Le Titan a la main heureuse en Slovaquie

En allant puiser encore une fois en Slovaquie, le Titan d’Acadie-Bathurst espère avoir la main aussi heureuse qu’il ne l’a eu l’an dernier avec le défenseur Michal Ivan. Une chose est sûre, Sylvain Couturier a mis la main sur un excellent athlète en Kristian Kovacik.

Même que ce centre gaucher a dû choisir entre le hockey et le tennis tellement il s’illustrait dans l’un comme dans l’autre.

«Bien que je sois le seul de la famille à jouer au hockey, je viens d’une famille sportive», affirme le hockeyeur âgé de 18 ans, que le Titan a sélectionné au 49e rang lors de l’encan européen.

«Mon grand-père Dusan Vasek a joué au soccer professionnel quand il était plus jeune et il est ensuite venu s’établir à Trencin où il a ouvert un club de tennis. Son fils, mon oncle Michal Vasek, a justement joué au tennis professionnel pendant plusieurs années, puis il est devenu entraîneur après sa carrière comme joueur», raconte-t-il.

«Il y a aussi mon père Jan qui était un très bon dynamophile dans ses jeunes années. À l’âge de 23 ans, il a même détenu le record de Slovaquie au soulevé de terre (deadlift). Nous nous entraînons ensemble au gymnase, mais je ne suis pas aussi fort que lui», précise-t-il en riant.

«Plus jeune, j’ai pratiqué plusieurs autres sports comme le soccer, le basketball et le tennis. À l’âge de 15 ans, j’ai même dû choisir entre le tennis et le hockey. J’étais assez bon. Maintenant, je ne joue plus que pour le plaisir avec mes amis, mes coéquipiers et mon oncle Michal», dit-il.

Une autre chose qui est certaine au sujet de Kovacik, c’est qu’il a grandi dans une véritable ville de hockey. Ainsi, c’est à Trencin, qui ne compte pourtant que 57 000 habitants, que Zdeno Chara et Marian Gaborik ont vu le jour et appris les rudiments du hockey.

«Je n’ai malheureusement jamais eu l’occasion de les rencontrer et je doute fort qu’ils savent qui je suis. Par contre, sans dire qu’ils sont mes idoles, je peux dire qu’ils m’inspirent. J’apprécie beaucoup les carrières qu’ils ont eu», souligne Kovacik.

Invité à décrire quelles sont ses principales qualités comme joueur, Kovacik se voit comme un centre pouvant s’illustrer dans toutes les facettes du jeu.

«Je suis un bon patineur qui aime fait des passes et qui possède un bon lancer. J’aime aussi créer des chances pour mes coéquipiers et pour moi-même. J’excelle de plus aux mises en jeu. J’attache autant d’importance à mon jeu défensif qu’à mon jeu défensif. Et j’aime gagner», résume celui qui ne déteste également pas se mettre le nez dans le trafic.

Kovacik se débrouille déjà plutôt bien dans la langue de Shakespeare.

«J’ai appris en écoutant de la musique en anglais. En fait, j’écoute beaucoup de musique. La preuve, j’ai exactement 3646 chansons dans on iPhone. J’écoute n’importe quoi sauf du Metallica et ce genre de musique. Je préfère de loin le pop et le country. J’aime aussi les vieilles chansons rock. J’ai également appris l’anglais en regardant plusieurs films. J’aime tous les gens sauf la science-fiction. Mon film de hockey préféré est Goon», termine-t-il.

La saison dernière, l’attaquant de 6 pieds et 193 livres a inscrit 30 buts et 31 passes pour 61 points en 53 rencontres avec les clubs U-20 et U-18 du HK Dukla de Trencin, tout en maintenant un différentiel de +39 et en purgeant 83 minutes au cachot. Il a de plus pris part au Championnat mondial U-18 au cours duquel il a amassé six passes en cinq matchs. Il était d’ailleurs l’adjoint au capitaine. Enfin, il a été blanchi dans un match avec l’équipe de Trencin dans la Ligue Élite de Slovaquie.

Quitter la Floride pour le hockey!

Le gardien Tyriq Outen est né à Miramichi, mais à grandi à Tampa Bay. – Archives

Chaque année, parce qu’ils détestent le froid, des milliers de Canadiens quittent le pays pour aller passer l’hiver sous le chaud soleil de la Floride. Tyriq Outen, le nouveau gardien du Titan d’Acadie-Bathurst, a choisi de faire le chemin inverse.

Outen, qui a grandi à Tampa, trépigne d’impatience à l’idée de se joindre aux champions en titre de la coupe Memorial et de la coupe du Président. En mai, il était un téléspectateur attentif lors de la conquête de la coupe Memorial par le Titan.

«Je sais que ça peut paraître un peu étrange de quitter la Floride pour m’en aller dans le froid, mais si je veux devenir un joueur de hockey, c’est ce que je dois faire», mentionne le jeune athlète qui célébrera son 18e anniversaire de naissance le 16 août, date coïncidant d’ailleurs avec le début du camp d’entraînement.

Il faut dire que le Nouveau-Brunswick n’est pas nouveau pour Outen puisque c’est à Miramichi qu’il a vu le jour en 2000.

Outen, dont la mère Heather a grandi à Miramichi, est toutefois déménagé aux États-Unis peu de temps après sa naissance. Son père, Ronnie Outen, un colosse de 6 pieds 5 pouces, a d’ailleurs évolué pendant une douzaine de saison au basketball professionnel.

Tyriq, qui a hérité des gênes de son père, est déjà un grand portier de 6 pieds 3 pouces et 180 livres.

Au début du mois, Outen a pris part au camp de développement des Maple Leafs de Toronto en tant que joueur invité. Il doute toutefois recevoir une invitation pour le camp des recrues en septembre. Il a néanmoins assez bien fait pour que le Toronto Sun lui accorde un peu d’espace dans leurs pages.
On y a souligné, entre autres, qu’il vient d’une famille de joueurs de hockey du côté de sa mère.
«Le père de ma mère (Hugh Moar) et son frère (Troy Moar) ont été eux aussi des gardiens. Ma mère a également été une gardienne à la ringuette et elle m’a déjà dit qu’elle était bonne», a révélé Outen, qui a réalisé plusieurs gros arrêts et qui s’est même permis de bloquer deux tirs de pénalités lors de la première journée du camp.

La saison dernière, Outen a évolué pour le Kings de South Shore, une équipe collégiale de la région de Boston. Il a présenté une moyenne de buts alloués de 3,11 et un taux d’arrêts de ,897. L’équipe joue dans la National Collegiate Development Conference (NCDC), un circuit où la grande majorité des joueurs sont âgés de 20 ou 21 ans.

«Ça m’a beaucoup aidé de jouer contre des joueurs plus vieux», souligne Outen.

Par ailleurs, ce n’est que cet hiver que le jeune portier a décidé de venir jouer au Canada.

«J’ai longtemps songé à évoluer dans la NCAA, avoue-t-il. Mais j’ai finalement décidé que c’était dans la LHJMQ que je voulais jouer. Certaines équipes m’ont approché, mais c’est à Bathurst que je voulais aller. C’est très spécial pour moi de jouer dans la province où mon grand-père a grandi.»

«Je suis un gardien agressif qui aime défier les joueurs adverses. Je tente de calquer mon jeu sur celui de Jonathan Quick, des Kings de Los Angeles», ajoute Tyriq Outen.