Grandes entrevues – Tout a bien tombé en place pour Mario Pouliot

«Il faut de chaque malheur tirer une leçon et rebondir après les chutes.» – Gustave Flaubert, romancier français du 19e siècle.

J’ignore si Mario Pouliot connaît cette citation de l’auteur de Madame Bovary, mais elle m’avait immédiatement fait penser à lui quand je suis tombé dessus en mai. C’était deux jours avant la finale du tournoi de la Coupe Memorial à Regina.

Une entrevue au cours de laquelle nous avions discuté, entre autres, de son congédiement à Baie-Comeau. Un congédiement qui, avec le temps, est devenu la meilleure chose qui lui soit arrivée parce qu’elle lui a permis de devenir un meilleur entraîneur.

Et comme je cherchais une phrase «punchée» pour commencer mon texte et que je la voulais à l’image du vécu de l’entraîneur, Flaubert est arrivé dans le portrait.

Idée que j’ai finalement laissé tomber, sauf que la citation m’est revenue à l’esprit quand j’ai appris l’embauche de Mario au poste de directeur général et entraîneur-chef des Huskies de Rouyn-Noranda au début de juillet.

Il ne m’en fallait pas plus pour lui demander une rencontre afin de vous faire connaître davantage le bonhomme qui a permis au Titan de rafler la première coupe Memorial de son histoire et sa cinquième coupe du Président, la deuxième depuis son déménagement à Bathurst.

Ça adonnait bien, il était de passage dans la région Chaleur la semaine dernière pour venir compléter son propre déménagement. Un rendez-vous est fixé pour mardi matin à 9h au Atlantic Host sur le boulevard Vanier. Le lendemain matin, sans doute étourdi par les thèmes que je souhaite aborder avec lui, je me retrouve au Danny’s à Beresford. Il est 9h08 quand je décide d’envoyer un texto à Mario afin de lui faire savoir que je suis déjà arrivé. Il me répond la même chose de son côté. Nous découvrons alors que je me suis gourré d’endroit et il propose gentiment de venir me rejoindre. Le temps de boire une tasse de thé chaï et de vérifier mes notes, le voilà qui se pointe le bout du nez.

Après les salutations d’usage et un verre d’eau que la serveuse lui apporte à sa demande, nous discutons un brin de la vie en général. J’y apprend par exemple que d’ici son départ pour l’Abitibi, prévu pour ce vendredi, il cumulera les fonctions de grand-papa gâteau auprès d’Henrik et Niklas, les deux fils de sa fille aînée Janika. Oui oui, Henrik comme dans Henrik Sedin et Niklas comme dans Niklas Kronwall. À l’évidence, sa fille a un faible pour les hockeyeurs suédois.

«Du temps de qualité en famille ça n’a pas de prix», me révèle-t-il avec de la joie dans les yeux.

Il en profite parce qu’aussitôt qu’il se mettra au boulot, les moments pour gâter ses proches seront plus rares. D’autant plus que les Huskies seront l’une des équipes à surveiller cette saison dans la LHJMQ, au même titre que les Mooseheads de Halifax, l’Océanic de Rimouski et les Voltigeurs de Drummondville, pour ne nommer que ces trois clubs-là.

Évidemment, son nouvel emploi vient rapidement sur le tapis. Je le sens comblé par cette occasion. Je l’imagine aisément me sortir le classique de Forrest Gump: «La vie c’est comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais sur quoi on va tomber».

Je lui signale donc que la vie a été pas mal cool au cours des derniers mois. Il acquiesce de la tête.

«C’est une beau défi qui se présente à moi et je suis excité. J’ai hâte de commencer. Tu sais, la vie c’est souvent une question de timing. Tout s’est fait très vite. D’abord la coupe du Président, ensuite la coupe Memorial, puis Gilles (Bouchard) qui gradue avec le Crunch de Syracuse dans la Ligue américaine et enfin le poste qui s’ouvre à Rouyn-Noranda. Pour moi, c’est non seulement une chance incroyable, mais c’est aussi un fit parfait», me lance-t-il.

«Je connais tout le monde là-bas et j’ai une bonne relation avec les propriétaires (Jacques Blais et Michel Bélanger). En m’offrant le double poste, les Huskies m’offrent la chance d’ajouter une corde à mon arc. Et j’ai déjà une très bonne idée du travail à accomplir. J’étais un peu l’assistant d’André (Tourigny) dans le temps. Et avec Sylvain (Couturier), nous jasions pas mal du train-train quotidien. Je n’arrive donc pas à ce poste comme un cheveu sur la soupe, même si c’est clair que ça va me demander une période de rodage.»

– Ça ne risque pas d’être difficile au départ de porter tantôt la casquette de DG et tantôt celle de l’entraîneur?

«Je ne crois pas que j’aurai tant que ça à changer ma façon de faire. Et honnêtement, pourquoi porter deux casquettes? Que tu sois entraîneur ou directeur général, il demeure que tu penses toujours à ce que tu pourrais faire pour améliorer ton équipe. Aussi, il ne faut pas oublier qu’il va y avoir du monde pour m’aider. Gilles avait de bons hommes de hockey avec lui et il déléguait les tâches. Daniel Paradis et Marc-André Bourdon vont m’aider. Pour le reste, on verra», me confie-t-il.

Coupe Memorial

La conversation dévie ensuite sur la conquête de la coupe Memorial. Je lui demande si ç’a changé la perception des gens vis-à-vis de lui. Je pense particulièrement aux amateurs de hockey qui ne se gênaient pas pour le dénigrer dans les médias sociaux.

Pendant longtemps, le discours le plus cité au sujet de Mario Pouliot se limitait à dire qu’il n’était pas un entraîneur suffisamment qualifié pour mener un club au sommet et qu’il avait le don de se faire haïr par ses joueurs. Et ce n’était pas souvent révélé avec classe. Pour ma part, je sais depuis longtemps qu’on lit énormément de sottises sur les multiples forums de la LHJMQ puisque j’ai été souvent témoin du respect que ses joueurs lui témoignaient à Bathurst.

Je suis donc fort curieux de savoir ce qu’il en pense. Ajoutez à cela que la semaine précédente, il m’a révélé que Sylvain Couturier l’avait toujours appuyé, même dans les moments moins heureux. Je croyais alors qu’il parlait des vilains garnements se cachant derrière leur clavier avec des noms aussi faux que leur fiel. Je m’étais trompé.

«Je ne vais pas sur les forums. De toute façon, c’est anonyme. Je n’y accorde donc aucune attention. Quand tu occupes un emploi public, tu t’exposes à être critiqué. Je ne suis pas la seule personne qui y a goûté. Sylvain aussi a été souvent critiqué. En fait, pas mal tout le monde est critiqué sur ces forums. Non, ce que je voulais dire en rapport à l’appui de Sylvain, c’est que nous avons eu plus de bas que de hauts au départ et que ça n’a pas toujours été facile», me souligne-t-il.

Du même coup, l’homme de hockey m’explique que les trois premières campagnes, ainsi que les multiples joueurs qui y ont été impliqués, ont tous joué un grand rôle dans les succès de la dernière campagne.

«La première saison (2014-2015) nous a servi à rétablir la crédibilité de l’organisation, pour développer l’éthique de travail des joueurs et aussi de mettre en place la culture de notre équipe. Nous n’avons remporté que 17 matchs cette saison-là, mais nous en avons cependant perdu près de 20 par une différence d’un but, ou encore de deux buts parce que l’autre équipe a marqué dans un filet désert (19 parties après vérification). Cette statistique démontre à quel point les joueurs n’ont jamais abandonné. Je leur lève mon chapeau. Selon moi, c’est là qu’a commencé la fondation qui a mené l’équipe vers la conquête de la coupe Memorial», m’explique-t-il.

Ont suivi des saisons de 27, 39 et 43 victoires. Et comme vous l’avez vous aussi remarqué si vous avez suivi les activités de l’équipe, Sylvain Couturier et Mario Pouliot, tel des sculpteurs, ont modelé avec patience l’équipe qui a tout raflé ce printemps. Le mot patience qui, je vous le rappelle, a maintes fois été utilisé par le DG du Titan au fil des dernières saisons. Il y aura bientôt deux nouvelles bannières dans le Centre régional K.-C.-Irving pour nous rappeler ce qu’il voulait dire par patience.

«Gagner la coupe Memorial n’est pas qu’une question de chance. En fait, tu ne peux pas gagner un tel tournoi avec de la chance. Il y a un plan de travail derrière tout ça. Nous avions des objectifs précis pour chaque saison et ces objectifs étaient ensuite vus à la hausse avant la saison suivante», raconte-t-il.

«Et même là, pour gagner, il faut que tout tombe en place. Il faut maximiser le potentiel de chaque joueur et s’assurer que chacun fera le travail qu’il a à faire. C’est notre jeu collectif et notre profondeur qui a fait en sorte que nous trouvions toujours une façon de gagner, même quand notre jeu en avantage numérique allait moins bien. Et c’est important de dire que l’engagement des joueurs, tant dans la zone offensive que défensive, venait de tout le monde», explique-t-il.

Une connaissance d’un certain âge de Mario s’approche subitement de notre table pour le saluer. Il tenait à lui souhaiter bonne chance à Rouyn-Noranda. J’en profite pour vérifier si l’enregistrement de la conversation se fait sans problème. Et la réponse est oui.

Les moments marquants

J’ai ensuite demandé à Mario de me nommer les événements qui ont aidé à cimenter l’esprit de corps qui animait cette formation dans le dernier droit. Il y a quelques mois, Jeffrey Viel m’avait parlé du discours de Dino Masanotti avant un match contre les Remparts de Québec dans la Vieille capitale. Pouliot est aussi de cet avis. Dino Masanotti, pour ceux et celles qui l’auraient oublié, a été le premier entraîneur de l’équipe à Bathurst, remplacé à la mi-saison par Roger Dejoie. Ce même Dino qui, il y a  30 mois, a dû réapprendre à fonctionner normalement après avoir subi un sévère infarctus qui l’a laissé avec des séquelles importantes.

«Ce jour-là, j’avais aussi eu une rencontre avec les joueurs à l’hôtel. Nous avions perdu à Baie-Comeau la veille et je voulais leur expliquer ce qui était, selon moi, la différence entre être supposé être bon et être bon. Je leur ai entre autre dit que si nous voulions gagner, il faudrait en donner plus et mettre les egos de côté. En soirée, quand Dino est venu leur parler, c’est clair que ç’a frappé les gars. Certains plus que d’autres. Je crois que les visites de Bruno Gervais, d’Adam Russo et des autres anciens ont également aidé beaucoup. Tous méritent une part de crédit dans notre championnat.»

«Quand tu as un gars comme Bruno qui vient dire les bonnes choses dans le vestiaire et qui le lendemain matin prend la peine d’aller s’asseoir un temps avec Noah Dobson, ça compte», mentionne-t-il.

– Peux-tu me résumer en gros ce que Bruno a dit aux gars?

«Son message était assez simple. Il a raconté qu’à l’âge de 17 ans (2001-2002), il était assis à la même place qu’occupe Jeffrey Viel dans le vestiaire et qu’il s’était fait battre en finale. Il leur ensuite dit qu’il n’est jamais venu proche par la suite de toute sa carrière de prendre part à une finale. Il a pourtant disputé plus de 400 matchs dans la Ligue nationale et plusieurs autres dans la Ligue américaine ou en Europe. Lui, à 17 ans, il croyait qu’il aurait d’autres occasions. Malheureusement, ça n’est jamais arrivé. Il a terminé ça en leur disant que c’est la raison pourquoi c’est si important de donner son maximum. Parce qu’une telle chance, quand tu l’obtiens, tu n’as pas le droit de passer à côté. Gagner, ça n’arrive pas toujours», me relate l’homme de hockey âgé de 54 ans, qui cite également la vidéo présentée avant un match contre les Voltigeurs (soirée du 23 février pour honorer Marc Bouchard, Éric Bétournay, Jules-Edy Laraque et Charline Labonté) comme un moment marquant.

Christophe Boivin

Pendant que Mario prend une gorgée d’eau, je lui demande de me nommer lequel des joueurs des trois premières campagnes à Bathurst il aurait aimé pouvoir compter pour celle qui vient de se terminer. En d’autres mots, quel joueur il a eu le plus de mal à voir partir avant l’année du championnat.

Sans hésiter, il me nomme Christophe Boivin. Je ne suis pas surpris de sa réponse. J’aurais même été prêt à parier là-dessus avant de lui poser la question.

«J’aurais tellement aimé ça l’avoir cette année, note-t-il. Christophe, c’est un gars que j’ai appris à connaître au fur et à mesure. C’est un gars qui m’a forcé à changer mon approche. Avant lui, j’avais tendance à être pas mal pareil avec tous les joueurs. Mais avec Christophe, j’ai géré ça d’une façon différente. Nous avons eu quelques bonnes discussions et, à partir du moment que j’ai réussi à créer un lien de confiance avec lui, il n’a plus jamais dérougi par la suite.»

Effectivement, à compter d’octobre 2015 et ce jusqu’à la fin de sa carrière junior au printemps de 2017, l’aîné des frères Boivin n’a connu que trois petites léthargies de quatre ou cinq matchs sans but, séries éliminatoires incluses. Lors de ses saisons de 19 et 20 ans, le numéro 11 était d’une régularité remarquable.

«Encore aujourd’hui, je persiste à croire que Christophe mérite une chance chez les professionnels. Il n’est pas grand ni très gros, mais il est fort physiquement. C’est aussi un gars qui travaille tout le temps. J’ai parlé avec Mathieu Gravel qui est entraîneur adjoint avec l’équipe universitaire de Trois-Rivières et il m’a dit que Christophe était tout simplement dominant. Il était pourtant une recrue», souligne-t-il.

Chisholm et… LeCouffe

La conversation converge ensuite sur l’avenir de l’équipe.

À ce sujet, Mario Pouliot en est convaincu, le Titan d’Acadie-Bathurst ne sera pas une proie facile en 2018-2019. Loin de là même.

Selon lui, l’équipe a beau avoir perdu plusieurs éléments importants, il en reste encore d’autres pour tenir le fort. Et c’est sans oublier les patineurs qui devraient débloquer dès cet automne.

Selon lui, les deux joueurs les plus aptes à connaître une belle éclosion sont les attaquants Logan Chisholm et Marc-André LeCouffe.

«Chisholm, c’est assuré qu’il va devenir une vedette dans cette ligue. C’est vraiment un bon joueur de hockey. Il patine, il a des bonnes mains et il possède tout un sens du jeu. Il a plein de qualités. Il va jouer dans le top-6 et Bryan Lizotte (l’adjoint de Pouliot devenu entraîneur-chef du Titan) va pouvoir l’utiliser à toutes les sauces. La saison dernière, Chisholm a seulement été victime de notre profondeur. Ç’a été pour lui comme s’il était allé à l’université. Il a énormément appris en regardant aller les Viel, Dobson, Holwell, Galipeau, Asselin, Morand, Rubtsov et les autres. Il a vu comment ces gars-là se préparaient et comment ils essayaient de se surpasser même dans les entraînements. Quand tu vois des gars comme ça qui n’hésitent pas à faire du temps supplémentaire, c’est parce qu’ils savent qu’à un moment donné ça va payer. Et ça, je suis convaincu que Chisholm l’a compris», indique-t-il.

– Et Marc-André?, ai-je pris soin de lui répéter. Je voulais surtout m’assurer qu’il ne me disait pas cela uniquement pour être gentil envers l’Acadien du coin. Mais non, pas du tout, Mario Pouliot adore Marc-André LeCouffe. Il croit sincèrement en son potentiel.

«Il pourrait s’avérer une très belle trouvaille. Marc-André est un gros bonhomme qui est aussi un très bon jeune homme. C’est un joueur qui excelle en protection de rondelle et qui a du talent. Il doit juste continuer d’améliorer son coup de patin et s’assurer de jouer avec ardeur à chaque présence. Moi, je suis convaincu qu’il va surprendre», mentionne-t-il.

Et pour me prouver qu’il n’exagère pas quant au potentiel de l’Acadien de Tracadie, il ajoute une petite anecdote qui en dit long et comme quoi il n’était pas le seul dans l’organisation à l’avoir remarqué.

«Alors qu’il préparait son retour au jeu à la suite de sa blessure (épaule), Samuel Asselin était venu me voir et pendant que nous discutions, le nom de Marc-André est arrivé dans la conversation. Samuel m’a dit qu’il avait remarqué que Marc-André était un gars qui était toujours impliqué et qu’il avait beaucoup de skills (habiletés). Il trouvait que Marc-André avait un très beau potentiel offensif. Et moi je suis d’accord avec ça», affirme-t-il.

Partenaire de danse?

Je termine l’entrevue en le questionnant sur son rôle de directeur général à Rouyn-Noranda.

– Doit-on s’attendre à ce que les Huskies et le Titan deviennent des partenaires de danse et transigent plus que de coutume?

La question le fait évidemment sourire. Habilement, il contourne toutefois la question.

«Ce que j’ai appris auprès de Sylvain (Couturier), Steve (Ahern) et André (Tourigny) c’est que tout dépendant des années, tu vas bien matcher avec un club. Pour faire une transaction, ça prend une équipe qui veut aller jusqu’au bout et une autre qui ne veut pas», me dit-il.

«Une chose est sûre, l’un des aspects qui va m’aider dans mon travail de directeur général est le fait que j’ai passé quatre saisons dans la division des Maritimes. Ça m’a donné une certaine expertise. Je comprends maintenant mieux comment ça se passe dans les Maritimes. Je connais le bassin de joueurs et je sais comment fonctionnent les organisations et qui fait quoi», dit-il.

«Ma philosophie est de bâtir par le repêchage. Par exemple, c’est important de s’assurer que nos recruteurs vont avoir des bons choix pour repêcher des jeunes joueurs de talent. Les Huskies ont d’ailleurs été clairs eux aussi à ce sujet avec moi.»

Il fait surtout mention de 2010, alors que les Huskies étaient allés chercher plusieurs gros noms, dont Patrice Cormier, en cédant la plupart de leurs choix au repêchage. La reconstruction avait été difficile.

«Il ne faut jamais oublier qu’une équipe junior majeur est un business et que tu as des partisans qui paient pour voir des matchs. Il faut donc que tu fasses attention. Je regarde le travail que Sylvain a fait pour aller gagner le championnat et pourtant il lui reste encore Noah Dobson, qui est le meilleur défenseur de la ligue, Samuel Asselin, Ethan Crossman, Logan Chisholm, Evan MacKinnon, Liam Murphy, Marc-André LeCouffe, Keenan MacIsaac, Michal Ivan et Félix-Antoine Drolet, entre autres.»

– Rêves-tu d’une transaction comme celle qui a permis au Titan de mettre la main sur Crossman et Drolet pour des choix de moindre importance?

Il éclate de rire.

«J’espère que je pourrai faire plein d’échanges comme ça, lance-t-il. Mais il n’y a pas que celui-là: Dawson Theede a été un bon échange. Samuel L’Italien aussi. Quand tu fais une transaction, il faut toujours que tu penses à ce que ça pourrait te rapporter comme valeur de retour à un moment donné. Un bel exemple est Mitchell Balmas. Ç’a coûté cher pour aller le chercher, mais le prix de retour est très bon. Je suis chanceux d’avoir vu travailler des gars comme André Tourigny, Steve Ahern et Sylvain Couturier. Grâce à eux, je sais qui je sais comment je vais faire les choses. Je vais prendre le meilleur de ces trois hommes et tenter de faire à mon tour le meilleur travail possible», ajoute-t-il.