Les Aigles Bleus de 1989-1990: une grande famille

Plus que quelques heures et les Aigles Bleus de l’Université de Moncton de 1989-1990 iront rejoindre les éditions de 1980-1981 et de 1981-1982 au Temple de la renommée sportive du Nouveau-Brunswick. Les deux équipes de Jean Perron attendaient celle de Len Doucet depuis 2004. Et dans pas trop long, vous pouvez parier que la formation de Pierre (Pete) Belliveau de 1994-1995 ira les rejoindre à son tour. Mais ça, c’est une autre histoire.

Les célébrations auront lieu samedi, au Colisée de Moncton, soirée au cours de laquelle seront également immortalisés les anciens athlètes Al Charuk (football), de Moncton, Rob Stevenson (sport équestre), de Fredericton, et Bill Phillips (baseball), de Saint-Jean, de même que les entraîneurs Bob Deap (hockey), de Scotchtown, et Maître Chung (taekwondo), de Moncton.

Pour le Bleu et Or de 1989-1990, il s’agira d’un deuxième honneur en importance après son intronisation au Mur de la renommée de Moncton en 2011.

«Ça va être très spécial, assure Len Doucet. Dix-sept joueurs ont déjà confirmé leur présence. J’ai même vu Serge Pépin aujourd’hui (vendredi) et nous avons diné ensemble. Ça faisait 28 ans que je n’avais pas vu Serge. Ça va être émotif et il y a des bonnes chances que des larmes vont couler. En tout cas, ça risque d’être tout un party.»

Lors de son discours d’intronisation, l’ancien entraîneur-chef du Bleu et Or compte souligner l’apport du personnel de soutien.

«C’est mon intention de parler particulièrement des personnes qui trop souvent gravitent autour d’un club de façon anonyme. J’ai l’intention de tous les nommer, que ce soit Nadine Malenfant, Ghislain Foulem, Jacques Godin, Don Rousselle, Daniel de Yturralde, Edgar Léger, Gene Gaudet, Clément Loubert, Claude Savoie et Don McArtle. Ils ont tous joué un rôle important dans notre conquête de 1990», confie Len Doucet.

«Il y a avait dans cette équipe un sentiment comme quoi rien n’était impossible, mentionne le capitaine Claude Gosselin. Un exploit comme celui de mars 1990, ça ne se réalise pas sans l’impact de l’ensemble de l’équipe. Il y avait dans ce club une volonté hors de l’ordinaire de vouloir faire sa marque.»

«C’est un grand honneur d’être intronisé au Temple avec mes coéquipiers, affirme Réjean Després. Ça fait drôle de se faire honorer ainsi à presque 50 ans pour quelque chose que tu as fait plusieurs années passées. En tout cas, ça ramène de beaux souvenirs et c’est une source de fierté.»

«C’est quelque chose de grandiose, soutient pour sa part Claude Lagacé. C’est le plus grand honneur de ma carrière de hockeyeur. Nous étions comme une famille cette saison-là. Une famille moitié acadienne, moitié québécoise.»

«Nous avons démontré qu’un bon club de hockey, ce n’était pas seulement une histoire de talent individuel. Ça prend d’abord un mélange de gars qui seront en mesure de se regrouper ensemble et capables d’accepter le rôle que l’entraîneur va leur donner. Et puis, il faut aussi que tout le monde pousse du même bord», explique Lagacé.

«La saison 1989-1990 est assurément celle qui est la plus représentative de ce qu’étaient mes attentes vis-à-vis du hockey», indique Serge Pépin.

«Pour nous, les joueurs des Aigles Bleus, le championnat canadien universitaire était notre coupe Stanley. C’était ce que nous visions chaque année.»

«Je ne vais jamais oublier cette saison-là, indique Marc Bernier. Je n’oublierai jamais l’amitié qui reliait chaque membre de l’équipe.»

«Cette intronisation vient reconnaître ce que nous avons accompli, raconte quant à lui Alain Bissonnette. La portée d’un championnat canadien, tu ne le réalises pas vraiment au moment où ça arrive, mais, avec le temps, tu comprends que tu as réussi une grande chose. Et de ça, nous pouvons en être fiers.»

«Je me souviens qu’il n’y avait pas vraiment de faiblesse dans cette équipe, s’exclame Mathieu Béliveau. Nous avions un club très équilibré. Len Doucet utilisait toujours ses quatre trios et ses six défenseurs. Il n’y avait personne à laisser au bout du banc parce que tout le monde pouvait jouer. Nous avions toute une machine de hockey avec de la profondeur. C’est extrêmement rare, peu importe le niveau de jeu, qu’un entraîneur puisse réellement dire qu’il fait jouer ses quatre trios.»