Le Blizzard a profité de l’avantage de la patinoire

Pour sa première saison dans le Nord-Ouest, le Blizzard d’Edmundston a convié tous les amateurs de hockey à un magnifique voyage. Prochain arrêt: la finale pour le titre de la Ligue de hockey junior des Maritimes.

Après avoir renversé les Western Capitals de Summerside 8 à 3 dans le septième match de la série finale de la division Eastlink Nord, mercredi soir, la troupe de Ryan Salvis a maintenant rendez-vous avec les Mariners de Yarmouth pour l’obtention d’un trophée qui n’a pas encore de nom.

Une rencontre logique puisqu’elle met aux prises les deux meilleures formations du circuit. Les Mariners ont dominé la division Eastlink Sud en saison régulière (35-14-1) avant d’éliminer les Bearcats de Truro en sept matchs et les Lumberjacks de South Shore en cinq parties.

Chez le Blizzard, le meneur de la division Nord en saison (36-10-4) s’est débarrassé des Timberwolves de Miramichi en les balayant au premier tour avant de se rendre à la limite contre les Western Capitals.

«Ce fut probablement le match le moins stressant des séries pour nous en raison du pointage, raconte le pilote du Blizzard. Ce fut serré pendant un moment, mais nous avons eu quelques bonds favorables et le stress s’est envolé.»

L’ambiance survoltée au Centre Jean-Daigle a fait le reste, affirme-t-il. L’équipe a joué devant une 14e salle comble d’affilée.

«Le fait que nous avions l’avantage de la patinoire, comme ce fut le cas pendant toutes les séries, nous a grandement aidés. Nous en avons pleinement profité mercredi soir. Les gens étaient debout pour les deux dernières minutes de jeu. C’était complètement fou.»

Les huit buts marqués par Edmundston représentent un sommet pour eux cette saison. Une pétarade qui est arrivée à un très bon moment.

«C’est un peu ironique d’avoir pu marquer autant de buts parce que Summerside a toute une attaque. J’imagine qu’on les a pris à leur propre jeu.»

Malgré l’euphorie de la victoire, les joueurs du Blizzard sont rapidement revenus sur terre, indique Salvis.

«Plusieurs de nos leaders se sont levés dans le vestiaire après le match et ont clairement indiqué aux plus jeunes qu’on a encore pas mal de boulot à accomplir cette saison.»

L’entraîneur-chef dit vivre une expérience incroyable cette saison à Edmundston.

«Je pense que cette présence en finale veut dire beaucoup pour notre communauté. Chaque partie locale a été disputée à guichets fermés. Il y a donc beaucoup de fébrilité et d’énergie autour de l’équipe présentement.»

En saison régulière, les deux équipes se sont affrontées à trois reprises. Yarmouth l’a emporté 2 à 1 le 19 novembre à Edmundston et 4 à 1 le 4 janvier devant ses partisans. Le Blizzard a signé une victoire de 6 à 3 le 6 février dans son repère.

Même si les deux équipes se connaissent très peu, l’entraîneur-chef affirme avoir confiance.

«C’est une équipe qui nous a talonnés au classement pendant toute la saison. Ils n’ont pas vraiment de joueurs vedettes, mais ils jouent en équipe et ils vous font travailler pour chaque but», analyse-t-il.

«Je pense que si nous continuions à jouer comme nous l’avons fait lors du dernier mois, nos chances de l’emporter sont excellentes.»

Celui qui en est à sa deuxième saison à la barre de l’équipe se retrouve dans l’inconnu en finale.

«Tout ça est un peu nouveau pour moi. Mais je sais que nos vétérans vont guider le reste de l’équipe», avance-t-il.

L’attaquant Kyle Ward est le seul qui avait remporté la coupe Kent avec les Commandos de Dieppe en 2016.

Les deux premiers matchs de cette série quatre de sept seront présentés samedi et dimanche soirs, dès 19h30, au Centre Jean-Daigle.