Balle lente: les Bombes Acadiennes veulent exploser à Niagara Falls

C’est avec des uniformes flambants neufs que les Bombes Acadiennes, une équipe composée majoritairement de joueurs de la Péninsule acadienne, prendront part aux Championnats canadiens de balle lente qui seront présentés du 2 au 6 août à Niagara Falls.

Les 10 joueurs présents (ils sont 15 en tout) étaient justement en train d’essayer leurs nouvelles couleurs, en début de soirée mardi, quand l’auteur de ces lignes s’est présenté au terrain de balle molle situé à l’arrière du Colisée Léopold-Foulem de Caraquet.

Les Bombes Acadiennes en seront à une deuxième participation consécutive au rendez-vous national. En 2017, la formation a pris le septième échelon dans la division D. Cette année, le club se retrouve dans division E et il est bien déterminé à connaître un grand tournoi.

Par ailleurs, quelle est la différence entre la division D et E? Un monde de différence, selon le vétéran Marc Thomas. Il explique le tout en faisant des comparaisons avec le hockey. Ainsi, la division A est aussi bien dire la Ligue nationale. La division B, elle, c’est un peu la Ligue américaine, alors que la division C peut se comparer au hockey universitaire. Pour ce qui est de la division D au hockey junior majeur.

«Et la division E, c’est comme du hockey senior» poursuit Marc Thomas en riant.

Les Bombes Acadiennes estiment avoir les éléments pour faire un long bout de chemin à Niagara Falls.

«Nous allons là-bas pour gagner. Les chutes Niagara et le casino, ce seront pour après le tournoi», affirme Thomas, qui est l’un des deux plus vieux joueurs de l’équipe avec Terry Fournier. Les deux  »oldtimers », qui sont respectivement âgés de 45 et 46 ans, sont aussi les deux lanceurs du club.

«Nous avons de l’expérience, plusieurs frappeurs de puissance et de la vitesse, révèle-t-il. Comme nous avons pris part au tournoi présenté à Moncton l’an dernier, nous connaissons maintenant le calibre de jeu. Nous sommes prêts.»

Malheureusement, parce qu’il n’y a pas de ligue de balle lente dans le Nord, les joueurs des Bombes Acadiennes n’ont pas eu la chance de jouer ensemble depuis l’an dernier. Et encore là, ce n’est pas tout à fait la même équipe puisque certains joueurs ont été remplacés par des plus jeunes.

«Nous avons vraiment une belle équipe, souligne Marc Thomas. Je dirais même que nous sommes plus forts que l’an dernier. Nous pouvons compétitionner avec n’importe qui. Nous avons 15 joueurs et il n’y a pas vraiment de réservistes. Tout le monde va jouer. De toute façon, pour se rendre jusqu’à la finale, tu dois jouer de 10 à 12 parties.»

«OK, nous n’avons pas joué ensemble une seule fois dans la dernière année, mais nous sommes tellement bons que nous n’avions pas besoin de le faire», ajoute-t-il en provoquant aussitôt les rires de ses coéquipiers, particulièrement ceux de Mathieu Paulin qui semble être le bout-en-train du club.

Les Bombes Acadiennes ont obtenu leur laissez-passer en terminant en troisième place lors des derniers Championnats de l’Atlantique. Deux autres formations du Nouveau-Brunswick prendront part à la compétition dans la division E, soit les Braves de Grand Bay-Westfield et les Dodgers Dooly’s de Dieppe.