Le succès attire le succès pour Justin Cormier

On connaissait Justin Cormier, le lanceur, et Justin Cormier, le joueur d’arrêt-court. En 2018, place à Justin Cormier, le frappeur!

Le numéro 7 des Fisher Cats de Moncton connaît de loin la meilleure saison de sa carrière au bâton, avec une ronflante moyenne de ,356 (son coéquipier Steven Johnson domine avec un rendement de ,385), bon pour le quatrième rang dans la Ligue de baseball senior du Nouveau-Brunswick.

Ses succès ne sont pas passés inaperçus aux yeux du gérant Patrick Tardif, qui a décidé de s’en servir comme premier frappeur, et ce, même si l’Américain Lance Van Noy faisait du bon boulot.

Une promotion qui fait sourire le joueur originaire de Sainte-Anne-de-Kent.

«C’est difficile à expliquer. Je suis peut-être plus à l’aise, plus en confiance au bâton. J’essaie de montrer de la constance. J’ai beaucoup travaillé là-dessus depuis l’hiver», raconte-t-il.

«Je suis un gars qui a toujours bien frappé, mais là, ça va particulièrement bien. J’espère que ça va continuer comme ça. Comme premier frappeur, mon rôle est de me rendre sur les buts le plus souvent possible.»

L’athlète âgé de 24 ans rend de précieux services aux Fisher Cats (10-7, au premier rang du circuit en compagnie des Alpines de Saint-Jean) cette saison, puisqu’il est l’un des meilleurs lanceurs de l’équipe, en plus d’être le joueur d’arrêt-court régulier.

Sa pétarade au bâton est un peu comme un boni pour la formation de Patrick Tardif.

«Je suis surtout reconnu pour mon jeu défensif. Mais d’être capable de contribuer offensivement de cette façon, c’est vraiment bien. On dirait que le succès entraîne le succès. Le baseball, c’est surtout une question de confiance. Le fait de bien commencer la saison, ça change bien des choses», mentionne-t-il.

«Je ne sais pas exactement comment l’expliquer, mais je vais le prendre. La seule chose, c’est que je n’ai pas eu beaucoup de buts sur balles (il en a seulement quatre en 17 parties cette saison). J’essaie d’améliorer ça. C’est une source de fierté pour moi de me rendre souvent sur les buts et d’essayer de voler des buts.»

Le géant des Fisher Cats ne se gêne pas pour envoyer des fleurs à son premier frappeur.

«Justin a connu de très bonnes séries l’automne dernier et je pense qu’il en retire encore les bénéfices. Cette saison. j’avais dans la tête de l’utiliser comme deuxième frappeur, derrière Lance (Van Noy). Mais ça fonctionnait plus ou moins offensivement. On ne marquait pas beaucoup de points», mentionne celui qui en est à sa première saison à la barre de l’équipe.

«J’ai décidé de les inverser et Justin a bien aimé l’idée de frapper au premier rang. Je pense que ça démontre la confiance qu’on a en lui. Jusqu’à maintenant, il livre la marchandise.»