Un triomphe «irréel» pour cinq volleyeurs acadiens

«On voit des photos de nous avec la médaille d’or autour du cou, mais on ne réalise pas encore que les gars dans les photos, c’est nous. C’est irréel.»

Xavier LeBlanc-Martin va se souvenir longtemps de sa dernière saison de volleyball collégial.

Non seulement l’Acadien de Petit-Rocher a-t-il pu mettre la main sur le championnat canadien après deux cruelles défaites en 2016 et en 2017, mais il a pu en plus partager ces moments avec ses quatre compatriotes Miro Pelletier (Sainte-Anne-de-Kent), Tyler Martin (Saint-Charles), Nicholas Doucet (Fredericton) et Zachary Allain (Beresford).

«Je n’en reviens pas encore. Ça fait longtemps qu’on en parle et qu’on dit que c’est notre objectif. Le fait de l’avoir finalement atteint, c’est difficile à croire», raconte le gaillard de 6 pieds 2 pouces et de 185 livres.

Les Titans du cégep de Limoilou ont signé un triomphe de trois sets à un aux dépens des Falcons du collège Fanshaw (Ontario) en finale lors du tournoi présenté en fin de semaine à Victoria, en Colombie-Britannique.

«On a commencé un peu lentement et on perdait 5 à 0 dans la première manche. On a finalement perdu le set 25 à 18 à cause de ce mauvais début. Mais on s’est retroussé les manches après ça et on gagné les trois manches suivantes», indique l’attaque et spécialiste des réceptions.

En avance deux sets à un, les hommes en rouge, blanc et noir pouvaient sentir la victoire dans la quatrième manche.

«Vers la fin, on a réussi à franchir la barre psychologique des 20 points (20 à 14) et on savait qu’on était vraiment proches. On était excités, mais on se disait de rester calme et de rester concentré parce que le match n’était pas fini», se souvient le vétéran de trois saisons.

«Mais on sentait l’excitation sur le banc et sur le terrain. Quand un joueur adverse a manqué son service, on s’est tous regardés et on a commencé à courir partout! C’était incroyable.»

Pour les joueurs des Titans, c’était enfin la conquête du titre national, après trois défaites consécutives en finale.

«On regardait Fanshaw recevoir leur médaille d’argent et on se disait que nous, ça faisait trois ans de suite qu’on l’avait. Et là, on avait enfin l’or.»

Pour le vétéran âgé de 20 ans, il s’agissait d’une ultime tentative à la gloire, lui qui s’alignera avec le Rouge et Or de l’Université Laval en 2018-2019.

«C’est un mélange de soulagement, de fierté et un sentiment d’accomplissement. Gagner un championnat canadien, c’est un long processus. Ça ne se fait pas en une saison. Nous, ça fait trois ou quatre ans qu’on travaille là-dessus.»

Selon lui, c’est l’esprit de corps qui a permis aux Titans de l’emporter.

«C’est la solidarité entre les joueurs qui a fait la différence. On se faisait tous confiance et on savait tous ce qu’on avait à faire. On savait que notre préparation pour nous rendre jusque là avait été impeccable. Si on avait perdu, on n’aurait eu aucun regret parce qu’on savait qu’on a tout fait pour gagner.»