Choc France-Belgique: «La finale avant la finale»

Ils sont des amis dans la vie de tous les jours. Sauf que mardi, Thomas Raffy et Geoffroy De Maeyer seront «d’implacables» adversaires, des «ennemis jurés», alors que la France croisera le fer avec la Belgique dans l’une des deux demi-finales de la Coupe du monde 2018 de soccer en Russie.

Comme le reste de la planète foot, les communautés belges et françaises de l’Acadie vont suivre de près le déroulement de cette rencontre cruciale.

Le Français Raffy, un résident de Moncton depuis plus de 10 ans, se dit convaincu que son pays atteindra la grande finale.

«Je pense que ce match sera un peu la finale avant la finale», avance le président-directeur général du Conseil économique du Nouveau-Brunswick.

«C’est la partie que tous les fans de foot de la planète vont vouloir voir. On peut s’attendre à du très haut calibre, avec deux équipes qui ont un très bon potentiel offensif. Je donnerais un petit avantage à la France au niveau de la défensive (les Bleus ont accordé quatre buts en cinq rencontres), et aussi avec leur profondeur sur le banc.»

Selon lui, les attaquants comme Kylian Mbappé, Antoine Griezmann, Olivier Giroud ou Paul Pogba vont faire la différence.

«Au début de la compétition, je disais que la demi-finale, c’était le minimum. Je pense que le contrat est rempli pour Didier Deschamps (le sélectionneur). Je crois que ses joueurs ont ce qu’il faut mentalement, psychologiquement, physiquement et techniquement pour gagner la Coupe du monde», mentionne celui qui est également entraîneur de l’équipe masculine U-12 (AA) de Codiac Soccer, en plus d’être vice-président de Soccer NB.

Il se dit comblé par le rendement des Bleus depuis le début de la compétition.

«Ce n’est pas un parcours surprenant. Ils ont toujours un début lent. Ça prend du temps à la machine de réchauffer son moteur. Mais une fois lancée, cette équipe est difficile à arrêter. Sauf qu’ils auront leur plus gros test du tournoi contre la Belgique», annonce-t-il.

«L’Argentine est une équipe qui était déjà sur la pente descendante et on savait que l’équipe avait beaucoup de problèmes. L’Uruguay était forte défensivement, mais il leur manquait leur attaquant vedette (Edinson Cavani).»

Thomas Raffy parle d’une victoire de 2 à 1 ou de 3 à 2 de la France mardi.

«Je pense que ce sera un match où les deux équipes vont marquer, mais la France va gagner. Je ne crois pas que c’est un match qui ira en prolongation. Je pense que ça va se régler en 90 minutes. Ce ne sont pas deux équipes qui vont se traîner les pieds en attaque.»

Geoffroy De Maeyer s’attend aussi à une rencontre enlevante, mais il pense que la balance penchera en faveur de la Belgique.

«On a gagné les dernières parties contre la France d’une très belle manière. Je pense que les Belges ne s’arrêtent pas trop sur qui ils tombent. À l’inverse, je crois que la France s’inquiète un peu de savoir qu’on est sur leur chemin», avance celui qui a été directeur technique de Soccer Edmundston pendant trois ans.

«Ils ont fait un très beau parcours lors des qualifications en terminant au premier rang de leur groupe. Ils ont eu la meilleure attaque de l’Europe avec l’Allemagne.»

L’entraîneur de l’équipe masculine de l’Académie de haute performance de Soccer NB se dit optimiste de voir son équipe grimper sur le podium en Russie.

Rappelons que la France a remporté sa seule Coupe du monde en 1998, alors qu’elle évoluait devant ses partisans. Didier Deschamps était d’ailleurs capitaine de cette formation qui comprenait également Thierry Henry et Zinedine Zidane.

La meilleure performance de la Belgique demeure une quatrième position, lors du tournoi de 1986 au Mexique. Les adeptes se souviendront des exploits du gardien Jean-Marie Pfaff, du milieu de terrain Enzo Scifo et de l’attaquant Jan Ceulemans.

Seulement sept pays ont déjà remporté une Coupe du monde, soit le Brésil (1958, 1962, 1970, 1994 et 2002), l’Italie (1934, 1938, 1982 et 2006), l’Allemagne (1954, 1974, 1990 et 2014), l’Uruguay (1930 et 1950), l’Argentine (1978 et 1986), l’Angleterre (1966) et l’Espagne (2010).

L’autre demi-finale opposera l’Angleterre à la Croatie mercredi.