Aigles Bleus 1989-1990 – Le coup de foudre pour Serge Pépin

NDLR: L’Acadie Nouvelle vous présente d’ici à samedi une série de reportages exclusifs sur le web au sujet de l’équipe masculine de hockey des Aigles Bleus de l’Université de Moncton, champions canadiens de 1989-1990, qui fera son entrée samedi au Temple de la renommée sportive du Nouveau-Brunswick.

Quand Serge Pépin s’est joint aux Aigles Bleus de l’Université de Moncton en 1988, il n’avait qu’une vague idée de ce qu’était l’Acadie. Le coup de foudre sera immédiat et il y disputera finalement cinq saisons, dont une qui lui permettra, à compter de samedi, de figurer parmi les immortels du hockey néo-brunswickois.

Serge Pépin a encore des frissons en pensant à ce fameux printemps de 1990, alors que le Bleu et Or, dirigé par Len Doucet, est parvenu à remporter un premier championnat canadien universitaire post-Jean Perron, l’entraîneur qui mena l’équipe à ses deux premières conquêtes en 1981 et en 1982.

«C’est assurément la saison la plus représentative de ce qu’était mes attentes vis-à-vis du hockey», soutient l’ancien numéro 24 des Aigles Bleus.

«Pour nous, les joueurs des Aigles Bleus, le championnat canadien universitaire était notre coupe Stanley. C’était ce que nous visions chaque année», dit-il,

«Mes années à Moncton ont été mes plus belles années dans le hockey et celles où j’ai fait les plus belles rencontres. J’arrivais de l’Abitibi (N.D.L.R. – il est originaire de Macamic) et j’ai grandi dans un coin où il y avait des mines et du bois. Le Nouveau-Brunswick m’a permis de connaître autre chose, particulièrement la mer. J’ai adoré mes cinq années à Moncton. Et j’ai aimé découvrir les fruits de mer. En fait, j’ai vécu cinq années consécutives au Nouveau-Brunswick parce que j’y restais aussi l’été. Je n’allais que deux semaines par année au Québec pour voir mes parents», raconte-t-il.

Selon Pépin, si les Aigles Bleus sont parvenus à se hisser au sommet de la montagne lors du printemps de 1990, ç’a beaucoup à voir avec les mésaventures du printemps précédent.

«Nous avions une très grosse équipe en 1988-1989. Nous étions une machine à marquer des buts. Nous étions d’ailleurs les grands favoris pour gagner le championnat canadien. Nous sommes finalement arrivés à Toronto un peu trop confiants et nous nous sommes faits surprendre par Wilfrid-Laurier en demi-finale», confie-t-il.

«Ç’a joué un très grand rôle dans la saison suivante. Nous savions à quel point il était important de ne pas se laisser déconcentrer par les distractions. Et quand je parle de distractions, je parle de tout. Que ce soit le voyage en avion, le gros hôtel, les banquets, les honneurs, etc. Si tu vas là-bas et que tu te laisses déconcentrer par ça, tu es cuit. Ça va vite un championnat canadien universitaire. Tu disputes dès ton arrivée ton match de demi-finale et tu passes en finale si tu gagnes. Il ne faut pas que tu manques ton coup. C’est pourquoi c’est si important d’arriver là en étant bien préparés et déterminés», raconte-t-il.

Samedi soir, au Colisée de Moncton, alors qu’il s’apprêtera à faire son entrée au Temple de la renommée du Nouveau-Brunswick en compagnie de ses coéquipiers, entraîneurs et employés de soutien, Serge Pépin aura aussi une pensée pour les partisans qui ont suivi de près leur aventure du printemps de 1990.

«C’était quelque chose lors de notre arrivée à l’aéroport, révèle-t-il. Je regardais justement la vidéo de tout ça avec mes enfants l’autre jour et ils ont été impressionnés. Pour nous, comme je te le disais tantôt, ce championnat a été notre coupe Stanley et nos partisans nous ont accueillis encore mieux que nous nous attendions. C’était complètement fou.»

«En fait, je me souviens que ç’a été une grosse semaine de party avec des banquets. Nous avons été reçus partout. Vraiment, nous avons bien fêté notre championnat», ajoute Serge Pépin, qui a tenu en terminant à remercier Euclide Gautreau pour son travail afin de faire en sorte que l’équipe soit immortalisée.