Un ancien Aigle Bleu, médecin et… ultramarathonien

par Camille Turbide, stagiaire

Qui pourrait penser qu’un futur médecin a le temps de courir des ultramarathons? Rémi Poitras, résident à l’Hôpital de Maria, en Gaspésie, est un des rares à le faire.

Le jeune homme originaire d’Edmundston a pris le troisième rang du 50 km de la course du North Face Endurance Challenge Series à Bear Mountain (dans l’État de New York) ce week-end avec un temps de 4h36m.

«Je suis vraiment satisfait. Ce n’était pas mon premier 50 km, mais c’était ma première fois là-bas et le calibre y est quand même vraiment bon. C’est sûr que de terminer en troisième position, c’est agréable», affirme-t-il, le sourire dans la voix.

L’ancien Aigle Bleu en cross-country a fait ses études en médecine à l’Université de Moncton. C’est à ce moment qu’il s’est découvert un réel intérêt pour la course.

«Ça fait environ quatre ans que je cours. J’ai fait trois ans avec les Aigles Bleus et c’est vraiment là que j’ai commencé à courir», confirme-t-il.

«Je me suis toujours gardé en forme, explique-t-il. J’ai pratiqué la natation quand j’étais jeune, mais j’avais arrêté au début de mes années universitaires, pendant deux ans. On dirait qu’après, j’ai eu le goût de faire un autre sport et de me consacrer à quelque chose un petit peu plus intense, et la course à pied est arrivée à travers ça.»

Pour lui, son sport de prédilection est un exutoire.

«Pendant mes années d’études, ça me permettait de me détendre. C’est un bon équilibre, ça me change les idées. Je trouve que ça remet les pendules à l’heure après une grosse journée de travail. De plus, ça me donne un cercle d’amis en dehors du monde médical, ce qui est parfois un peu difficile», déclare-t-il.

L’athlète âgé de 24 ans tente de varier les types de courses auxquelles il participe.

«Ça fait à peu près deux ans que je fais un petit peu plus de course en sentier comme tel. Je les mélange avec la course sur route. J’essaie aussi de faire un peu de cross-country, mais ça dépend toujours», précise le résident en médecine familiale.

C’est après que des amis lui aient parlé de Bear Mountain qu’il a décidé de se lancer dans cette aventure.

«Ça me tentait d’y aller. C’est une course qui est tôt en saison. L’entraînement n’est peut-être pas optimal pour ce type de course au début mai, mais je trouve que ça lance bien la saison», ajoute-t-il.

La course s’est évidemment bien déroulée, mais ce genre de distance est très rarement un long fleuve tranquille.

«Durant un ultramarathon, il y a toujours des hauts et des bas. Je dirais que pour environ la première moitié de la course, ça allait très bien. Après, j’ai davantage essayé de m’accrocher aux gars en avant pour essayer de finir. Ma vitesse a ralenti un peu et la chaleur a commencé à m’incommoder. Il faisait quand même 25 degrés», note-t-il.

L’été de Rémi Poitras sera assez chargé. On parle de près d’une course par mois jusqu’en novembre, avec des distances allant de la trentaine à 80 kilomètres.

«Cette année, je vais courir surtout des 50 à 80 km en sentier. Ma préparation est plus axée vers ces distances.»

Son horaire devrait comprendre un 54 km à Percé en juin, un 38 km à Québec en août ainsi que des 80 km dans Charlevoix en septembre et à Bromont en octobre.