Titan: Y’a de l’amour dans l’air…

Ils sont gâtés les joueurs du Titan. Quand près de 200 personnes prennent la peine de se rendre à l’aéroport un mercredi après-midi juste pour souhaiter bonne chance à son équipe qui s’envolait vers Regina, c’est signe qu’il y a de l’amour dans l’air.

Il n’est plus permis d’en douter, les joueurs du Titan ont acquis un amour inconditionnel de la part de leurs partisans. Les matchs à guichets fermés des séries éliminatoires et les célébrations de dimanche après la conquête de la coupe du Président en sont de belles preuves.

Mercredi, ces partisans tenaient surtout à dire à leurs favoris qu’ils allaient continuer de les bombarder d’ondes positives dans leur quête du trophée ultime qu’est la coupe Memorial.

Un geste que les joueurs apprécient au plus haut point.

«Ils sont incroyables, affirme Olivier Galipeau. De voir autant de monde en pleine semaine dans l’après-midi, c’est fou. C’est un soutien qui va faire une différence. Nous savons que malgré la distance qui va nous séparer, nos partisans seront quand même derrière nous.»

Ken Dobson, le grand-papa de Noah, était parmi la foule. Il ne voulait surtout pas rater une dernière occasion de serrer dans ses bras son petit-fils avant son départ pour la Saskatchewan. Pour lui, le match de dimanche se veut l’un des plus grands jours de sa vie.

«Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise? Je n’avais jamais rien vu d’autre aussi incroyable dans la ville depuis 1999. J’étais également là lors de la première conquête», confie celui qui, bien que son petit-fils a grandi sur l’Île-du-Prince-Édouard, est originaire de Bathurst.

«Noah est un joueur incroyable. Et si lui et ses coéquipiers jouent comme ils en sont capables, ils vont se rendre jusqu’à la finale. Je crois que l’équipe a encore plus de profondeur en défensive qu’en 1999», ajoute-t-il.

Louis Bryar, un autre partisan de la première heure, abonde dans la même sens que M. Dobson.

«À cause de la défensive, je dirais que l’équipe de cette année est plus forte que celle de 1999. Notre gardien (Evan Fitzpatrick) est également très fort. C’est sûr qu’il va falloir travailler fort là-bas, mais je crois vraiment que l’équipe va se rendre loin. J’aime nos chances», révèle M. Bryar, qui estime que l’ambiance de dimanche était encore meilleure que celle de 1999.

Une opinion que partage également John Hachey. Ce dernier, qui travaille au Centre K.-C.-Irving depuis plus de 20 ans, est aussi un mordu du Titan.

«L’ambiance de 1999 ne se compare aucunement à celle de dimanche. C’était de loin supérieur dimanche. En 1999, même s’il y avait les Luongo, Abid, Benoît, Girard et autres, les gens d’ici n’étaient pas habitués au hockey junior. Dimanche, par contre, c’était quelque chose», dit-il.

«Les partisans ont attendu 20 saisons pour ce résultat. Les joueurs méritaient de gagner dimanche, mais les partisans les méritaient aussi», souligne M. Hachey.

«La grande force de cette équipe est leur esprit d’équipe. Je vois aller ces gars-là chaque jour et il y a un esprit d’équipe incroyable. C’est encore plus évident depuis l’arrivée de Galipeau. Fitzpatrick a également beaucoup contribué à ce niveau. Un bon gardien de but dans une équipe, ça fait toute la différence du monde. Et le capitain Viel, je ne me souviens pas d’avoir un aussi bon capitaine. J’ai hâte de le voir dans la Ligue nationale avec les Sharks», ajoute M. Hachey, qui s’attend à voir le Titan ramener la coupe Memorial à Bathurst.

«De toute ma vie, je n’avais jamais assisté à un match de hockey aussi bruyant, confie Mario Viel, le père du capitaine du Titan, au sujet du match de dimanche. Ce qui m’a surtout impressionné, c’est à quel point les gens sont restés longtemps après la partie. C’est incroyable.»

John Rafuse, qui suit assidûment les exploits de son fils Cole, n’en revient pas lui non plus de l’ambiance de dimanche au Centre régional K.-C.-Irving.

«C’était super excitant, lance-t-il. Je suis tellement fier de mon fils. Je n’ai pas manqué un match de l’année et je m’en vais avec lui à Regina. Dimanche, toute la famille était ici et je peux te dire que nous n’avions jamais été impliqués dans quelque chose comme ça. C’était électrisant!»

«Ils nous ont fait vivre des moments extraordinaires», claironne Claire Saulnier-Roussel, qui héberge l’attaquant Domenic Malatesta.

«C’était tellement beau de les voir aller, poursuit Sylvie Aubé-Foulem, qui héberge Adam Holwell. La joie qu’on pouvait lire dans leur visage et les larmes dans leurs yeux, nous avons vécu tout ça avec eux. Dimanche, je n’avais jamais vécu quelque chose d’aussi intense.»

Plus intense que votre mariage?, risque l’auteur de ces lignes pour taquiner celle qui est la conjointe de l’annonceur-maison Luc Foulem.

«Euh…, il faut pas que mon mari écoute ça», rétorque-t-elle en éclatant de rire, tout en s’assurant que son conjoint est assez éloigné.
Puis, plus sérieusement, elle ajoute: «Si le Titan montre du caractère comme il l’a fait dans les séries, il a des chances à Regina. Il ne doit rien changer dans sa façon de jouer», clame-t-elle.