Les Wildcats peuvent-ils répéter un miracle?

Les Wildcats de Moncton ont réalisé un véritable petit miracle mercredi soir dans ce qui pourrait être le dernier match de leur histoire au vénérable Colisée. Peuvent-ils répéter l’exploit contre la meilleure équipe de la LHJMQ en 2017-2018, cette fois à Fredericton? Darren Rumble le pense.

Après trois solides coups de pied au derrière pour amorcer la série (6 à 1, 9 à 3 et 7 à 1), les Wildcats ont enfin réussi à arracher quelque chose des griffes des champions du calendrier régulier, l’Armada de Blainville-Boisbriand, avec leur victoire de 5 à 4.

«Je lève mon chapeau à mes joueurs. Il aurait été facile pour eux de tout abandonner et de laisser l’Armada gagner la série, mentionne-t-il. Nous avons eu une bonne rencontre et nous avons discuté de l’importance d’être des compétiteurs et de ce que cela voulait dire. On a aussi insisté sur la fierté de représenter notre équipe et notre communauté.»

Ses joueurs ont visiblement compris le message. Ils ont réussi à sortir leur adversaire de leur zone de confort, et plus important encore, de leur plan de match. En jouant un style plus échevelé, moins structuré, Moncton a réussi à surprendre l’Armada.

«Nous allons jouer de la même façon vendredi, indique Rumble. La quatrième partie est toujours la plus difficile à gagner. C’est une constante dans le hockey. Tout ce qu’on peut faire, c’est se présenter là et batailler jusqu’à la fin.»

L’entraîneur-chef des Wildcats se dit même optimiste quant à la suite des choses.

«Si on peut réduire leur avance dans la série à 3-2, qui sait ce qui peut arriver?», demande-t-il, avec un éclair dans les yeux.

Une autre victoire des Wildcats. c’est évidemment la dernière chose que veut voir Joël Bouchard, vendredi soir à Fredericton.

Même si le match se déroulera dans un univers totalement inconnu pour l’Armada (pour les Wildcats aussi, d’ailleurs), on ne sent aucune incertitude ou d’hésitation dans ses commentaires.

«On est en séries. L’endroit où on joue n’a pas vraiment d’importance», affirme-t-il, en ajoutant que la défaite de mercredi soir est déjà oubliée.

Il faut dire que l’Armada en a vu d’autres. Bouchard et son groupe savent très bien qu’ils vivront leur part d’adversité dans leur quête vers la coupe Memorial. Et ce n’est pas une première défaite en séries (après six victoires de suite contre les Foreurs de Val-d’Or et les Wildcats de Moncton) qui va les effrayer. La clé du succès pour l’Armada, c’est de ne pas répéter les mêmes erreurs que lors du dernier match.

«On s’est reposé mercredi pour aller jouer là-bas. C’est à nous de nous préparer de la bonne façon, déclare-t-il sans broncher. Les gars ne sont pas contents de leur performance de mercredi soir. L’émotion était pas mal haute et nous les avons laissé relaxer un peu.»

Le niveau d’intensité est effectivement monté d’un cran dans ce quatrième match. Les coups vicieux et les gestes dangereux ont semblé se multiplier.

Encore là, Joël Bouchard prend le tout avec un grain de sel.

«C’est normal, ce sont les séries éliminatoires. On n’attend pas de cadeaux de personne. Si on a des blessures, c’est aux autres de les remplacer», avance-t-il.

D’ailleurs, le défenseur Paquette-Bisson et l’attaquant Alex Barré-Boulet représentent des cas incertains pour le match de vendredi. Les deux ont subi des blessures au haut du corps mercredi et ils ont terminé la rencontre dans les gradins du Colisée. D’ailleurs, Jacob Hudson, des Wildcats, a été suspendu pour trois rencontres par la LHJMQ pour son coup par derrière contre Paquette-Bisson.

Scénario identique chez les Wildcats, alors que l’attaquant Jakob Pelletier sera réévalué avant la rencontre.