Titan-Armada: atmosphère électrisante avant le match

Ambiance électrisante à la veille du 6e et peut-être dernier match de la finale de la LHJMQ, dimanche à Bathurst. Les partisans massés à l’extérieur du Centre régional K.-C.-Irving étaient prêts à payer une petite fortune – jusqu’à 150$! – pour se procurer un billet.

Sous un soleil radieux, René Roussel observe la foule, en quête d’une précieuse place pour cette rencontre. Venu de Kouchibouguac, il porte fièrement la casquette et un chandail de son équipe préférée.

«Je suis prêt à payer 50 ou 75$, même plus», avoue-t-il, en compagnie d’un groupe d’amis qui espérait avoir la même veine.

«C’est plaisant de voir ça, ajoute-t-il. Mais je ne serais pas surpris s’il y avait un septième match. L’Armada est toujours revenu fort après une défaite. Mais je suis ici pour voir la coupe.»

Marc Bryar, de Bathurst, est convaincu que ça se termine cet après-midi. Chandail et casquette du Titan, il a toujours été un partisan assidu de l’équipe, même dans les années plus difficiles.

«Il y a beaucoup de pression sur les joueurs du Titan pour qu’ils gagnent la coupe ici. Le moral du monde est tellement à la hausse, c’est extraordinaire. Nous sommes dûs depuis tout ce temps. On va avoir un bon match.»

Gisèle Lanteigne et Philippe Tremblay, de Beresford, sont allés voir le Titan à Blainville-Boisbriand. Gisèle porte son chandail signé par tous les joueurs de la formation actuelle – son porte-bonheur, dit-elle.

«Je n’avais pas trop confiance au début des séries. J’avais même gagé 50$ avec Philippe que le Titan n’irait pas loin. Je l’ai payé aujourd’hui», dit-elle en riant.

Son compagnon apprécie spécialement l’ambiance positive qui règne dans la communauté depuis plusieurs semaines.

«Le Titan amène du monde de partout. J’ai vu des gens de la Péninsule acadienne, de Miramichi, du Restigouche ici aujourd’hui. On m’a même offert 150$ pour mon billet. On m’en offrirait 500$ que je dirais non quand même!»

Aldo Mallet, de Beresford, aura une vue imprenable sur ce match, lui qui est assis dans le banc des pénalités. Il était là depuis le premier jour et, même si ça ne ressemble pas tout à fait à la Titanmanie en 1999, il est le premier à s’émerveiller de tout cet engouement.

«Je n’aurais jamais cru qu’on pourrait remplir cet aréna cinq ou six fois de suite. Il n’y a pas de mot pour décrire ce qui se passe. L’atmosphère de la foule est électrisante. Ça va stimuler les joueurs.»