Armada-Titan: les entraîneurs n’avaient pas le compliment facile

Les entraîneurs n’avaient pas le compliment facile lors du point de presse après la rencontre.

Joël Bouchard a été le premier à s’exprimer et il s’est montré intraitable concernant la prestation de ses hommes. Peut-être même un peu plus que ce que le client en demandait puisque l’Armada n’a pas disputé un si mauvais match que ça.

«Nous n’avons pas eu un bon match», a affirmé de go Bouchard.

«Les gars n’avaient pas de mauvaises intentions, mais ils avaient un mauvais match dans le corps. La bonne nouvelle, c’est que ça ne nous a pas arrivé souvent d’avoir deux mauvais matchs de suite. Nous trouvons toujours le moyen de rebondir après une mauvaise partie», a-t-il mentionné.

Bouchard a toutefois noté que ses hommes ont montré du caractère en égalant la marque en deuxième, quoique le troisième but du Titan en fin de période médiane a fait mal.

«Demain (mercredi), nous allons jouer avec un état d’esprit différent et ça devrait mieux aller», a ajouté le maître d’oeuvre de l’Armada.

Mario Pouliot a ensuite pris place sur la tribune et s’il était très content du départ de ses hommes et de la façon dont ils ont joué en troisième, c’est une toute autre histoire pour ce qu’il a vu dans la grande majorité du deuxième engagement.

«Nous avons eu un excellent départ, mais après avoir pris l’avance 2 à 0 nous nous sommes mis à tricher, surtout en défensive», a mentionné Pouliot.

«Notre concentration n’était pas à la bonne place. Heureusement, le but (de Morand) en fin de deuxième nous a remis en place. En troisième, j’ai aimé la façon dont les gars se sont comportés dans les moments importants», a confié le pilote du Titan.

«Il va cependant s’assurer de bien jouer pendant 60 minutes. Ceux qui pensaient que ce serait plus facile contre l’Armada… (sont dans l’erreur). L’Armada est un club qui compétitionne toujours», a indiqué Pouliot, qui a cependant tenu à vanter le travail de ses unités spéciales.

Son équipe a marqué deux fois en avantage numérique et une fois alors qu’il jouait avec un homme en moins.

L’auteur du but en infériorité numérique, Samuel L’Italien, ne cachait d’ailleurs pas sa fierté après la rencontre. Son but donnait les devants au Titan 4 à 2 et dès lors on savait que les carottes étaient cuites pour l’Armada. Le trio qu’il complète avec Ethan Crossman et Liam Murphy a été plus que solide.

«C’est le but le plus important de ma carrière. C’était incroyable d’entendre la foule après mon but. C’est venu me chercher», a mentionné celui que l’entraîneur Pouliot surnomme affectueusement le Rocket depuis son tour du chapeau en début de saison régulière.

Antoine Morand en est un autre qui avait le sourire facile après la partie. Après tout, son but en fin de deuxième s’est non seulement avéré le filet vainqueur, mais il a visiblement fait mal

à l’Armada qui venait pourtant de niveler la marque avec deux buts sans riposte.

«Nous voulions sortir fort à la maison pour le premier match et c’est ce que nous avons fait. En deuxième, toutefois, nous avons trop tenté de faire des jeux de fantaisie alors que nous aurions dû continuer à jouer la pédale dans le tapis. Heureusement, nous sommes revenus fort en troisième», a lancé le numéro 88 qui a lui aussi été charmé la la foule.

«C’est plaisant de jouer quand la foule est derrière toi. L’ambiance ce soir était incroyable», a-t-il dit.

Olivier Galipeau croit quant à lui que l’appui de la foule a certainement aidé en début de match.

«La foule et la première punition de l’Armada nous a permis d’aller chercher le momentum», a noté Galipeau.