Les succès du Titan font de nombreux heureux à Bathurst

Jeffrey Viel, Olivier Galipeau, Noah Dobson, Antoine Morand et le reste de la bande ne se contentent pas seulement de faire vibrer le cœur des partisans, ils font aussi résonner les tiroirs-caisses des commerçants comme rarement à ce temps-ci de l’année. Que le Titan d’Acadie-Bathurst soit redevenu une petite mine d’or pour la ville est admirable, d’autant plus qu’il n’y avait plus beaucoup de personnes pour croire à une possible résurrection il y a à peine quelques mois.

Le maire Paolo Fongemie, lui-même un grand amateur de hockey et de sport en général, soutient que les retombées économiques provoquées par cette spectaculaire poussée printanière du Titan font un bien immense à la collectivité. Tant auprès des gens d’affaires qu’au sein de la population même.

«Nous sommes rendus en mai, l’équipe est toujours dans la course pour le championnat et les hôtels font de bonnes affaires grâce à la venue des équipes adversaires», affirme le premier magistrat de la municipalité.

«En fait, c’est bien plus que ça puisqu’il y a aussi les autobus des partisans de ces mêmes équipes, les parents des joueurs du Titan et des équipes adverses, les employés de la LHJMQ, les médias comme TVA Sports et finalement les recruteurs de la LHJMQ», confie-t-il.

«Par exemple, certains hôtels de la région étaient remplis à pleine capacité mardi et mercredi. Et grâce à ces salles combles, les restaurants, y compris les concessions et le bar du Centre régional K.-C.-Irving, ainsi que certains magasins de la ville, profitent tous du passage des amateurs de hockey en provenance de la Péninsule acadienne, du Restigouche et de Miramichi. Partout, il y a nettement plus d’achalandage. Et en plus de tout ça, il ne faut pas oublier le fait que la couverture médiatique s’en retrouve élargie», souligne-t-il.

La belle tenue du Titan a également un impact sur l’humeur de la population, ce qui, comme tout le reste, est loin d’être négligeable.

«Après le long hiver de misère que nous avons eu, ça fait certainement du bien au moral, affirme Paolo Fongemie. Les citoyens sont de bonne humeur. D’ailleurs, je me fais régulièrement abordé au sujet des paris amicaux que j’ai eu jusqu’ici avec les maires des villes adverses. Ces paris ajoutent aussi une certaine visibilité à la ville. Ils veulent tous savoir si j’ai un autre pari en marche. Je crois qu’ils aiment bien que j’ajoute mon grain de sel dans tout ça», révèle Paolo Fongemie en riant.

Le maire de Bathurst était un partisan du Titan bien avant de se lancer en politique municipale. Ainsi, il a vécu de près les années de vache maigre de l’équipe. Comme partisan, il est le premier à admettre qu’il n’est pas facile de s’attacher à un club qui n’a pas remporté une seule ronde éliminatoire entre 2009 et 2016.

«La fin des années Morrissette ont été difficiles pour l’équipe, dit-il. Ç’a coïncidé avec la fermeture de la mine Brunswick et le départ des plus jeunes employés qui ont été transférés (avec leur famille) ailleurs vers d’autres mines. Ç’a donc été dur pour les nouveaux propriétaires au début.»

«Par contre, aujourd’hui, quand j’analyse la composition de la foule, la première chose que je remarque c’est que la moyenne d’âge des partisans est clairement plus jeune. C’est plaisant de voir nos jeunes s’identifier à des vedettes positives comme Jeffrey Viel, Antoine Morand, Olivier Galipeau et Noah Dobson. Je suis même convaincu que les présentes séries nous assurent une relève au niveau des partisans. La dernière fois que j’ai vu un tel engouement pour le Titan remonte au milieu des années 2000 avec les Mathieu Perreault, Olivier Labelle, Mathieu Roy, Renaud Des Alliers et compagnie», soutient-il.

«Et honnêtement, je me dois de souligner le boulot accompli par Sylvain Couturier. Il a fait un travail colossal pour reconstruire le Titan. Sylvain est sans aucun doute l’un des meilleurs directeurs généraux de la LHJMQ. Ç’a commencé il y a quatre ans quand il est allé chercher Jeffrey Viel à Sherbrooke et ça s’est poursuivi lors des repêchages avec les sélections de Morand et Dobson. Je crois aussi que l’échange Pickard contre Fitzpatrick est l’un de ses meilleurs. En tout cas, notre DG n’est pas le genre à paresser pendant les Fêtes de Noël», ajoute le maire Fongémie en riant aux éclats.