Coupe du monde au Canada: un accueil enthousiaste en Acadie

L’annonce de la tenue de la Coupe du monde de 2026 au Canada, aux États-Unis et au Mexique a été accueilli avec beaucoup d’enthousiasme par les passionnés de foot en Acadie.

Pour Taha Maarous, l’impact de cet événement se fera sentir pendant de nombreuses années.

«On l’a vu avec le Coupe du monde féminine U-20 et les seniors. Maintenant, les jeunes rêvent de cette compétition. Le fait d’accueillir le Brésil, l’Australie, L’Angleterre, la France, c’était magique. On a des gens qui en parlent encore», affirme-t-il.

«On a vu une grande augmentation des inscriptions au soccer à cause de ces deux événements», poursuit le président de Soccer Dieppe.

«On a trois terrains synthétiques de plus grâce à la Coupe du monde féminine. On est en train de dire aux jeunes “Au Canada, il y a quelque chose qui se passe”.»

Ce dernier croit fermement que l’Acadie est dans une position parfaite pour accueillir le camp d’une des équipes qui participera au tournoi de 2026.

«Je pense qu’on sera prêt en 2026 pour accueillir une des grandes nations du foot ici chez nous. C’est tout le Nouveau-Brunswick qui pourrait en profiter. Si on peut avoir un camp ici, ce serait immense. Il faut vraiment préparer un plan stratégique pour vraiment en tirer le plus de bénéfice possible», raconte-t-il.

«On a tout, à commencer par une situation géographique parfaite. On a aussi les infrastructures nécessaires. On a l’accueil des gens, ici en Acadie. On est très chaleureux et ça fait une grande différence. On veut faire rêver les jeunes, parce que c’est à partir des rêves que plusieurs de nos projets deviennent réalité.»

Thomas Raffy flottait aussi sur un nuage.

«C’est une super nouvelle. En tant que Canadien, je suis heureux de pouvoir recevoir la Coupe du monde ici. Ça me fait un peu rire de voir que ces trois pays ne peuvent pas s’entendre pour l’ALÉNA. Au moins, ils peuvent s’unir sur le foot. Ça donne espoir!» rigole-t-il.

Talla Ndour parle d’inspirer les jeunes avec cet événement.

«Le Canada est un pays qui est en train de se développer en terme de soccer. Je pense que c’est une très bonne chose et ça va encourager les jeunes qui aspirent devenir des joueurs professionnels.»

Et si jamais le Canada devait affronter le Sénégal?

«Je prendrais pour le Canada», déclare-t-il en riant.

«Je suis très sérieux. Je suis maintenant citoyen canadien et je vis ici depuis six ans. Ma fille de 5 ans est née ici en Acadie. Le Sénégal a déjà atteint un certain niveau et j’aimerais maintenant que le Canada atteigne le même niveau à la Coupe du monde. Mais j’aimerais que les deux équipes ne se rencontrent pas!»

Kader Jabri vit des émotions partagées puisque la candidature gagnante a battu celle de son pays d’origine.

«J’avais un pressentiment que le Maroc n’allait pas avoir cette Coupe du monde. Mais je pense que c’est seulement une question de temps.»

Khalid Mrizek ne sait pas du tout qui il favoriserait dans un éventuel match Canada-Maroc.

«Ça fait longtemps que je suis ici et j’ai un attachement pour les deux pays. C’est  vraiment une question difficile. Je crois que je vais me faire un maillot moitié-moitié!»