Direction Kazakhstan pour Patrice Cormier

Patrice Cormier écrira le prochain chapitre de sa carrière au Kazakhstan. Le hockeyeur acadien a paraphé une entente d’une saison avec le Barys Astana, dans la KHL.

Après avoir passé les sept dernières saisons dans le club-école des Jets de Winnipeg dans la Ligue américaine de hockey, le patineur originaire de Cap-Pelé a décidé d’emprunter le chemin inverse du célèbre Borat.

C’est avec un peu d’appréhension et beaucoup d’enthousiasme qu’il s’attaque à ce nouveau défi.

«J’ai eu l’offre pendant les dernières séries. Je me souviens que je m’en allais à Grand Rapids (Michigan) quand mon agent m’a appelé. Il m’a demandé si j’étais intéressé à aller jouer dans la KHL. Je lui ai répondu que c’était une option à considérer», explique-t-il.

Le tout s’est finalement réglé à la conclusion de la saison du Moose du Manitoba.

«J’ai encore des doutes et c’est sûr que je vais en avoir jusqu’à temps que je parte. Ce serait peut-être plus facile de déménager si j’étais tout seul, pas de famille. On se demande toujours si on prend la bonne décision», ajoute l’athlète âgé de 28 ans.

Ce qui a compliqué sa décision, c’est la naissance de sa fille, prévue pour le mois d’août.

«Quand toute ma famille sera avec moi là-bas, je pense que ce sera une belle expérience. On va réévaluer tout ça avec l’arrivée de la petite.»

Cormier a fait ses devoirs avant d’accepter l’offre du Barys Astana.

Il a notamment parlé à plusieurs joueurs qui y ont déjà séjourné, dont Nigel Dawes, un ancien des Rangers de New York et du Canadien de Montréal.

Le patineur de Winnipeg vient de passer les sept dernières saisons à Astana (une ville de près d’un million d’habitants).

«Ils ont élevé leurs deux enfants là. Comme il vient de Winnipeg, je lui ai parlé à la fin de la saison. J’ai aussi parlé à deux autres Canadiens qui vont jouer là-bas. La seule chose qu’ils m’ont dit, c’est de ne pas aller là avec trop d’attentes, mais avec l’esprit ouvert», raconte le joueur de centre de 6 pieds 2 pouces et de 215 livres.

«C’est sûr que ça va être différent. Je pars avec une attitude positive pour mettre toutes les chances de mon côté. C’est la seule chose que je peux faire.»

En termes de calibre de jeu, il ne sait pas vraiment à quoi s’attendre.

«J’ai entendu des gens dire que c’était un peu plus lent que la LAH. Ça pourrait même être difficile de revenir dans la ligue américaine. Quelqu’un m’a dit que c’était une ligue vieille et lente. J’ai répondu que je pouvais certainement faire ça!», rigole-t-il.

«Comme la glace est plus grande, je sais que ça va être moins physique. Je vais moins avoir besoin de frapper continuellement et de recevoir des doubles-échecs. Ça va être un style plus ouvert, plus axé sur le patin.»

Dans la vie de tous les jours, Cormier ne prévoit aucun problème d’adaptation. Il ne croit pas être obligé de manger de la chèvre ou du mouton pour survivre.

«Des gars m’ont dit que c’était une des meilleures villes de la KHL. On dit que la bouffe est bonne et que les gens sont gentils. Honnêtement, j’ai hâte de t’en parler quand je l’aurai vécu.»

Comme il s’agit d’une entente d’une saison, Patrice Cormier va réévaluer sa situation au printemps prochain.

La saison dernière, le Barys a été écarté des séries en vertu d’un dossier de 24-25-7.

En 2017-2018, le capitaine du Moose avait présenté un dossier de 22 buts et 21 passes, bon pour 43 points en 69 rencontres.

Il dit quitter l’Amérique avec un petit pincement au coeur.

«C’est dur de quitter l’organisation des Jets, mais c’est ça la vie du hockey. À un moment donné, il faut que tu penses à toi, à ta famille et à ton futur.»

Au cours des deux dernières saisons, Cormier n’avait pas disputé un seul match dans la LNH.

Son dernier passage dans le circuit Bettman remonte au 21 janvier 2016, alors qu’il avait fait sept présences sur la patinoire face aux Predators de Nashville.

En carrière, Cormier aura disputé 52 rencontres dans la LNH, marquant un but et obtenant quatre passes. Son séjour le plus long a eu lieu en 2010-11, alors qu’il a disputé 21 parties avec les Thrashers d’Atlanta (équipe qui a déménagé à Winnipeg en 2011).