La nervosité tenaille le Blizzard et Alexandre Jacob

Alexandre Jacob ne se souvient pas d’avoir disputé de match numéro sept au cours de sa carrière dans le hockey. Le vétéran avoue donc qu’il sera nerveux mercredi soir, quand le Blizzard d’Edmundston sautera sur la patinoire du Centre Jean-Daigle pour affronter les Western Capitals de Summerside.

Malgré la nervosité qui le tenaille, le vétéran devra puiser dans sa longue expérience pour mener son équipe, mais surtout pour s’assurer que les jeunes jambes du Blizzard ne perdent pas les pédales dans ce match sans lendemain.

Edmundston a le dos au mur, mais la bonne nouvelle, c’est que c’est aussi le cas pour Summerside.

«Je vais leur dire de ne pas être trop nerveux. Ils doivent utiliser ça comme du bon stress et se dire que c’est juste un autre match de hockey. Ils doivent aussi avoir du plaisir à jouer. Les septièmes parties, c’est pour ça qu’on joue au hockey et c’est ça qui fait le charme des séries», exprime le patineur originaire de Dieppe.

«Ce sera possiblement ma première partie numéro sept. Je me sens excité et fébrile. Je ne suis pas nerveux, juste motivé. Je sais que la foule va être avec nous et ça va être un bon match de hockey. Ça va être un match agréable à jouer», assure le numéro 22 du Blizzard.

Le joueur de centre savait dès le début que les Western Capitals ne seraient pas une proie facile. Les Insulaires lui ont donné raison. Sauf que le Blizzard aura la chance de disputer cette partie ultime devant ses partisans, un avantage certain en séries.

«Je ne m’attendais pas à ce que la série se termine en quatre parties et je savais que c’était possible que ce soit long, souligne-t-il. On doit juste se concentrer sur le match que nous avons à jouer. Évidemment, on a le dernier changement en étant chez nous et c’est quelque chose qui va nous aider. On veut utiliser l’énergie qu’il va y avoir dans l’aréna à notre avantage. On sait comment gagner et on sait ce qu’on a à faire.»

Après une saison incroyable (36-10-4-0) et une première ronde sans histoire (un balayage en quatre rencontres face aux Timberwolves de Miramichi), les hommes de Ryan Salvis rencontrent leur première véritable opposition.

Alexandre Jacob reconnaît que son équipe doit maintenant se retrousser les manches.

«On a eu plus de tirs qu’eux dans toutes les parties, mais on ne pouvait pas finir nos jeux autour du filet», note le futur joueur des Aigles Bleus de l’Université de Moncton.

«On a manqué beaucoup de chances, et à l’autre bout, Summerside a beaucoup de talent en attaque. C’est une équipe qui profite de la plupart de ses chances de marquer. Leur avantage numérique est aussi vraiment dangereux et ils ont marqué plusieurs buts quand on avait un joueur au banc des pénalités (Summerside a marqué 13 buts en supériorité numérique en séries). Il faudra faire attention à ça.»

Même si l’alignement du Blizzard regorge de talent, le mot d’ordre pour ce septième match sera la simplicité.

«On devra garder les choses simples et jouer physique avec eux. On devra envoyer la rondelle dans le fond de leur zone et mettre de la pression sur leur défensive. Il faudra aussi utiliser notre vitesse.»