Mario Pouliot quitte le Titan

Une bombe est tombée sur la tête des champions de la Coupe Memorial, jeudi après-midi, et ça n’a rien à voir avec la canicule qui sévit depuis quelques jours dans l’est du pays. Mario Pouliot quitte ses fonctions derrière le banc du Titan d’Acadie-Bathurst pour accepter les postes d’entraîneur-chef et de directeur général des Huskies de Rouyn-Noranda.

Les Huskies étaient à la recherche d’un nouveau chef d’orchestre depuis le départ Gilles Bouchard qui, la semaine dernière, est devenu le nouvel adjoint de Benoît Groulx avec le Crunch de Syracuse dans la Ligue américaine.

«Ça s’est fait assez rapidement, a confirmé Pouliot. Je tiens à remercier Sylvain (Couturier) d’avoir accepté que je puisse parler à l’organisation des Huskies. Je lui dois beaucoup à Sylvain. Il m’a toujours fait confiance et il n’a jamais hésité à m’appuyer même dans les moments difficiles. Et Dieu sait qu’il y en a eu.»

«Par contre, je ne pouvais pas passer à côté d’une telle occasion, a mentionné l’homme de hockey âgé de 54 ans. Pour moi, c’est un peu comme revenir à la maison. Rouyn-Noranda est un endroit que j’aime.»

Bien entendu, aussi content soit-il de sa nouvelle situation, Pouliot n’en demeure pas moins attristé de quitter le Titan.

«Là, en ce moment, je me sens à la fois heureux et triste. J’ai adoré mon passage à Bathurst. Nous avons fait quelque chose d’exceptionnel là-bas. Je vais m’ennuyer des propriétaires, du personnel et aussi des joueurs. Aujourd’hui, je suis triste parce que je réalise que mon sentiment d’appartenance pour le Titan était très grand», a-t-il confié.

«En même temps, c’est ça le hockey. Parfois, tu dois prendre des décisions pour ton avenir. J’avais déjà mentionné à Sylvain que je souhaitais devenir un jour directeur général. Suite au départ de Gilles et en raison de mon histoire avec les Huskies, où j’ai déjà travaillé deux fois dans le passé, je savais que c’était une possibilité», a-t-il mentionné.

Pouliot hérite d’une équipe à maturité qui comprend, entre autres, les attaquants Rafaël Harvey-Pinard, Peter Abbandonato, Félix Bibeau, Patrik Hrehorcak, Tyler Hinam, Alex Beaucage et Tommy Beaudoin, les arrières William Cyr, Jacob Neveu, Justin Bergeron et Alexis Arsenault, de même que le gardien Zachary Émond. On parle d’un club de premier plan qui devrait sérieusement rivaliser avec les équipes de tête que seront les Voltigeurs de Drummondville, les Mooseheads de Halifax, l’Océanic de Rimouski et les Islanders de Charlottetown.

«C’est vrai que je me retrouve avec un bon club et avec plusieurs joueurs âgés de 19 ans. Nous avons une belle profondeur partout. Notre objectif est de se retrouver parmi les équipes dans le haut du classement. Je connais très bien la culture des Huskies puisque c’est sensiblement la même culture que j’ai apportée à Bathurst. J’ai hâte de commencer le boulot», a indiqué Pouliot.

Le directeur général du Titan Sylvain Couturier semblait très heureux pour son ami.

«Les Huskies m’ont contacté il y a deux jours pour me demander la permission de discuter avec Mario, affirme-t-il. Ç’a finalement été officialisé aujourd’hui.»

«Comme organisation, nous ne pouvions pas lui refuser une telle chance. Nous lui aurions manqué de respect en refusant. D’autant plus que Mario mérite cette belle promotion. Je savais aussi qu’il désirait éventuellement devenir directeur général», indique-t-il.

En 268 rencontres de saison régulière à la barre du Titan, Mario Pouliot a compilé 125 victoires contre 143 défaites. Il a ajouté 24 gains en 36 duels éliminatoires. La saison dernière, il a mené le Titan au deuxième rang du classement général avec un dossier de 43 victoires.

Qui sera le successeur de Pouliot?

Il n’y avait pas une heure que s’était ébruitée la nouvelle du départ de Mario Pouliot, jeudi après-midi, que Sylvain Couturier avait déjà reçu une demi-douzaine de curriculum vitae d’entraîneurs intéressés au poste vacant. Le directeur général du Titan est toutefois catégorique, Bryan Lizotte est son premier choix pour se retrouver à la barre de l’équipe.

Après deux saisons comme adjoint, Couturier est d’avis que Lizotte est fin prêt à passer à une nouvelle étape.

«Bryan est pour moi un choix logique, affirme Couturier. C’est un entraîneur-chef dans l’âme. Il a fait beaucoup de sacrifices en venant à Bathurst et je n’ai jamais caché dès son arrivée qu’il était pour nous une police d’assurance. Nous allons nous asseoir très bientôt et nous allons avoir une bonne conversation. C’est clair qu’il est en tête de liste pour le poste.»

Questionné à ce sujet, Mario Pouliot s’est lui aussi prononcé en faveur de Lizotte.

«Ça ne fait aucun doute que Bryan est un bon candidat. Il a été un homme-clé dans nos conquêtes de la Coupe du Président et de la Coupe Memorial. C’est un véritable entraîneur. Je ne suis pas inquiet du tout pour son avenir dans le hockey», révèle le nouveau directeur général et entraîneur-chef des Huskies.

Il n’a malheureusement pas été possible de parler avec Bryan Lizotte.

Le Titan a par ailleurs confirmé l’embauche de Raphaël-Pier Richer au poste d’entraîneur adjoint. Richer était l’adjoint de Pierre Bergeron, un ancien du Titan, chez les Panthères de Saint-Jérôme dans la Ligue junior AAA du Québec. Richer remplacera Alexandre Guérard qui a démission de son poste au terme de la dernière campagne.