Le jour et la nuit pour l’Armada

Le jour et la nuit. Voilà qui résume assez bien ce qu’a pensé Joël Bouchard de la performance de ses joueurs dans cette victoire convaincante de l’Armada.

«Ce n’était pas parfait, mais nous avons au moins été là mentalement, affirme-t-il. J’ai également trouvé que nous avions bien défendu notre territoire. Le Titan n’a pas eu beaucoup de chances de marquer. Je suis content du caractère démontré par les gars. Ils étaient plus investis. Ils sont venus pour jouer contrairement à hier (mardi) où nous n’avions pas un bon match dans le système. Nous voulions venir en gagner une ici et c’est maintenant fait.»

«Cela dit, ils ont une belle équipe de l’autre bord. Une belle équipe qui est bien dirigée», ajoute Bouchard.

Tobie Paquette-Bisson explique pour sa part la volonté des joueurs de respecter davantage le plan de match et d’apporter plus d’émotion dans leur jeu.

«Nous voulons être davantage dans leur face et les frapper plus, dit-il. Nous ne voulions jamais les lâcher afin de les forcer à jouer sur les talons.»

«C’était un match important pour nous. Nous savions que retourner à la maison allait faire une très grosse différence. Ça nous prenait une victoire», a ajouté l’arrière de l’Armada.

Mario Pouliot était pour sa part très déçu du résultat final. Selon le pilote du Titan, le jeu de ses joueurs sans la rondelle et les nombreux cafouillages en zone défensive expliquent en grande partie le résultat.

«Nous n’avons pas été très bons dans notre territoire, mentionne-t-il. Nous n’avons pas compétitionné. En deuxième, particulièrement, nous nous sommes tirés dans le pied.»

«Il y a quand même des choses positives à retenir de cette partie. Nous n’avons permis que 24 tirs et nous n’avons rien donné lors de nos quatre infériorités numériques», souligne-t-il.

«Nous avons eu de bonnes occasions, mais nous n’avons pas été capable de capitaliser. Nous n’avons pas su marquer le but qui nous aurait aidés de revenir dans le match. Ce soir, c’était le genre de match où tout ce que nous tentions ne fonctionnait pas. La rondelle était souvent bondissante et se promenait de gauche à droite, nous n’étions pas en mesure de récupérer les rondelles libres», explique Pouliot.

Chez les joueurs, la mine était bien sûr plutôt basse.

Olivier Galipeau, qui a terminé la rencontre avec un différentiel de moins-5, estime que ce sont surtout les erreurs en territoire défensif qui ont coûté le match.

«Nous avons bien commencé la partie, mais nous avons manqué de finition. Et puis il y a eu trop d’erreurs dans notre zone», révèle Galipeau.

«Nous n’avons pas joué avec un sentiment d’urgence, confie de son côté le capitaine Jeffrey Viel. Nous leur avons donné beaucoup trop de chances de marquer.»

Questionné à savoir si l’acharnement des attaquants de l’Armada, beaucoup plus fringants que la veille, avait surpris l’équipe, Viel a répondu dans la négative.

«Nous nous attendions à ce qu’ils sortent très forts. Malheureusement, on ne peut plus rien changer à ce match et nous allons maintenant nous concentrer sur celui de vendredi. Nous serons prêts», promet le vétéran.