchands.

«Chaque fois que ces gars-là étaient sur la glace, Kevin et moi y étions aussi. Je crois que nous avons fait du bon travail pour les empêcher de faire des jeux.»

Selon Ferguson, il faut s’attendre à ce que les Marchands fassent quelques changements dans leur stratégie.

«Ils ont essayé de rivaliser avec nous sur le plan de la vitesse et ça n’a pas fonctionné. Vendredi, je crois qu’ils vont vouloir être plus robustes. Ils peuvent bien essayer s’ils veulent, nous avons des gros gars pour jouer à ce jeu. Nous sommes prêts. Pour notre part, il n’est pas question de changer la recette», indique-t-il.

Yannick Devost et Nicholas Richard ont réussi les autres buts des Alpines. Ulysse Brideau a obtenu deux passes.

Marc-Antoine Robichaud a ravivé les espoirs des Marchands en réduisant l’écart à 4 à 1 à la 55e minute quand la rondelle a dévié sur Kevin Landry qui tentait de bloquer le tir. Malheureusement pour les Marchands, il était trop peu trop tard.

Les Alpines ont dominé 36-19 au chapitre des lancers.

La deuxième rencontre aura lieu vendredi soir, toujours à 20h, au Centre Rhéal-Cormier. Les deux formations se retrouveront ensuite dimanche à Tracadie à compter de 19h.

Les Marchands promettent d’être un adversaire plus coriace à Shippagan

Foi de Marc-Antoine Robichaud, les Marchands de Shippagan seront un adversaire nettement plus difficile vendredi soir au Centre Rhéal-Cormier.

Selon celui qui fait d’office de quart-arrière au sein de la brigade défensive estime que les Marchands ont carrément gelé devant les Alpines de Tracadie.

«C’est une nouvelle série dans un nouvel aréna et nous avons semblé gelé, dit-il. Ça nous était également arrivé au début de la série contre Caraquet. Nous sommes arrivés à Tracadie trop confiants en pensant que ce serait facile. La vérité c’est que nous affrontons une très grosse équipe et cette défaite dans le premier match nous remet sur Terre.»

«Nous avons surtout oublié ce qui a fait en sorte que nous avons pu battre les Rameurs et les Acadiens dans les deux premières séries. C’est notre éthique de travail qui a fait en sorte que nous avons gagné. Pour gagner, il nous faut mettre nos bottes de travail. Il faut jouer avec robustesse et mettre de la pression sur leurs défenseurs. Tu peux être sûr que ça va être un match complètement différent. Vendredi, les gars vont vouloir manger les bandes. Il est hors de question de retrouver de l’arrière 2-0 dans la série», prévient Robichaud.

Le numéro 21 des Marchands est aussi d’avis que les joueurs devront générer plus d’offensive.

«C’est impossible de croire que l’on puisse battre un gardien comme Charles Austin en ne lançant que 19 fois. C’est inacceptable. Nous sommes en finale. Il faut non seulement lancer plus souvent mais aussi trouver une façon de capitaliser sur nos chances. Et notre jeu en supériorité numérique devra aussi être meilleur», dit-il.

Bonne nouvelle, les Marchands pourront compter sur le retour au jeu du vétéran Samuel Paquet.

«Samuel est un joueur qui peut faire la différence et sa présence va nous permettre de mieux équilibrer nos trios», ajoute Marc-Antoine Robichaud.