Un ménage à deux au beau fixe chez les Fisher Cats

Un ménage à deux, ça fonctionne habituellement plutôt bien dans un couple. Dans une équipe de baseball, pas tant que ça.

Le retour au jeu de l’Acadien Éric Hébert (après une saison d’absence) et l’arrivée inattendue du Québécois Maxime Ruel a présenté au gérant Patrick Tardif un heureux problème: deux receveurs capables de faire le travail derrière le marbre.

Au début du camp d’entraînement, les Fisher Cats de Moncton se demandaient bien qui allait être en mesure de prendre la relève du vénérable Mike Ivey, qui a décidé d’accrocher sa grosse mitaine au clou de la retraite, après deux décennies à user ses genoux entre l’arbitre et le frappeur adverse.

La réponse est arrivée en double.

Pour compliquer encore un peu plus les choses, les deux athlètes vont très bien merci depuis le début de la saison 2018.

La moyenne de Ruel est de ,360, alors que celle de Hébert s’élève à ,282, de quoi donner des maux de tête au gérant. Ils ont aidé l’équipe à conserver une fiche de 12-8 depuis le début de la campagne, ce qui la place à égalité au sommet avec les Ironmen de Chatham, leur prochain adversaire jeudi dans la région de Miramichi.

«On a une très belle relation», assure cependant Maxime Ruel.

«Dès mon arrivée, Éric et les autres m’ont pris sous leur aile. Cette compétition saine me permet de jouer avec confiance. On s’encourage continuellement et on veut que l’autre connaisse du succès», ajoute celui qui est membre de la GRC.

«En bout de ligne, on veut surtout aider l’équipe à gagner. C’est ça qui est important. On est tous les deux compétitifs, mais on comprend notre rôle», ajoute le baseballeur âgé de 26 ans.

«Je veux apporter l’expérience que j’ai vécue en jouant au Québec. J’ai joué avec des gars qui ont atteint un certain niveau et j’ai beaucoup appris d’eux.»

Éric Hébert assure aussi que l’ambiance est au beau fixe entre les deux receveurs.

«Maxime, c’est un super bon gars. Je suis content de l’avoir comme coéquipier. Ça fait du bien au corps d’avoir des petites pauses. On est frais et dispos pour chaque partie», raconte le joueur originaire de Memramcook.

L’Acadien ne s’est pas gêné pour faciliter l’adaptation du Québécois en début de saison.

«On s’aide tous dans l’équipe. On a tous le même but en tête, celui de remporter le championnat à la fin de l’année.»

Après une saison loin des Fisher Cats, Éric Hébert a décidé de rentrer au bercail, une décision qui fait de Moncton une bien meilleure équipe.

«J’ai joué à la balle molle avec un excellent groupe de gars l’an passé, qui m’a fait retrouver l’amour pour le jeu. Ils m’ont redonné la piqûre pour jouer. Les boys de Uncle Ben’s de Lakeburn sont la raison pour laquelle je suis ici et je suis fier de dire que j’ai joué avec eux pendant un été. J’espère qu’ils vont gagner le championnat de la ligue sans moi cet été.»

Hébert, lui, sera occupé à guider les Fisher Cats vers un deuxième titre provincial consécutif, avec son comparse Ruel.