La fin d’une carrière, le début d’une autre pour Maïka Blanchard

par Camille Turbide, stagiaire

«Je ne peux pas décrocher juste comme ça!»

Maïka Blanchard a accroché son maillot de compétition de gymnastique ce printemps. Désormais ex-athlète du club Voltige de la Péninsule acadienne, elle deviendra entraîneure dès la saison prochaine.

Depuis sa tendre enfance, Maïka mange de la gymnastique rythmique.

«J’ai débuté à l’âge de 4 ans. J’étais allée voir un spectacle de gymnastique avec ma mère puis je lui disais “Je veux faire de la gymnastique et des compétitions moi aussi”. J’ai commencé les compétitions à 6 ans», se souvient-elle.

Blanchard, aujourd’hui âgée de 17 ans, a participé à ses derniers championnat de l’Est canadien en avril à Montréal, où elle a réussi à aller chercher une médaille d’argent grâce à sa première position dans sa routine de ballon et à ses deux troisièmes places pour ses routines de massues et de cerceau. Elle réalisait alors son rêve de petite fille.

«Quand je suis allée au championnat de l’Est la première fois, j’ai dit à ma mère “Maman, je veux aller sur le top du podium, je veux la première place”. Et là, à ma septième et dernière année, j’ai finalement réussi à l’avoir», raconte-t-elle, visiblement fière.

Ces victoires sont le fruit d’un acharnement constant depuis qu’elle a commencé à pratiquer son sport.

«Ça m’a pris un certain temps, mais j’avais du potentiel. Mon entraîneure Rachel (Haché) m’a beaucoup poussée. C’est en 2012 que j’ai été choisie pour faire partie de l’équipe du Nouveau-Brunswick pour la première fois. Cette année, ça a été ma septième année consécutive aux championnats de l’Est», souligne l’athlète originaire de Petite-Lamèque.

Elle est très claire là-dessus: son départ de la compétition n’est pas par manque d’intérêt, mais bien parce qu’elle n’a pas vraiment le choix.

«L’an prochain, je commence l’université et j’aurai 18 ans. Donc je devrais changer du niveau provincial au national, mais je ne possède pas le calibre nécessaire pour le faire», explique-t-elle.

C’est cependant un amour inconditionnel pour la gymnastique rythmique que Maïka Blanchard ne voit pas s’arrêter de sitôt.

«Il n’y a pas vraiment de raison qui explique mon amour pour la gymnastique. Des fois, tu aimes quelque chose sans comprendre pourquoi. Je n’ai jamais arrêté d’aimer ça, j’ai toujours eu la petite étincelle en moi», insiste-t-elle, toujours passionnée.

Son rôle d’entraîneure sera un défi intéressant, car elle en a déjà eu un bon avant-goût depuis quelques années.

«J’ai enseigné aux petites gymnastes débutantes quand j’étais âgée de 13 à 16 ans.

Cette année, j’ai enseigné le niveau interclub, qui est une préparation au niveau compétitif. J’ai eu l’occasion de les amener en compétition. C’est une expérience de plus qui va m’aider l’année prochaine», indique-t-elle.

«Je vais être une entraîneure stricte. J’ai toujours été habituée de travailler fort. J’aimerais pousser mes filles le plus possible pour qu’elles s’améliorent et qu’elles soient fières d’elles», lance-t-elle.

Pour Maïka, tout part de la volonté de tout donner.

«Mon père m’a toujours dit “Si tu veux être meilleure qu’une autre, pratique plus que l’autre”. Au fond, travailler fort, c’est l’important.»