Triathlon: Denise Landry-Nadeau va célébrer sa «graduation» au Danemark

Imaginez-vous à l’âge de 54 ans et qu’un bon matin, parce que ça vous semble être l’idée du siècle, vous décidez de plonger tête première dans le vaste univers du triathlon. Et puis, non seulement vous tenez parole, mais trois ans plus tard vous voilà déjà sur le point de prendre part à vos deuxièmes Championnats du monde de triathlon longue distance. Difficile à croire n’est-ce pas? Pourtant, cette personne existe vraiment. Elle se nomme Denise Landry-Nadeau et elle compte représenter fièrement le Canada et la municipalité d’Edmundston, samedi, sur l’île de Fionie, au Danemark.

La triathlète âgée de 57 ans était sur le point d’embarquer à bord de l’avion devant la mener au pays des vikings lorsque nous avons pu avoir une petite discussion avec elle.

Ce samedi, donc, elle effectuera 3 km de nage en eau libre, 120 km de vélo et 30 km de course avec l’élite mondiale de son groupe d’âge (55-59 ans).

Son histoire est d’autant plus intéressante que dès son retour au pays, elle devra se préparer pour une promenade de 150 km en vélo puisqu’elle est la coprésidente du Tour de l’espoir, du 26 au 29 juillet. Et tout de suite après, elle entamera sa préparation en vue du Dopey Run Walt Disney de Tampa, en janvier 2019.

D’entrée de jeu, nous avons voulu savoir où elle puisait toute cette énergie pour maintenir une telle cadence.

«Comment je fais tout ça? Eh bien, j’y vais une journée à la fois et je m’amuse. Je ne me place jamais de pression sur les épaules. Par exemple, j’aborde ma préparation pour les Mondiaux de triathlon comme si j’allais à l’école. Je travaille d’abord très fort pendant des mois sous la direction de mon entraîneur Juan Manuel Toro Lara. Et en fin de semaine, je vais simplement célébrer ma graduation», raconte-t-elle.

Évidemment, Denise a toujours été une grande sportive. Plus jeune, elle excellait surtout dans les sports d’équipe. Elle a ainsi fait partie de l’équipe universitaire des Aigles Bleues au ballon sur glace au début des années 1980 et a aussi joué au volleyball et de la balle molle de haut niveau. Il y a 11 ans toutefois, elle s’est mise à la course à pied et a depuis complété plusieurs courses de longue distance.

«J’ai commencé à courir à l’âge de 46 ans et, il y a trois ans, j’ai décidé d’essayer un triathlon. Pour courir, c’était correct et la vélo est ma force. Mais la nage, par contre, c’était une autre histoire. Je savais nager, mais j’étais bien loin de le faire comme une poisson», dit-elle.
L’an dernier, aux Mondiaux présentés à Penticton, en Colombie-Britannique, Denise Landry-Nadeau a pris la 33e place dans son groupe d’âge avec un chrono de 8h55m06s.

Cette fois, elle dit n’avoir aucun objectif précis en vue de cette nouvelle aventure à ajouter à sa déjà longue liste qui comprend déjà deux ironman, quelques demi-ironman et d’autres épreuves de différentes distances ici et là.

«Je m’en vais là-bas pour faire du mieux que je peux. En fait, peu importe ce qui va arriver, j’ai l’intention de terminer ma course avec le sourire. Pour moi, juste le fait que j’y participe, c’est déjà beaucoup. Si quelqu’un m’avait dit quand j’ai eu 50 ans que je me retrouverais à des championnats du monde, je ne l’aurais pas cru. Et même après avoir commencé à faire des triathlons, il y a trois ans, je n’y aurais toujours pas cru», confie-t-elle.

Marc Arseneau vise en bas de 7 heures

Seulement deux Néo-Brunswickois prendront part en fin de semaine aux Championnats mondiaux de triathlon longue distance ITU sur l’île de Fionie, au Danemark. Outre Denis Landry-Nadeau, on y retrouvera également Marc Arseneau, qui avait retenu l’attention en novembre en prenant part à deux Ironman (Los Cabos et Texas) en l’espace d’une semaine.

Samedi, le triathlète d’expérience vise un chrono sous la barre des 7h. S’il y parvient, il devrait flirter près du top-15 de son groupe d’âge (50-54 ans).

«Je me sens bien. Je viens de réussir mon meilleur chrono à vie au Demi-Ironman de Mont-Tremblant et ce serait difficile de dire autrement. Même si je m’étais déjà qualifié pour les Mondiaux dans le passé, c’est la première fois que j’y participe. C’est excitant», mentionne-t-il.

Marc Arseneau se trouvait à Copenhague lorsque le journal est entré en contact avec lui via Facebook. Il était d’ailleurs sur le point d’aller s’entraîner.

«La vue ici est carrément féerique. C’est tellement beau que ça va probablement m’aider à oublier la douleur pour un bon petit bout de la course. Je compte bien m’amuser», lance-t-il en riant.